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Iran - Fiche d’information : dossiers sur Rohani

Qui est Hassan Rohani et pourquoi se bat-il ? Et plus important, quelle a été sa ligne de conduite durant son mandat ?

Le compte rendu suivant de quelques problèmes clés donne un aperçu.

Les droits de l’Homme

La situation des droits de l’Homme en Iran est épouvantable.

Il y a eu plus de 2 600 exécutions en Iran pendant durant le mandat de Rohani, c’est plus que pendant n’importe quelle autre période similaire de ces 25 dernières années. Parmi les victimes, on compte des dissidents politiques comme Gholamreza Khosravi, un des activistes principaux du groupe d’opposition des moudjahidines du peuple iranien (OMPI), qui a été pendu pour avoir soutenu financièrement une chaîne de l’opposition satellite qui soutient l’opposition.

Le 20 avril 2014, Rohani a justifié ces exécutions comme « le commandement de Dieué et « la loi du parlement qui appartient au peuple. »

L’Iran détient le record du monde d’exécutions par habitant, et c’est le plus grand bourreau de délinquants juvéniles. Le 14 octobre 2015, Amnesty International a annoncé : « L’exécution de deux délinquants juvéniles en quelques jours transforme le système juridique iranien pour juvéniles en une parodie. » Le 29 octobre, le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, a condamné l’exécution de deux mineurs et a fait part de ses inquiétudes concernant l’augmentation des exécutions en Iran. Le service de presse de Ban Ki-moon a déclaré qu’il craignait que ces exécutions « reflètent une tendance inquiétante en Iran. » Le rapport dit : « plus de 700 exécutions ont eu lieu cette année, dont 40 en public, le plus haut nombre depuis ces 12 dernières années. »

Le 23 juillet, Amnesty International a fourni un rapport choquant, « L’étonnante explosion des exécutions en Iran. » Il affirme qu’environ 700 personnes ont été tuées par le régime iranien en seulement six mois. Cela revient à exécuter plus de trois personnes par jour. Il poursuit : « Le bilan stupéfiant des exécutions pour la première moitié de l’année renvoie une image sinistre du fonctionnement de l’État, qui perpètre des crimes prémédités et issue d’une sanction judiciaire à grande échelle. »

• Le 13 septembre, le prisonnier politique Shahrokh Zamani a été trouvé mort dans sa cellule la bouche pleine de sang et la tête couverte de contusions. L’homme de 51 ans était un activiste et un peintre. M. Zamani avait été arrêté en juin 2011 et enfermé dans la prison de Gohardasht (Rajai Shahr) à Karaj, au nord-ouest de Téhéran. Il défendait les droits des travailleurs iraniens. Les hommes de main du régime l’avaient menacé de mort à plusieurs reprises.

Les exécutions des minorités ethniques et religieuses ont augmenté de façon dramatique. Selon Amnesty International, le 26 août, Behrouz Alkhani, un homme de 30 ans issu de la minorité kurde, a été exécuté malgré le fait qu’il attendait la réponse de son appel auprès de la Cour suprême. Le 9 août, le prisonnier politique kurde, Sirvan Najavi a été pendu à la prison centrale de Tabriz. Les hommes de main du régime n’ont pas prévenu son avocat de l’exécution et ont privé sa famille de la possibilité de revoir une dernière fois leur fils. Sirvan Najavi, un habitant de Sardasht avait été arrêté en juillet 2011 dans la ville de Karaj et condamné à mort sur les fausses accusations de mollahs de Moharebeh (hostilité envers Dieu).

Le 4 août, les autorités de la prison de Mashhad, au nord-est de l’Iran, ont amputé la main droite et le pied gauche de Mehdi R. pendant que les autres prisonniers étaient forcés de regarder. Selon le quotidien du régime Shahr Ara le 5 août, la sentence avait été appliquée quelques jours après celle d’un autre homme identifié comme étant Rahman K. Celui-ci s’est fait trancher la main droite et le pied gauche par les autorités dans la même prison. Ces deux hommes avaient été inculpés pour braquage de banque et condamnés par le régime pour « moharebeh », ou « déclaration de guerre envers Dieu. » Selon le quotidien du régime, le Khorasan, les deux hommes continueront également à purger une peine de prison.

