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Maryam Radjavi a participé le 5 mai à un colloque au Sénat intitulé « L’intégrisme islamiste, du Moyen-Orient jusqu'à nos communes : les défis et les solutions ». Organisé par le Comité français pour un Iran démocratique (CFID), coprésidé par les sénateurs Alain Néri (PS) et Bernard Fournier (UMP), le colloque s’est tenu en présence de nombreux sénateurs et personnalités françaises et internationales.

Dans son intervention, la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne a déclaré :

« Je remercie le Comité français pour un Iran démocratique d’avoir organisé ce colloque. Une réunion qui se tient alors que l’Iran est plus que jamais au centre des préoccupations. Permettez-moi à ce propos, d’aborder trois sujets. Tout d’abord le bellicisme de Téhéran dans la région, ensuite les hypothèses erronées à son égard et enfin le point de vue de la Résistance sur l’accord nucléaire.

Pour commencer, cette dictature religieuse est le principal facteur d’instabilité régionale. Elle dirige au moins une dizaine de milices terroristes et envoie des armes aux groupes intégristes islamistes en Afrique. Son intervention a poussé quatre pays dans le chaos. Mais ce n’est pas une marque de puissance. Les commandants des gardiens de la révolution ont plusieurs fois expliqué que s’ils arrêtaient leur ingérence dans ces pays, ils seraient obligés de se battre à Téhéran contre la population révoltée.

Sans ces interventions et sans la bombe atomique, le pouvoir du guide suprême va fondre rapidement, ce qui va bouleverser le rapport de force entre la dictature et la société iranienne. Nous sommes profondément convaincus que ce qui se passe, marque le déclin du régime.

Ce déclin est visible partout, surtout dans la société iranienne. Après la révolte de 2009, une répression féroce a étouffé le mouvement de protestation. Mais désormais, il est en plein développement. L’an dernier, il y a eu 5700 mouvements de protestations. Et les mouvements des enseignants et des ouvriers se développent chaque jour.

Dans le domaine économique le taux de chômage est à 40%, le taux de croissance est de moins 1 %, l’investissement étranger est nul et il y a 75.000 projets inachevés.

Ce n’est pas sans raison si les exécutions ont augmenté en Iran. Sous le mandat de Rohani, il y a eu 1500 exécutions. Le régime se sent plus que jamais vulnérable devant la Résistance. C’est pourquoi il essaie de toutes ses forces d’assiéger et de réprimer les membres de l’opposition iranienne au camp Liberty en Irak. Le mois dernier, un vingt-cinquième habitant de Liberty est décédé à cause du blocus médical. La première demande du régime dans tous les dialogues diplomatiques est de faire pression sur la Résistance.

Permettez-moi de demander au gouvernement français d’agir auprès du gouvernement irakien dans le cadre de l’Union européenne et du Conseil de sécurité de l’ONU, afin d’assurer la protection de Liberty et de lever ce blocus inhumain.

Le déclin du régime apparait aussi sur le plan régional, y compris en Syrie et en Irak. Au Yémen, avec la conquête de ce pays, les mollahs ont voulu se placer dans un rapport de force plus favorable. Mais la coalition arabe a renversé la situation contre Téhéran.

Ce tableau permet de répondre aux fausses hypothèses. L’hypothèse de considérer le régime iranien comme un allié naturel de l’Occident en raison de la lutte contre Daech, est une erreur dangereuse. Car les mollahs veulent étendre leur hégémonie en Irak et en Syrie. Plutôt que de combattre Daech, ils ont mené une terrible épuration des sunnites.

L’hypothèse de ramener les mollahs au sein de la communauté internationale est une illusion. Ils considèrent toute adhésion aux normes internationales comme néfaste. Et ce ne sont pas des voyages parlementaires à Téhéran qui vont le modérer. Bien au contraire, il profite de ces relations pour intensifier les violations des droits de l’homme.

La propagande des mollahs pour se faire passer pour une super puissance régionale n’a pas de sens. Car ce régime qui est le principal élément d’instabilité régionale est profondément instable de l’intérieur. Malgré les efforts du lobby de cette dictature, le Président français et le ministre des Affaires étrangères considèrent ce régime comme un obstacle à la stabilité du Moyen-Orient.

