Mer07302014

dernière mise à jourMer, 30 Juil 2014 6pm

Font Size

Cpanel
Back Accueil Actualités Iran Résistance Nouvel an persan : il est temps pour une nouvelle approche envers les dissidents iraniens

Nouvel an persan : il est temps pour une nouvelle approche envers les dissidents iraniens

Par David Amess

Huffington Post - 28 mars 2012 - Le début du Nouvel An persan, qui commence avec le début du printemps, devrait être un évènement heureux, mais pour des Iraniens en Iraq, épris de liberté, il a commencé sur une note de tristesse avec la mort d'Amir-Mostofian, un ingénieur en électricité de 44 ans. Cette mort était totalement inutile. Amir Mostofian avait été un résident du Camp d’Ashraf pendant environ 20 ans. Mais soumis aux harcèlements des forces irakiennes, les 3400 résidents d'Ashraf ont été déplacés petit à petit et par la force au Camp Liberty, une installation inhumaine près de Bagdad, établie en violation évidente d'un accord entre le gouvernement Maliki, l’ONU et les Etats-Unis.

Parce que le transfert a pris plusieurs jours alors qu’il aurait du prendre que quelques heures, Amir était épuisé à l’arrivée au camp Liberty. Après son arrivée, il est entré dans une caravane pour prier, mais il n'en est pas ressorti. Quand ses amis allèrent l'appeler pour prendre part aux célébrations du  Nowrouz (le Nouvel An persan), ils l'ont trouvé mort. Un médecin irakien confirma qu'il était mort d'un arrêt cardiaque en raison de la fatigue et de la pression.

Le week-end dernier, j’ai eu l'honneur de présider une conférence internationale suivie par des milliers d'exilés iraniens consacrée à l'accélération du processus de libération pour les résidents du Camp d’Ashraf et au retrait de leur organisation, les Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI) de la liste des organisations terroristes étrangères du Département d’Etat américain.

J'ai été un partisan des résidents d'Ashraf depuis plus de 20 ans; je serais avec eux jusqu'à leur victoire finale, jusqu'à ce que la liberté arrive en Iran et que la menace globale posée par le régime malfaisant des mollahs soit enlevée une fois pour toutes.

L'année dernière, le monde a été témoin d'un massacre sauvage dans le Camp d’Ashraf dans lequel 36 résidents ont été tués de sang-froid - seulement parce qu'ils avaient résisté au fascisme religieux au pouvoir en Iran. Ces 36 personnes et toutes celles qui ont été blessés sont des symboles de persévérance pour nous tous aujourd'hui. Ils sont notre inspiration.

Nous promettons de continuer à faire pression sur la communauté internationale et en particulier sur les Nations Unies, les États-Unis et l'Union européenne pour assurer la protection urgente des résidents du Camp d’Achraf et du Camp Liberty pour empêcher une tragédie humanitaire plus grande.

Mme Maryam Rajavi, la Présidente élue de la résistance iranienne déclara qu'avec la solidarité mondiale, il était possible de faire du Nouvel An iranien, l'année de la défaite du fascisme religieux au pouvoir en Iran. Elle a ajouté que la seule solution pour empêcher une bombe nucléaire iranienne ou un conflit sans précédent instigué par les mollahs, est le changement de régime grâce au peuple iranien et à la résistance organisée. Elle a indiqué que : "afin d’échapper à leur éviction, les mollahs ont déclaré la guerre au peuple iranien le peuple de la région et de la communauté internationale. Au centre de ces mesures est leur effort pour annihiler la Résistance organisée qui détient la clé du changement en Iran. L'attaque d’Ashraf a été lancé dans ce contexte".

Notre conférence a donc lieu au moment où le lobby pro-iranien aux Etats-Unis essaye de salir des politiciens américains courageux, des responsables militaires et les militants des Droits de l'Homme qui ont défendu notre démarche. Nous avons été honorés d'avoir un certain nombre de ces responsables dans notre groupe, y compris Rudy Giuliani, l'ancien maire de New York, Michael Mukasey, l’ancien procureur général américain, le Secrétaire Tom Ridge, le premier Secrétaire à la sécurité intérieure américaine  ; John Bolton, l’ancien ambassadeur américain aux Nations-Unies, Patrick Kennedy, l’ancien membre du Congrès; Glenn Carle, ancien adjoint du renseignement national pour les menaces transnationales; le Colonel Wesley Martin, ancien Commandant de l'unité d'anti-terrorisme FMN-I, le commandant de protection d'Ashraf; et le lieutenant Colonel Leo McCloskey, un autre ancien commandant pour la protection d'Ashraf , disant tous au gouvernement américain qu'ils ne seront pas intimidés.

Certains dans le gouvernement américain prétendent que l’OMPI n'a pas le soutien du peuple iranien. C’est leur justification pour continuer à les désigner injustement- et quelle absurde justification, aussi bien qu’une revendication totalement fausse.

Le Département d'État joue un sale jeu. Toute personne assez hardie pour exprimer sa préoccupation au sujet des actions douteuses du Département d'Etat concernant l’OMPI est poursuivi par le Trésor, et pourtant le Département d'État s'attend à ce que la diaspora iranienne exprime ouvertement son soutien pour l’OMPI. Quelle ironie. À l'intérieur de l'Iran, quiconque oserait les soutenir, s’il est pris, serait envoyé presque instantanément à la potence. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, cela semble être le cas, aussi. Une autre sorte de potence – la diffamation.

Mais le Département d'Etat a tort de supposer que les courageux défenseurs de la Résistance iranienne s'en iront. Ils ne le feront pas. L'injustice envers l’OMPI est non seulement une injustice au peuple d’Iran qui crient « liberté », mais également une injustice à la notion de paix, de stabilité au Moyen-Orient et à la sécurité de notre monde. Si ces prétendus journalistes qui ont répétés ces mensonges avaient écouté les intervenants à notre conférence, ils y auraient réfléchi à deux fois avant de devenir des pions dans ce sale jeu. À leur crédit, le Royaume-Uni et les tribunaux de l'Union européenne ont tranché en faveur de l’OMPI et elle est maintenant retirée des listes au Royaume-Uni et en Europe. Maintenant, il est temps pour une action similaire aux Etats-Unis.