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Si le droit l'emporte aux États-Unis, il l'emportera en Iran

Par Mahin Saremi
Scoop Independent News- 4 avril 2012 - La mauvaise volonté et la lenteur du Département d'État à retirer l'OMPI de la liste sont illégales
Charles de Montesquieu a dit : « Il n'y a pas de tyrannie plus cruelle que celle qui est perpétrée sous le bouclier de la loi et au nom de la justice. »
Dans le cas du Département d'État américain et de l'administration Obama, cette simple citation extraordinaire est devenue une idéologie inversée.
Les « droits » fondés par les patriarches de l'Amérique sont délibérément négligés en raison de la surestimation délirante de la menace des religieux iraniens insufflée par les pontifes pro-iraniens.
Le premier « droit » dans la Révolution américaine a été le droit de se battre pour l'indépendance et la démocratie. Personne n'a été qualifiée de terroriste et aucun groupe n'a été enchaîné, diabolisé ou terrorisé parce ce qu'il se battait pour la « démocratie ». Au contraire, c'était une obligation sans fin vis-à-vis des droits humanitaires de ne pas refuser d'aider, si l'occasion se présentait de se battre aux côtés de ceux qui recherchaient ces droits.

Les mouvements de résistance partagent un concept majeur à travers l'Histoire : le besoin d'être libre et de choisir une démocratie. Cela est devenu un besoin existentiel, lorsqu'il y a une théocratie sanglante déchaînée et en contradiction avec l'humanité.
L'histoire de la résistance iranienne constitue l'antinomie de « la vertu contre la cruauté ».
Cette confrontation existe à travers l'histoire du genre humain sous toutes ses formes. De Noé à Abraham et au Christ : l'écho pour la liberté est transmise de génération en génération. Nelson Mandela, Martin Luther King, Gandhi, Che Guevara, le Président Allende du Chili et bien d'autres ont suivi les mêmes pas vertueux pour la « liberté ».

La vertu a un sens légal : tandis que les coupables sont jugés, la culpabilité est considérée comme vertueuse.
Le concept de « droits » structure la forme des gouvernements, le contenu des lois et la silhouette de la moralité de la manière dont elle est généralement perçue. Les droits sont des principes légaux, sociaux et éthiques de liberté et constituent les piliers de la société et de la culture, d'une civilisation.
Les droits universels qui s'appliquent à toutes les personnes sans distinction de leur société ou de leur passé ne peuvent jamais être supplantés par des droits juridiques parce qu'ils sont inhérents et ne peuvent être enlevés.
Le droit à la vie qu'un « mouvement de résistance » s'efforce de protéger constitue le pont entre l'intégrité et la corruption pour tout individu quel que soit son passé.
« En droit, un homme est coupable lorsqu'il viole les droits des autres. En morale, il est coupable si seulement il pense à agir ainsi. », Emmanuel Kant.
Le concept d'« innocent avant la culpabilité prouvée » a longtemps été enterré en raison de l'immoralité qui l'emporte dans les campagnes de diffamation actuelles menées par Washington contre la principale opposition à Téhéran : l'OMPI.
L'OMPI sert de critère déterminant pour tous. Elle est le « pont » et le corridor par lequel chacun peut rapidement passer de l'intégrité à la corruption.

Le changement du régime est l'argument central contre l'OMPI. Les campagnes de dénigrement et d'hideuse souillure visent toutes à calmer le mouvement de résistance.
Le point de repère de tous ceux qui demandent des « droits » et la « paix » est : Êtes-vous avec l'OMPI ou bien avec les mollahs ?
Les cortèges de décisions politiques prises pour maintenir le principal mouvement pro-démocratique d'Iran, l'OMPI, sur la liste prouvent que cela est hautement politisé, plutôt que juridique :
 La Secrétaire d'État Rice a pris la décision à la fin de l'administration Bush de maintenir l'OMPI sur la liste, dans l'espoir que la nouvelle administration pourrait procéder à des négociations avec les ayatollahs. Cette politique a échoué jusqu'à ce jour.
 La Secrétaire d'État Clinton a déclaré il y a juste quelques semaines que la gestion par l'OMPI du transfert des résidents du camp d'Achraf au camp Liberty aurait une incidence sur la décision du Département d'État sur le classement dans la liste des organisations terroristes étrangères.
 Depuis des années, les familles et les membres de l'OMPI sont persécutés, torturés et exécutés sous le prétexte de la liste noire des États-Unis fourni aux mollahs en Iran.
 Cette erreur fatale dans la politique de l'administration américaine a pour conséquence de donner largement le temps aux ayatollahs de construire leurs réseaux terroristes, d'accroître l'arsenal nucléaire, de prendre part aux violations répugnantes des droits de l'homme en Syrie et au Moyen Orient, de tuer et de massacrer le peuple iranien en réprimant les soulèvements. Enchaîner la principale opposition aux mollahs enhardit un horrible et insensé fascisme théocratique dans la région et dans le monde.
 Il n'y a pas de base légale, morale ou éthique pour maintenir l'OMPI sur la liste et refuser au peuple iranien la chance d'obtenir la liberté et la démocratie.

