vendredi, 25 mai 2012  

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Des étudiants opposants bannis des universités

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University world news - Shafigheh Shirazi - 29 avril 2012 -Publication n° 219 - Les étudiants en Iran qui avaient pris part aux protestations anti-gouvernementales de 2009 ne seront pas autorisés à étudier dans les universités iraniennes, a répété le ministre des Sciences, de la Recherche et des Technologies, Kamran Daneshjou, dans une manœuvre que les groupes en exil déclarent destinée à épurer les universités de toute opposition.

La déclaration du ministre le 27 avril à l'université de Shahroud, rapportée par des agences d'informations officielles, reprenait une déclaration faite dans la ville sainte de Qom juste deux semaines plus tôt, lorsqu'il avait dit que les étudiants « actifs dans l'insurrection » – une référence au soulèvement de 2009 dans le sillage des élections présidentielles contestées – n'avaient pas le droit d'aller à l'université.

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Iran - Le 1er mai : le régime empêche les rassemblements des travailleurs en plein air

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CNRI - 01.05.2012 - Craignant le soulèvement de la population, le régime intégriste a interdit tout rassemblement des travailleurs en plein air à l'occasion de la journée internationale des travailleurs.

 Alors que partout dans le monde, les ouvriers se sont rassemblé librement pour exprimer leurs revendications, en Iran, le régime des mollahs a dû restreindre les rassemblements dans des enceintes couvertes, avec un encadrement sécuritaire très strictes.

À Téhéran, des travailleurs qui s'étaient rassemblés devant le bureau central de la « Maison du travailleur », ont été transféré vers un stade couvert. En province, notamment à Tabriz, le régime a également interdit la tenue de rassemblements en plein air.

Les ouvriers licenciés de Chahab Khodro, l'industrie de l'automobile, ont tenté de manifester pour la troisième fois cette année devant le ministère du Travail. Un des manifestants a rejeté la propagande du régime, qui affirme avoir créé deux millions d'emplois, pointant au licenciement de 650 ouvriers de Chahab Khodro et le fait que cette compagnie est au bord de la faillite.

Iran - Le 1er mai: le syndicaliste Arjang Davoudi appelle les travailleurs à résister

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CNRI - 01.05.2012 - Arjang Davoudi, un syndicaliste emprisonné, a appelé les travailleurs Iraniens à se mibiliser pour leurs revendications face à un régime qui brime les droits syndicaux et emprisonne les syndicalistes.

 Dans une lettre envoyée depuis la prison de Gohardacht, publié sur le site des « Militants des droits de l'homme et de la démocratie », cet enseignant courageux a écrit : « La clique du Guide suprême a un bilan de 33 années de trahison des idéaux de la révolution de 1979 du peuple Iranien. Elle cherche à imposer sa domination sécuritaire sur toutes les secteurs de la société, tant sur le plan individuel que collectif. Durant cette période, chaque fois que son pouvoir absolu a été menacé, le régime a eu recours à une épreuve de force sanglante avec la population insurgée. Derrière les barreaux froids et sombres de la prison (de Gohardacht), je contemple, rempli d'espoir, le jour où un tremblement formidable annoncera la liberté de l'Iran et des iraniens. »

Iran: Communiqué commun des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

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Nous exigeons la libération de Réza Shahabi et de tous les syndicalistes iraniens emprisonnés

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA dénoncent la condamnation du syndicaliste Réza Shahabi à 6 ans de prison ferme : un an pour « propagande contre le régime » et cinq ans pour « conspiration avec l’intention de porter atteinte à la sécurité nationale ».

De plus, il est condamné à reverser à l’Etat la somme de 3 000 euros provenant d’une collecte de solidarité récoltée par de nombreux travailleurs pour aider les familles des syndicalistes emprisonnés. Enfin, après avoir purgé sa peine, il lui sera interdit pendant 5 ans de s’exprimer en public ou de donner des entretiens.

Réza Shahabi est trésorier de la direction du syndicat des travailleurs de Vahed, la régie d’autobus de Téhéran et de sa banlieue. Il souffre de plusieurs problèmes de santé. Depuis plusieurs mois, celle-ci s’est aggravée suite à ses conditions de détention. Il court le risque, en l’absence de soins, de demeurer paralysé. Les médecins de la prison estiment que compte tenu de ses souffrances physiques, chaque jour passé en prison constitue pour lui une véritable torture.

Nous demandons sa libération immédiate, estimant que cette condamnation et la détention de ce militant syndical depuis 22 mois sont en violation des droits humains et syndicaux.

Outre la libération de Réza Shahabi, les organisations syndicales françaises exigent la libération immédiate de tous les syndicalistes emprisonnés, dont : Ebrahim Madadi du même syndicat de Vahed, Ali Nejati du syndicat de la sucrerie Haft-Tapeh, Behnam Ebrahim-zadeh, Ali Akhavan, Mohamad Jarahi, Shahrokh Zamani, Mehrdad Amin-Vaziri, Abdol Reza Ghanbari (enseignant condamné à mort), Rassoul Bodaghi (enseignant), etc.

A quelques semaines de la conférence de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Genève, cette condamnation rend encore plus intolérable le discours lénifiant du gouvernement de Téhéran dans les instances internationales, prétendant qu’aucun travailleur ni militant ne sont emprisonnés en Iran.

Paris, le 18 avril 2012

 

Contestations en chaîne dans les usines iraniennes

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Pancartes "Nous contestons", rassemblement des ouvriers de l'usine Shahhab Khodro, 7 avril 2012, Téhéran

Le Monde - 15 avril 2012 - Des ouvriers ont manifesté dans différentes villes d'Iran la semaine dernière. Tandis qu'Ahmadinejad affirmait: "Le pays se portera bien même s'il ne vend pas un seul baril de pétrole les deux ou trois prochaines années", dans un discours à Bandar Abbas (ville au sud du pays), le mardi 10 avril, des milliers d'ouvriers faisaient la grève pour réclamer le paiement de leur salaire.

Salaires non versés et licenciements massifs dans les usines 

Deux mille ouvriers de l'entreprise Kesht-o Sanat-é Karoon, dans le secteur de l'industrie agro-alimentaire, n'ont pas travaillé mardi 10 avril pour se rassembler devant leur usine de la ville de Shoushtar (sud-ouest du pays) et contester l'absence de rémunération de leur travail.  D'autres grèves ont déjà été organisées ces derniers temps pour la même raison, rapporte le site d'informations Radio Farda.

 

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