Mer10012014

dernière mise à jourMer, 01 Oct 2014 5pm

Font Size

Cpanel
Back Accueil Actualités Achraf Un officiel anonyme du Département d’Etat cherche à courtiser les tyrans iraniens

Un officiel anonyme du Département d’Etat cherche à courtiser les tyrans iraniens

Atteinte à la réputation des compatriotes américains qui parlent en faveur des victimes de Téhéran

Huff post : 18/03/2012 - Par Lord Maginnis  - Accuser la victime a été la stratégie des oppresseurs d’aussi loin que l’on peut s’en souvenir. Maintenant dans le combat en cours pour protéger les 3400 dissidents piégés en Iraq  la stratégie a encore pris un autre tour pervers – accuser ceux qui voudraient aider les victimes. C’est une stratégie qui est poursuivie, pas seulement par les oppresseurs, mais par les « agents doubles » à l’intérieur du département d’Etat.
Un petit arrière plan : il y a un quart de siècle, les dissidents iraniens après qu’ils se soient sauvés des ayatollahs qui transformaient l’Iran en une théocratie, ont construit le camp d’Achraf, à l’intérieur de l’Iraq et depuis lors ont vécu  en paix, là-bas. Ils sont membres des Moudjahidines du peuple, le principal groupe d’opposition au régime terroriste iranien.

En 2003, après la coalition militaire en Iraq, Saddam Hussein fut renversé, les résidents du camp d’Achraf acceptèrent de se désarmer et furent examinés par des organismes américains, ce qui a permis de blanchir chaque résident. Ils ont alors accepté le statut des personnes protégées d’après la 4ème convention de Genève et ont continué à vivre en paix à Achraf – une communauté indépendante avec des boutiques, des écoles, des hôpitaux, des loisirs etc. Comme n’importe quelle petite ville. Cependant, avant 2011, quand les forces américaines se retirèrent d’Iraq, ils renoncèrent à la responsabilité de protéger Achraf, investi par le gouvernement de Nouri Al Maliki. Mais depuis que la nouvelle administration irakienne est devenue une marionnette des mollahs, presque immédiatement, elle rechercha à expulser les dissidents hors d’Achraf.
Avec nulle part où aller, autre que d’être dispersés dans tout l’Iraq ou de revenir en Iran, où ils feraient face à la mort ou à l’emprisonnement, les résidents d’Achraf firent appel au monde libre et aux Nations Unies. Deux fois, les forces armées de Maliki attaquèrent – tuant 38 hommes, femmes et enfants sans défense et blessant des centaines d’autres. Maliki leur fixa alors la date limite du 31 décembre 2011 pour quitter Achraf.
Les Etats Unis et les Nations Unies réussirent à négocier une affaire qui les feraient se déplacer vers une ancienne base de l’armée de terre des Etats Unis, près de Bagdad, appelé camp « Liberty » où ils allaient alors s’abriter avec le statut de réfugiés des Nations unies dans le cadre de préparatifs destinés à les relocaliser dans des pays tiers. Un obstacle immédiat pour n’importe quel transfert sans anicroches fut bien entendu l’obstination du département d’Etat à lister l’OMPI comme une organisation terroriste étrangère. L’origine de ceci date des années 90 – un geste en vain pour apaiser les dirigeants de Téhéran, mais elle a été depuis retirée de la liste anglaise et celle de l’UE et a obtenu une décision de la Cour d’Appel  des Etats unis ordonnant au Département d’Etat « de montrer la raison pour laquelle leur inscription n’a pas été réexaminée.
Pour le moment, le « nouveau » camp Liberty  s’est transformé en prison virtuelle avec des conditions de vie dégradantes et déshumanisantes. Les 400 résidents qui ont acceptés d’aller là-bas, n’ont pas d’eau courante, des égouts débordants et des militaires irakiens parmi eux. Pourtant dans une manifestation de bonne foi, 400 autres ont accepté de partir la semaine dernière, partageant la demeure déjà surpeuplée,  transformé en un quasi « camp de concentration ».
Jusqu’à présent, en dépit de cela, ce sont les victimes, non les oppresseurs, qui ont été blâmés pour les problèmes.
De manière invraisemblable, la plus récente injustice est venue d’un journaliste apparemment équitable, Josh Rogin, qui s’est basé sur de la désinformations provenant d’une source au département d’Etat .
Rogin : « deux tentatives du gouvernement irakien pour pénétrer dans le camp (d’Achraf) a donné lieu à des confrontations sanglantes ». La vérité : « les irakiens n’essayèrent pas d’entrer dans le camp, ils ont envahie le camp avec des mitraillettes  et des ballonnets  américains. Le seul sang était celui des résidents totalement désarmés.
Rogin : « Les efforts des Nations unies et du Département d’Etat ont été réalisés avec encore plus de difficultés due à l’étonnant soutien de base de l’OMPI à Washington. Des fonctionnaires et politiciens américains à la retraite ont monté une campagne médiatique sophistiquée, accusant les Nations Unies et le gouvernement américain de forcer le groupe d’aller vivre dans des conditions sous-humaines contre leur volonté au camp liberty, une accusation qu’un ancien fonctionnaire américain affirme esttoute aussi imprécise qu’inutile. »
Il serait intéressant de savoir qui sont ces fonctionnaires anonymes mais nous ne le saurons probablement jamais. D’une part, nous connaissons les noms des membres du Congrès, les diplomates, les généraux, les conseillers de la Maison Blanche et les militants respectés des droits de l’homme et tous ceux qui soutiennent les dissidents iraniens, car ils sont fiers de défendre ouvertement la liberté et la justice.
Et pour couronner le tout, Rogin cite un fonctionnaire américain qui dit : « les américains qui auraient du mieux connaître et prétendent être du côté des bonnes solutions, sont en réalité préjudiciables à toute solution, ils sont trop paresseux et trop arrogants pour faire en réalité leur devoir. Ils ont passé trop peu de temps à étudier les faits. Nous avons un plan qui a une chance de marcher et les irakiens veulent que ça marche. »
Désolé « fonctionnaire »  – je connais pas mal de vos gens« paresseux et arrogants ». Certains d’entre eux ont fidèlement servi leur pays en Iraq (et ailleurs) ; qui ont affronté et enduré des souffrances pendant que vous devenez « bureaucratiquement obèse » assis derrière vos bureaux. J’ai servi avec des gens comme eux et je connais leur valeur et j’ai confiance en leurs paroles. Ils soutiennent l’OMPI parce qu’ils ont vu les preuves de première main – plus que toutes les « sources » de Rogin.
L’OMPI a montré sa bonne foi, tenant compte du risque important pris par ceux qui sont allés au camp Liberty. Il est temps pour les Etats Unis de tenir sa promesse en reconsidérant l’inscription sur la liste FTO. Il est aussi temps pour la secrétaire d’Etat Hilary Clinton de découvrir qui, parmi ses conseillers, semble avoir un agenda différent qui s’apparente à un coup de trahison.

Lord Maginnis, membre du comité pour la Liberté de l’Iran, au Parlement Britannique