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L’élection démontre l’échec de la politique de complaisance |
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samedi, 25 juin 2005 |

AFP, Paris, 25 juin - La victoire de l'ultra Mahmoud Ahmadinejad à
l'élection présidentielle iranienne est une preuve de l'échec de la
politique de « complaisance » des gouvernements occidentaux vis-à-vis
de la république islamique, a déclaré la présidente du Conseil national
de la résistance iranienne (CNRI) Maryam Radjavi samedi.
« Les gouvernements occidentaux ont un examen de conscience à faire
après l'échec manifeste des années de complaisance. Ils doivent se
demander se qui s'est passé pour avoir maintenant des extrémistes au
contrôle de tous les leviers du pouvoir », a dit Maryam Radjavi dans
une interview téléphonée depuis ses bureaux en banlieue parisienne.
« La consolidation complète du pouvoir dans les mains des éléments les
plus extrémistes est le résultat direct de la politique de complaisance
qui était supposée encourager les soi-disant modérés à émerger... Il
n'y a plus d'excuse pour continuer cette politique. I faut mettre fin
maintenant à la complaisance », a-t-elle déclaré.
« Poursuivre cette politique ne fera qu'encourager les mollahs dans
leur oppression du peuple iranien, leurs efforts pour se doter d'armes
atomiques et leur exportation de l'intégrisme islamique », a-t-elle
ajouté.
L'CNRI est l'aile politique des Modjahedines du peuple d'Iran (OMPI),
qui combat le gouvernement islamique de Téhéran depuis le milieu des
années 1980. L'OMPI a été taxée d'organisation terroriste par les
Etats-Unis et l'Union européenne et Radjavi mène la campagne pour le
retrait de cette marque.
Qualifiant Ahmadinejad de « terroriste, tortionnaire et bourreau »,
Maryam Radjavi a affirmé que l'ancien gardien de la révolution avait
été chargé de diriger une équipe pour assassiner l'écrivain britannique
Salman Rushdie après qu'un décret religieux ait été prononcé contre lui
en 1989.
« L'arrivée au pouvoir d'un terroriste et d'un assassin connu montre au
monde que l'histoire aussi longue que tortueuse de la soi-disant
réforme (en Iran) n'est rien de plus qu'un voyage du fascisme religieux
vers davantage de fascisme religieux », a ajouté Maryam Radjavi.
« Mais le moins qu'on puisse dire d'un ultraconservateur comme lui
c'est que les gouvernements occidentaux ne peuvent plus maintenir leurs
illusions sur la nature du régime des mollahs. Le régime ne peut
changer et ne changera pas. »
« Il est temps pour les gouvernements occidentaux de cesser de se
mettre du côté des mollahs et de commencer à se mettre du côté de la
résistance », a-t-elle déclaré.
Ahmadinejad, 49 ans, est le maire de Téhéran. Il a eu une victoire
convaincante sur l'ancien président Akbar Hachemi Rafsandjani, au
second tour de la course présidentielle de vendredi. |