Cependant, je dois souligner qu’il existe une solution : c’est d’armer les forces sunnites et les tribus irakiennes pour combattre Daech ; c’est d’aider l’opposition modérée syrienne à écarter la dictature de Bachar-Assad, et c’est de chasser les forces du régime iranien d’Irak et de Syrie.

Pour conclure et comme je l’ai dit la semaine dernière dans une audition à la chambre des représentants américaine, l’intégrisme islamiste et son terrorisme qui dominent la région depuis l’arrivée du régime des mollahs en Iran, disparaitront quand ce régime disparaitra.


Le programme nucléaire iranien


Le programme nucléaire des mollahs est un défi important pour la paix et la sécurité. Malheureusement, les gouvernements occidentaux et particulièrement les Etats-Unis, n’ont pas respecté les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU sur ce programme. Ils ont fait de nombreuses concessions rapprochant plus que jamais les mollahs de la bombe atomique. Pour Khamenei, le guide suprême du régime, les évènements en Irak et en Lybie rendent indispensable la bombe atomique pour empêcher le renversement de son régime. C’est pourquoi les mollahs utilisent tous les moyens pour tromper et violer leurs engagements afin d’arriver à la bombe.

Les mollahs n’ont jamais respecté leurs engagements vis-à-vis de la Troïka européenne en 2005, car ils ont brisé les scellés des sites d’enrichissement et n’ont pas respecté douze résolutions de l’AIEA et six du Conseil de sécurité de l’ONU. Par conséquent au nom de la Résistance du peuple iranien, je déclare que :

1-Les mollahs considèrent la bombe atomique comme une garantie de leur survie et un moyen pour dominer la région. La Fatwa de Khamenei sur l’interdiction de l’arme nucléaire par l’islam est une tromperie. Khomeiny avait appris à Khamenei que pour les intérêts du régime « le guide suprême peut annuler les engagements religieux pris devant le peuple».

2-Le projet nucléaire va à l’encontre des intérêts nationaux et le peuple iranien est profondément opposé à ce programme. Contrairement à ce régime, nous voulons un Iran démocratique et non-nucléaire.

3- La bombe atomique, les violations des droits de l’homme, l’exportation de l’intégrisme et du terrorisme sont les quatre piliers de la théocratie en Iran. Le respect des droits de l’homme en Iran et l’éviction des mollahs d’Irak, de Syrie, du Liban, du Yémen et d’Afghanistan sont de vrais critères démontrant que le régime a bien renoncé à la bombe.

Toute autre chose, sous n’importe quel prétexte, est seulement un leurre et revient à accepter la catastrophe des mollahs dotés de la bombe.

4- Prolonger de six ou neuf mois la date butoir pour un régime qui a trompé et dissimulé pendant trente ans, n’est pas une solution. La seule garantie, c’est l’application complète des six résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et l’arrêt complet de l’enrichissement. Il faut aussi contraindre les mollahs à fermer les sites nucléaires et à arrêter les projets d’armes de destruction massive et de missiles.

5- Il faut des inspections inopinées de tous les sites militaires et civils.

6-Le régime doit répondre aux questions sur les dimensions militaires de ses projets atomiques, les experts nucléaires et les réseaux clandestins qui fournissent les équipements de son programme.

7- L’hypothèse qu’il est possible de rétablir les sanctions contre le régime en cas de violations de ses engagements n’est ni pratique, ni réelle, ni logique. Il ne faut pas lever les sanctions tant que les mollahs n’auront pas définitivement renoncé au nucléaire, car ils voudront dépenser cet argent pour acheter de l’armement, comme des armes sophistiqués à la Russie.

8- Trente-six ans d’expérience en Iran montrent que les mollahs comprennent seulement le langage de la fermeté et de la force.

Le temps est venu pour les grandes puissances d’arrêter la politique de complaisance et de concessions avec ce régime tyrannique qui est le banquier central du terrorisme et le champion du monde des exécutions par tête d’habitant.

Il faut reconnaitre le droit du peuple iranien à la Résistance et à la liberté.

J’espère que la France, qui a joué un rôle dissuasif face à la politique de complaisance pendant les dernières négociations, prendra une initiative pour barrer la route de la bombe atomique aux mollahs.

Je vous remercie

 

 

 

 

 

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