Comme Louis Freeh l'a récemment dit : « À Washington, si les gens voulaient divulguer des informations quant à la justification, comme c'est le cas, du maintien de l'OMPI sur la liste, ils pourraient le faire. Les informations sortiraient dans le dossier public. Mais il n'y a pas de telles fuites. Il n'y a pas de base factuelle pour cette désignation. Elle devrait être supprimée. »
L'Ambassadeur Bolton a récemment déclaré lors d'une conférence à Paris : « Je pense que la politique déclarée du gouvernement des États-Unis devrait être de renverser le gouvernement actuel en Iran qui est une menace à la paix et à la sécurité internationale du fait de son rôle de banquier central du terrorisme international dans le monde et de sa quête longue de deux décennies d'armement nucléaire. Peut-être le plus important moyen par lequel les États-Unis peuvent encourager un changement de régime est de se pousser du chemin de l'opposition légitime iranienne. »
Concernant la désignation de FTO de l'OMPI, l'Ambassadeur Bolton a dit : « Ceux d'entre nous qui avons eu l'occasion lorsque nous étions au gouvernement de voir les informations au sujet de l'OMPI n'avons rien vu qui justifie sa présence maintenue sur la liste des organisations terroristes étrangères. »
Comme le Juge Mukasey l'a dit lors de la même conférence, le classement originel fin 1990 avait été fait dans l'espoir de rendre possible les négociations avec le régime à Téhéran. Il s'agissait d'une décision non pas fondée sur des faits, mais sur un choix politique quant à ce qui pourrait être réalisé.

Le Juge Mukasey a éclairci la motivation de la campagne de diffamation magouillée par Washington : « Regardez le timing. L'OMPI dit au Département d'État ainsi qu'au Département de la Justice : « Vous savez, vous avez traîné les pieds assez longtemps avec cette désignation. Nous allons nous rendre au tribunal. » Ils leur ont non seulement donné un préavis qu'ils allaient faire cela, ils leur ont également donné une copie préalable des documents qu'ils allaient déposer. Et ils ont dévoilé les noms des personnes, leur disant que sur la base de notre expérience et de notre connaissance, il n'y avait pas de fondement pour cette désignation. Et voilà que deux jours après, des citations à comparaître ont été remises aux agences de conférenciers qui envoyaient ces personnes exprimer leurs points de vue. J'ai arrêté de croire aux coïncidences comme celle-ci lorsque j'ai arrêté de croire en la petite souris, et c'était il y a longtemps. »
La désignation FTO de l'OMPI constitue le rejet pur et simple du « droit à être » non seulement en tant que personne mais également en tant qu'ensemble de valeurs, ancré profondément dans le cœur de chaque Américain : le besoin d'être « LIBRE ». Cela engloutit le droit essentiel à la vie pour beaucoup et est inhumain.

La « liberté » est au centre de tous les mouvements lorsque des tyrans sont au pouvoir. Il est irréfutablement immoral de se joindre au chant des « tyrans » à Téhéran dans l'étranglement progressif du mouvement pour la « liberté ».
En ce qui concerne l'OMPI, le Département d'État a pris le pas sur tous les « droits » préservés et agit au-dessus de la loi.
Le fait de traîner les pieds et d'échouer à respecter dans les temps le mandat de la cour de DC constitue en soi-même une preuve puissante que la désignation continue de l'OMPI comme organisation terroriste étrangère ne peut pas être justifiée.


Mahin Saremi : ancienne prisonnière politique qui s'est échappée d'Iran l'année dernière, un des organisateurs militants des protestations de 2009 en Iran et militante récemment entrée dans le domaine des auteurs freelance. Ses articles sont publiés depuis qu'elle a fui l'Iran.