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La Résistance iranienne appelle le gouvernement autrichien à révéler le rôle d’Ahmadinejad |
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mercredi, 06 juillet 2005 |
La Résistance iranienne appelle le gouvernement autrichien à révéler le
rôle d’Ahmadinejad et d’autres dirigeants de Téhéran dans le meurtre de
dissidents
Dans une lettre à la ministre autrichienne de l’Intérieur Mme Liese
Prokop, M. Mohammad Mohadessine, président de la commission des
Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance étrangère, l’a
appelé à faciliter l’enquête sur le rôle du nouveau président des
mollahs Mahmoud Ahmadinejad et d’autres dirigeants de ce régime dans
l’assassinat de dissidents à Vienne.
A la suite des révélations sur le rôle d’Ahmadinejad dans les meurtres
de Vienne et l’appel de personnalités politiques autrichiennes pour
l’ouverture d’une enquête sur ces crimes, certains cercles autrichiens
ont demandé de mettre un terme à toute enquête. Un site officiel du nom
de Baztab, géré par l’ancien commandant en chef des pasdarans et actuel
secrétaire du Conseil de discernement des intérêts de l’Etat, Mohsen
Rezaï, a écrit que l’enquête aurait un impact néfaste sur la signature
de contrats lucratifs avec Téhéran.
M. Mohadessine a invité Mme Prokop à rester ferme face à ces pressions
et de ne pas permettre que les principes et les droits de l’homme les
plus élémentaires, pour lesquels des millions d’Européens ont sacrifié
leurs vies, soient piétinés. Fermer les yeux sur ces crimes
terroristes, a-t-il dit, ne fait qu’encourager le régime à utiliser le
terrorisme comme un instrument de politique étrangère.
Le président de la commission des affaires étrangères du CNRI a ajouté
que “ces seize dernières années, le peuple iranien dans le pays et les
militants de la résistance et les dissidents à l’étranger ont
payé un lourd tribut à la politique de complaisance de l’Union
européenne. L’assassinat de plusieurs dissidents à Vienne, dont le Dr.
Abdurrahman Ghassemlou, et le meurtre de dizaines d’autres opposants en
Suisse, en Italie, en France, en Turquie, à Chypre, à Dubaï, etc., par
des terroristes envoyés de Téhéran ont été le résultat direct de la
politique de complaisance catastrophique.”
En 1986, Ahmadinejad rejoignait la Brigade spéciale des pasdarans à la
Garnison Ramazan, de Kermanchah. La garnison avait été mise en place
par la direction des renseignements des pasdarans en 1986. Elle était
chargée des opérations spéciales et des attaques terroristes en Irak et
à l’étranger. Ahmadinejad a ensuite été recruté par le commandant de la
garnison qui était à l’époque le général Mohammad Jafar Sahraroudi pour
prendre part à l’assassinat de Ghassemlou, alors Secrétaire général du
parti démocrate du Kurdistan d’Iran. Sahraroudi dirigeait l’équipe sur
le terrain et a été blessé durant l’opération. Les autorités
autrichiennes cependant l’avaient renvoyé avec ses complices à Téhéran.
Ahmadinejad dirigeait l’autre équipe et s’était occupé des armes et des
munitions que lui avait remises l’ambassade d’Iran à Vienne.
En 1997, un tribunal de Berlin donnait des preuves et des
documents indéniables qui impliquaient le guide suprême des
mollahs Ali Khamenei et Akbar Hachemi Rafsandjani dans l’assassinat de
dissidents à l’étranger.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 6 juillet 2005 |