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Affrontements dans divers points de la capitale
Vaste déploiement des forces de répression qui ont arrêté des dizaines de jeunes manifestants dont des femmes
A l’occasion du premier anniversaire du soulèvement du 14 février 2011, marquant la solidarité du peuple iranien avec les soulèvements dans la région et le ‘Printemps arabe’, les habitants de Téhéran se sont rassemblés dans les rues principales, notamment au centre de la capitale aux cris de « mort au dictateur ». Des manifestations ont eu lieu notamment aux alentours de la Place Azadi (liberté), Place et avenue Vali-ye Asr, Place Haft-Hoz à Narmak, Place Imam-Hossein, les rues adjacentes de l’Université de Téhéran, avenue Takht-e Tavous, Place Vanak, le carrefour Kâledj, avenue Eskandari, avenue Khosh-e Shomali et la cité Ekbatan. La veille, un grand nombre d’habitants de Téhéran avaient protesté contre le pouvoir en criant « Allah Akbar » et « mort au dictateur » sur les toits de leurs maisons.

Commencés vers 15 heures mardi, ces rassemblements se sont transformés à de nombreux endroits, en affrontements et escarmouches avec les forces répressives descendues en masse dans les rues et les quartiers de la capitale. Ces manifestations et les affrontements qui les ont suivies ont gagné de l’ampleur à la tombée de nuit. Les forces de répression tabassaient et frappaient violemment les jeunes contestataires faisant usage également du gaz lacrymogène. A certains points, comme le carrefour Kâledj, avenues Vali-ye Asr, Eskandari, Shari’ati, Navab, Place Haft-Hoz, Jamalzadeh, Place dite Haft-e Tir, Place Enghelab (révolution) et le quartier Chahrara, un nombre de jeunes manifestants dont des femmes ont été arrêtés avant d’être embarqués dans des véhicules de police aux fenêtres à grilles métalliques et transféré dans des lieux inconnus.

Craignant l’extension des protestations populaires, le régime moribond des mollahs avait mis en place un dispositif répressif impressionnant pour empêcher les manifestations d’aujourd’hui. La veille, les dernières consignes avaient été communiquées au chef de la brigade dite « Mohammad », attachée au corps des pasdaran dit « Mohammad » chargé de la sécurité de Téhéran.
Certains éléments du dispositif de répression mis en place :
- Etat d’alerte maximal des forces de sécurité et de l’unité spéciale anti-émeute ;
- Le déploiement des forces spéciales antiémeutes et les agents en civil (« lebas-chakhsis ») à l’intérieur du Parc Daneshjou, du ministère du Travail avenue Azadi, et partout au centre de la capitale notamment le long des avenues Enghelab et Azadi ;
- Une vaste utilisation des forces Bassidjis ainsi que des moto-voltigeurs en civil pour attaquer et terroriser la foule dans le but de créer une ambiance globale de la terreur ;
- La coupure du réseau de la téléphonie mobile et de l’Internet

Le Secrétariat du Conseil national de la Résistance
Le 14 février 2012

 

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