Le 1er août, le régime a condamné un homme de 27 ans, Hamed, à la cécité. Selon le journal officiel iranien, Hamed a déclaré à la Cour du régime en mars 2011, lorsqu’il avait 23 ans, qu’il avait blessé involontairement un autre jeune au niveau des yeux lors d’une rixe.

• Le 28 juin, le régime a coupé les doigts de deux prisonniers à Mashhad.

L’Iran est la plus grande prison pour les journalistes au Moyen-Orient ; aujourd’hui, des douzaines de journalistes sont détenus.

• L’Iran est l’un des 10 pays qui prennent le plus de mesures répressives contre les chrétiens. Il y a plusieurs cas où des prêtres chrétiens sont emprisonnés seulement pour avoir pratiqué leur culte. Saeed Abedini, un pasteur américano-iranien, est détenu en Iran depuis l’été 2012 pour ses pratiques religieuses.

• Le régime iranien a arrêté un groupe de pratiquants iraniens le jour de Noël dans une maison aménagée en église dans la ville de Chiraz, dans le sud de l’Iran. Le groupe de chrétiens s’était rassemblé le 25 décembre pour fêter Noël, lorsque des agents en civil du tristement célèbre ministère des Renseignements et de la Sécurité nationale (MOIS) ont fait une descente dans la maison.

• Le 30 décembre, on a appris que les autorités à Téhéran projettent de transformer des églises confisquées illégalement pour en faire des « centres de prière islamiques ». L’église catholique chaldéenne appartenant à la communauté assyrienne iranienne dans la rue Patrice Lumumba (Téhéran-ouest) a été confisquée illégalement il y a deux ans sous le prétexte de la construction d’un centre de prière islamique. Les autorités ont refusé de rendre cette parcelle.

L’Iran est le plus grand consommateur de système de blocage et de censure d’internet. Il bloque également environ cinq millions de sites web consacrés à l’art, aux problèmes sociaux, aux informations, et il travaille dur pour filtrer le contenu des blogues et des réseaux sociaux.

La misogynie est au cœur des règles théocratiques du régime iranien. En octobre 2014, des gangs organisés affiliés au régime ont commis des attaques à l’acide sur des femmes et des filles iraniennes en toute impunité. Les gangs criminels affiliés au régime iranien ont attaqué au moins 25 femmes à l’acide dans les villes d’Ispahan, Kermanshah et de Téhéran.

• En octobre 2014, en défiance aux appels internationaux, le régime iranien a exécuté Rayhaneh Jabbari, une femme de 26 ans, dont le crime était de s’être défendue contre un agent des renseignements qui tentait de la violer. Amnesty International a déclaré de l’exécution « encore une tache de sang sur le dossier des droits de l’Homme en Iran. »

 

• Mme Atena Farghadani, une artiste de 28 ans, a été mise à l’épreuve pour avoir dessiné un dessin humoristique. Elle a été jugée pour les faits de « diffusion de la propagande contre le système » et « insulte aux membres du parlement via ses dessins ». Elle a été condamnée à 12 ans et neuf mois d’emprisonnement. Il est difficile d’imaginer qu’une jeune femme soit emprisonnée pendant 12 ans pour avoir dessiné un dessin humoristique. Mais c’est la réalité de la théocratie qui dirige l’Iran.

 

Composition du gouvernement de Rohani :

Pendant l’été 1988, 30 000 prisonniers politiques, pour la plupart des membres de l’organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI), ont été massacrés en quelques mois. Mostafa Pour-Mohammadi, un des trois juges qui faisaient partie de la « commission de la condamnation à mort » à Téhéran qui a envoyé ces prisonniers à la potence, est l’actuel ministre de la Justice d’Hassan Rohani.

