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dernière mise à jourLun, 01 Sep 2014 8am

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L'élection démontre l'échec de la politique de complaisance

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AFP, Paris, 25 juin - La victoire de l'ultra Mahmoud Ahmadinejad à l'élection présidentielle iranienne est une preuve de l'échec de la politique de « complaisance » des gouvernements occidentaux vis-à-vis de la république islamique, a déclaré la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) Maryam Radjavi samedi.

« Les gouvernements occidentaux ont un examen de conscience à faire après l'échec manifeste des années de complaisance. Ils doivent se demander se qui s'est passé pour avoir maintenant des extrémistes au contrôle de tous les leviers du pouvoir », a dit Maryam Radjavi dans une interview téléphonée depuis ses bureaux en banlieue parisienne.

« La consolidation complète du pouvoir dans les mains des éléments les plus extrémistes est le résultat direct de la politique de complaisance qui était supposée encourager les soi-disant modérés à émerger... Il n'y a plus d'excuse pour continuer cette politique. I faut mettre fin maintenant à la complaisance », a-t-elle déclaré.

« Poursuivre cette politique ne fera qu'encourager les mollahs dans leur oppression du peuple iranien, leurs efforts pour se doter d'armes atomiques et leur exportation de l'intégrisme islamique », a-t-elle ajouté.

L'CNRI est l'aile politique des Modjahedines du peuple d'Iran (OMPI), qui combat le gouvernement islamique de Téhéran depuis le milieu des années 1980. L'OMPI a été taxée d'organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union européenne et Radjavi mène la campagne pour le retrait de cette marque.

Qualifiant Ahmadinejad de « terroriste, tortionnaire et bourreau », Maryam Radjavi a affirmé que l'ancien gardien de la révolution avait été chargé de diriger une équipe pour assassiner l'écrivain britannique Salman Rushdie après qu'un décret religieux ait été prononcé contre lui en 1989.

« L'arrivée au pouvoir d'un terroriste et d'un assassin connu montre au monde que l'histoire aussi longue que tortueuse de la soi-disant réforme (en Iran) n'est rien de plus qu'un voyage du fascisme religieux vers davantage de fascisme religieux », a ajouté Maryam Radjavi.

« Mais le moins qu'on puisse dire d'un ultraconservateur comme lui c'est que les gouvernements occidentaux ne peuvent plus maintenir leurs illusions sur la nature du régime des mollahs. Le régime ne peut changer et ne changera pas. »

« Il est temps pour les gouvernements occidentaux de cesser de se mettre du côté des mollahs et de commencer à se mettre du côté de la résistance », a-t-elle déclaré.

Ahmadinejad, 49 ans, est le maire de Téhéran. Il a eu une victoire convaincante sur l'ancien président Akbar Hachemi Rafsandjani, au second tour de la course présidentielle de vendredi.