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dernière mise à jourMar, 02 Sep 2014 6pm

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Liberty- Le sacrifice du Christ peut nous alerter sur le sort des Iraniens du camp d'Achraf

The Irish Times - Archevêque Alan Harper est le primat de l'église d'Irlande – 2 avril 2012 - RITE & RAISON: Cette semaine sainte est marqué par une grande trahison. Malheureusement, elle a fait l'écho avec beaucoup plus d'autres événements actuels.
Quand, jamais est-il arrivé qu'un seul homme doive mourir pour un peuple? C'est la semaine dans laquelle Caïphe vient dans notre mémoire comme un défenseur de l'opportunisme, conseillant le Sanhédrin, avant l'arrestation de Jésus, que c'était pour le plus grand bien qu'un seul homme doive mourir pour le peuple.

Là où l'opportunisme est la doctrine, la justice devient la victime d’un dommage collatéral.

Jusqu'à tout récemment, le camp d'Achraf en Irak abritait 3400 Iraniens persécutés et en exil en raison de leur opposition au régime d’Iran. Dans un premier temps, accueillis comme des alliés par Saddam Hussein dans sa guerre désastreuse contre l'Iran en 1986, les résidents du camp d'Ashraf se sont trouvés devant la vague reculante d'une guerre futile et avortée.

Exilés de leur propre terre, ils se sont trouvés soudainement devant la guerre d'Irak en 2003. Un cessez le feu entre les forces de la coalition d'invasion et les Moudjahidines furent emmenés au camp d’Achraf, sous le contrôle administratif de l'armée américaine.

Les résidents d'Achraf ont été depuis des pions dans la politique du Moyen-Orient.

En 2004, l'armée des États-Unis désigna les résidents comme des "personnes protégées" en vertu de la Quatrième Convention de Genève. Ensuite, en 2009, la sécurité a été transférée aux Irakiens.

Depuis lors, les habitants ont souffert à plusieurs reprises de violations des droits de l’homme. Le camp d'Achraf a été en état de siège, et il y a eu au moins deux attaques sanglantes, apparemment par l'armée irakienne. Dans l'un, le 8 avril 2011, 34 personnes non armées ont été tuées et plusieurs autres ont été blessées.

Le nouveau gouvernement irakien, dans le but d'améliorer ses relations avec l'Iran, a déclaré son intention de fermer le camp d'Achraf et d’expulser ses habitants en Iran. Qui pouvait se douter de la mort, l’emprisonnement et même la mort qui arrivera inévitablement?

Pendant ce temps, un nouveau camp a été ouvert, le camp Liberty, pour abriter la totalité des 3.400 personnes ainsi que 150 soldats irakiens. Il a été dit qu’il manquait d'eau courante et d'électricité durant la nuit. Récemment, les stations d'épuration sont tombées en panne, inondant de nombreuses habitations. Les vipères infestent la région et les résidents n'ont accès ni aux médecins ni aux avocats.

Les résidents d'Achraf ont accepté les demandes des irakiens de quitter l'Iraq. Le 13 Septembre 2011, le HCR a publié un communiqué indiquant que les résidents d'Achraf ont déposé des demandes pour la détermination de leur statut de réfugié - la première étape vers la réinstallation volontaire dans des pays tiers.

Dans la même déclaration, le HCR a déclaré que les habitants sont désormais, officiellement, des demandeurs d'asile, qui, en vertu des droits internationaux, exige qu'ils bénéficient d'une protection de base. Trois groupes de 400 résidents d'Achraf ont été transférés à Liberty.

L'ONU, les Etats-Unis et l'UE ont tous exprimés des sentiments importants défendant les demandes légitimes des résidents en matière de protection. Mais tout cela était sans réponse.
En revanche ils insistent pour que le même gouvernement irakien qui a provoqué la mort de 34 personnes en avril dernier reste responsable de la sûreté et la sécurité de tous les survivants.

On se souvient du pasteur repenti Martin Niemoller, qui, étant anti-communiste et au début il a soutenu la montée d'Hitler. Plus tard, il a été emprisonné pour n’avoir pas été suffisamment enthousiaste vis à vis du mouvement nazi. Il a écrit : « D'abord ils sont venus chercher les communistes, et je n'ai rien dit parce que je n'étais pas communiste. Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n'ai rien dit parce que je n'étais pas syndicaliste. Puis ils sont venus pour les Juifs, et je n'ai rien dit parce que je n'étais pas Juif. Puis ils sont venus pour moi, et il n'y avait plus de personne pour parler pour moi. "

(...)

http://www.irishtimes.com/newspaper/opinion/2012/0403/1224314296202.html