Le 24 août 2015 : le mollah Mahmoud Alavi, ministre des Renseignements et de la Sécurité nationale du gouvernement de Rohani, a déclaré lors d’une interview télévisée : « les ministres qu’il [Rohani] a choisis viennent tous soit du corps des gardiens de la révolution islamique (GRI), des membres du conseil central de Jahad Sazandegi (un organe répressif affilié au GRI), ou d’autres institutions révolutionnaires comme les agents du ministère des Renseignements… cette combinaison adhère à ses idéaux… »

Condamnation de l’ONU

Déclaration d’ouverture de la 30e session du conseil des droits de l’Homme par le haut-commissaire des Nations-Unies pour les droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, le 14 septembre 2015 :

« Je demande à l’Iran de faire des progrès proportionnels en matière de droits de l’Homme. L’utilisation accélérée de la peine de mort, les inquiétudes concernant le droit à un procès juste, et la détention continue de journalistes, blogueurs et d’autres défenseurs des droits de l’Homme restent une des causes majeures de notre inquiétude. »

En décembre 2015, l’assemblée générale des Nations-Unies a descendu en flammes les violations flagrantes des droits de l’Homme par le régime iranien. La résolution a critiqué les punitions inhumaines du régime iranien, notamment les coups de fouet et les amputations. La 61e résolution de l’ONU sur les abus des droits de l’Homme perpétrés par l’Iran censure également la dictature des mollahs pour l’augmentation des exécutions, les pendaisons publiques et les exécutions de juvéniles.

Le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’Homme en Iran, Ahmed Shaheed, a déclaré : « Lorsque le régime iranien refuse même d’admettre le nombre total des exécutions pratiquées, cela montre un mépris total pour la dignité humaine comme pour les lois internationales sur les droits de l’Homme. » Le rapport d’Ahmed Shaheed indique que le régime de Téhéran exécute des individus issus de minorités ethnique et religieuse « pour avoir pratiqué leurs droits protégés, notamment la liberté d’expression et d’association. »

Ahmed Shaheed a souligné le fait que sous le régime du soi-disant président « modéré », Hassan Rohani, « la situation générale s’est empirée. »

Armes de destruction massive

Le 12 octobre 2015, le régime iranien a testé un missile balistique capable d’accueillir une arme nucléaire. La roquette à propulsion liquide, Emad, a une portée de 1 700 kilomètres (1 056miles). La roquette peut contenir 750 kilos (1 653 pounds) de charge explosive.

Le panel d’experts du conseil de sécurité de l’ONU a déclaré dans un rapport confidentiel en décembre 2015, que l’envoie d’essai de la roquette remplissait toutes les conditions pour transporter une ogive nucléaire. Ce même panel a écrit : « sur la base de ses analyses et de ses recherches, le panel conclut que le lancer d’Emad est une violation du paragraphe 9 de la résolution de 1929 du conseil de sécurité de la part de l’Iran. »

Le régime iranien a effectué un second test de missile balistique le 21 novembre. Le missile à propulsion liquide a une portée de 1 900 kilomètres (1 180 miles) et était capable de contenir une ogive nucléaire.

Dans une lettre au ministre de la Défense le 31 décembre 2015, Rohani a ordonné la poursuite du programme sur les missiles du régime iranien. Rohani a écrit dans une lettre au ministre de la Défense, Hossein Dehghan, publiée par l’agence de presse du régime IRNA : « […] Les forces armées doivent augmenter rapidement et de façon significative leur capacité de missiles. »

Soutien continu au terrorisme et expansion de l’extrémisme islamique

Le 2 janvier 2016 : Les agents du régime ont mis sens dessus dessous l’ambassade de l’Arabie Saoudite à Téhéran et y ont mis le feu. Ils ont également attaqué son consulat à Mashhad, dans le nord-est de l’Iran.

