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dernière mise à jourMar, 30 Sep 2014 2pm

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Juristes et politiciens réunis dans une conférence à l’ONU à Genève :

 Appel au HCDH pour installer une équipe permanente d’observateurs à Achraf en vue de prévenir une nouvelle attaque jusqu’au transfert de tous les habitants vers des pays tiers
• Les Iraniens et les parents d’Achrafiens assument les frais de la protection du camp par l’ONU pour éviter qu’un retard dans l’adoption du budget n’entraîne davantage de pertes humaines

 

CNRI - Jeudi 11 aout d’éminents experts juridiques, autorités et personnalités politiques américaines et européennes ont fait connaitre dans une réunion leur inquiétude face à l’absence de mesures concrètes et efficace de la part de l’ONU et des organes concernés pour empêcher la répétition d’un Srebrenica au camp d’Achraf. Ils ont exhorté l’ONU et ses instances à intervenir pour résoudre cette crise humanitaire et prendre l’initiative d’une mesure urgente.

La conférence a souligné que 22 consultations juridiques montraient que le droit international, le droit humanitaire international et de multiples conventions internationales se prononçaient en faveur des Achrafiens. De même le soutien de la majorité des élus de 30 parlements et du Congrès américain, et de nombreux responsables et leaders politiques irakiens, demandant à résoudre de manière humaine et urgente la crise d’Achraf, apportent une véritable assistance à l’ONU dans ce domaine.

Figuraient au nombre des intervenants de cette réunion présidée par Eric Sottas, secrétaire général de l’OMCT : Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, le sénateur roumain Teodor Melescanu, Paulo Casaca, ancien député européen, ainsi que d’éminents experts juridiques comme le Pr Eric David, professeur de droit international à l’Université libre de Bruxelles, le Dr. Juan Garcès avocat espagnol, Goodwin Gill professeur à l’université d’Oxford, expert en droit international et en affaires de réfugiés, Vera Gowlland-Debbas professeur de droit international à l’université de Genève, Jean Ziegler, membre du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme à Genève, Christiane Perregaux, co-présidente de l’Assemblée constituante du Conseil de Genève, Alfred Zayas professeur de droit international et de relations internationales à Genève, Gianfranco Fattorini, co-président du MRAP.

Dans son intervention Mme Radjavi a souligné qu’Achraf est devenu un dossier très sensible des droits de l’homme. L’ONU et ses organes peuvent prendre l’initiative d’une solution pacifique et durable pour cette crise et empêcher un nouveau Srebrenica à Achraf, a-t-elle expliqué. Il existe de nombreux éléments qui aident l’ONU dans cette mission humanitaire.

Elle a énuméré les responsabilités des organes de l’ONU vis-à-vis d’Achraf de la manière suivante :
- L’installation d’observateurs de l’ONU à Achraf pour voir ce qui s’y passe.
- La réaffirmation du statut collectif de réfugiés politiques des Achrafiens, même à titre provisoire, par le HCR pour qu’ils puissent bénéficier du droit à la protection internationale en tant que bouclier protecteur face à Maliki qui justifie l’attaque des forces irakiennes en prétextant que les Achrafiens n’auraient aucun statut légal, après un quart de siècle de séjour légal en Irak.
- L’ouverture immédiate d’une enquête sur le crime du 8 avril sous la supervision de l’ONU.
- Contraindre le gouvernement irakien a annoncé sa conformité avec l’appel du Secrétaire général de l’ONU contre tout recours à la force et à la violence et mettre fin au blocus inhumain et à la torture psychologique, et de retirer les hommes armés d’Achraf, un camp où vivent près d’un millier de femmes musulmanes.
- Le soutien international à la solution du Parlement européen pour le transfert des Achrafiens vers des pays tiers et octroyer et garantir leur protection durant toute la durée du processus.

Elle a exhorté M. Antonio Guterrez et à Mme Navi Pillay à agir plus rapidement car quatre mois se sont écoulés depuis le 8 avril et rien n’a encore été fait pour empêcher le prochain massacre alors que les menaces ne cessent de croître. 

Si cela peut apporter une aide, a-t-elle précisé, les Iraniens et les familles des Achrafiens assureront les frais de la protection d’Achraf pour que l’adoption d’un budget ne rencontre pas de délai ni de problème dans les procédures administratives et éviter la perte d’autres vies innocentes.


Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 aout 2011