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Le vote en Iran renforcera les travaux nucléaires et la répression |
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samedi, 25 juin 2005 |
Reuters, Paris, 25 juin – L’élection d’un ultraconservateur comme
prochain président de l’Iran conduira à davantage de répression dans le
pays et accélèrera les efforts de Téhéran pour se doter de l’arme
nucléaire, a déclaré samedi une dirigeante de l’opposition en exil.
Maryam Radjavi, basée en France, élue présidente par le Conseil
national de la résistance iranienne (CNRI), a affirmé qu’il y avait eu
des fraudes dans l’élection et que le scrutin avait été largement
boycotté.
Le CNRI qui veut évincer les dirigeants religieux de l’Iran, a par le
passé donné des informations exactes sur les sites nucléaires de l’Iran
et forcé Téhéran à lever le voile sur son programme nucléaire.
« Il ne fait aucun doute que le régime des mollahs sortira bien plus
faible » de l’élection, a dit Maryam Radjavi, dont le CNRI est la
branche politique des Moudjahidine, un mouvement de guérilla armé
figurant dans la liste des groupes terroristes des Etats-Unis.
« Il va donc augmenter la répression dans le pays, et accroître le
terrorisme et l’intégrisme religieux à l’étranger », a-t-elle précisé.
Maryam Radjavi a taxé le président élu Mahmoud Ahmadinejad, maire de
Téhéran, de « terroriste et assassin » dont l’appel à la réconciliation
nationale est aussi truqué que le résultat de l’élection.
« Les Iraniens ne se font aucune illusion quand Ahmadinejad appelle à
l’unité », a-t-elle dit par le biais d’un interprète dans une interview
téléphonique.
« Ce qu’il veut dire c’est que les autres factions du régime devraient
le rejoindre lui et son guide suprême dans la répression du peuple
iranien, les aider à exporter le terrorisme à l’étranger et produire la
puissance nucléaire aussi vite que possible. »
Téhéran a gelé son programme d’enrichissement d’uranium, qui pouvait
produire du combustible pour des centrales nucléaires ou des armes,
dans un accord en novembre avec la Grande-Bretagne, la France et
l’Allemagne. Ils avaient offert à l’Iran des avantages pour arrêter et
démanteler le programme.
Radjavi a dit que le Conseil de sécurité de l’ONU devrait adopter des
résolutions contraignantes condamnant le programme nucléaire de l’Iran
et son bilan terroriste. Elle a demandé la fin de la « complaisance »
occidentale avec l’Iran.
« La consolidation complète du pouvoir dans les mains des factions les
plus extrémistes du régime des mollahs est le résultat de la politique
d’apaisement que certains gouvernements ont adopté avec le régime des
mollahs, espérant encouragé et promouvoir les soi-disant modérés au
sein du régime.
« Ça c’est terminé avec un officier des gardiens de la révolution et un terroriste à la tête de l’exécutif », a conclu Radjavi. |