La dernière semaine de décembre 2015 : Le GRI a lancé un test de roquette « hautement provocant » à environ 1 500 mètres d’un navire de guerre américain et du trafic commercial passant dans le détroit d’Ormuz.

Le 30 novembre 2015 : Selon l’opposition du conseil national de la résistance iranienne, le régime iranien aurait envoyé 5 000 combattants du GRI et certains de ses hauts commandants en Syrie pour défendre le dictateur syrien Bachar el-Assad. De plus, Téhéran a envoyé certains de ses 25 000 mercenaires non iraniens en Syrie.

Le 28 septembre 2015 : Hassan Rohani lors d’une interview avec CNN : en Syrie « nous n’avons pas d’autre solution que de renforcer le pouvoir central, le gouvernement central de ce pays comme le siège central du pouvoir. »

25 septembre 2015, « l’Associated press » pour la conférence de presse d’Hassan Rohani à New York : « Rohani défend le gouvernement du président Bachar el-Assad concernant les accusations de brutalité contre ses opposants. Il nie tout utilisation de « bombe baril » contre les citoyens lors de la guerre civile en Syrie. »

Le 2 janvier 2016 : Bahrein a déclaré qu’ils avaient arrêté une cellule liée à l’Iran qui complotait des attaques sur le territoire. Selon l’agence de presse de Bahrein, BNA, « un complot terroriste aidé par le corps des gardiens de la révolution islamique et l’organisation terroriste du Hezbollah a été déjoué. Il visait la sécurité du royaume de Bahrein et projetait une série d’attentats. » La BNA a déclaré que le principal suspect, Ali Ahmed Fakhrawi, avait voyagé au Liban où il avait rencontré personnellement le chef du groupe chiite du Hezbollah, qui lui aurait donné 20 000 $ pour aider cette cellule.

Août 2015 : Le Koweït a saisi une cachette d’armes arrivées d’Irak et dissimulées sous les maisons le long de la frontière. Selon des médias locaux, trois suspects ont été arrêtés, des membres de la cellule militante qui essayait de déstabiliser le pays. Selon l’agence de presse Kuna, un total de 19 000 kilos de munitions, 144 kg d’explosifs, 68 armes et 204 grenades ont été saisis. Les trois hommes arrêtés seraient les propriétaires des maisons. Selon le journal en langue arabe du Koweït, l’Al-Anba, la cachette aurait été déplacée de l’Irak et remplie par les membres d’une cellule liée au Hezbollah, soutenu par le régime iranien. Toujours selon ce journal, « ce complot de membres liés au Hezbollah était sous surveillance depuis longtemps. »

Le 13 août 2015 : Selon « l’Associated press » le chef de police de Bahreïn aurait déclaré que cinq suspects en lien avec l’Iran auraient été arrêtés pour un attentat le mois dernier qui a tué deux agents de police et blessé six autres. Le Major général Tariq Al Hassan a affirmé que les enquêteurs ont relié les suspects au corps des gardiens de la révolution islamique (GRI) et au Hezbollah, le groupe libanais, armé par l’Iran. Le 28 juillet, l’attentat visait un bus de police dans le sud de la capitale. Un des suspects a déclaré qu’il avait été amené en Iran avec d’autres personnes, où il a rencontré des personnes membres du corps des gardiens de la révolution islamique.

Le groupe de Bahreïniens a été emmené dans la ville iranienne de Qom avant d’être transféré en Irak, où ils ont été amenés dans un camp d’entrainement à environ deux heures de Bagdad. Là-bas, ils auraient reçu un entrainement intensif dans l’usage des armes pendant plusieurs jours. Les suspects ont alors expliqué comment, sur le chemin du retour vers Bahreïn, ils ont posé la bombe. Les autres suspects qui sont apparus à la télévision Bahreïnienne ont donné des détails sur comment ils ont déclenché la bombe qui visait le bus de police.

 

 

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