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La nomination d’un nouveau chef des FSE, un pas majeur vers davantage de répression |
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lundi, 11 juillet 2005 |
Le guide suprême Ali Khameneï a nommé le général Ismail Ahmadi
Moghaddam à la tête des Forces de sécurité de l’Etat, les FSE. Il
était déjà le commandant en second du bassidj paramilitaire et
commandant des forces du Grand Téhéran. Il a aussi joué un rôle
essentiel dans la répression des femmes, des jeunes et des étudiants à
Téhéran.
La nomination d’Ahmadi Moghadam et la mise des FSE sous la coupe du
corps des pasdarans et du Bassidj, visent à augmenter le climat de
terreur dans la société et faire face à la vague croissante de
mécontentement et de protestation à l’intérieur du pays.
Dans son
décret, Khameneï a souligné que le rôle primordial des FSE était "de
générer la sécurité dans l’ensemble du pays au niveau que mérite la
république islamique”.
Ahmadi Moghadam a étroitement collaboré avec le nouveau président
Mahmoud Ahmadinejad quand ils étaient tous les deux affectés à la
garnison Hamzeh, située dans le nord-est du pays, à Oroumieh. Ils
étaient alors chargés de la répression des Kurdes iraniens dans les
années 1980.
Exprimant son soutien à Ahmadinejad, il avait déclaré en 2004, “avec le
genre de travail qu’il a fait, le maire de Téhéran, a gagné sa
popularité et son attraction parmi le peuple et il doit nous
servir d’exemple.”
Ahmadi Moghaddam et les forces sous son commandement ont rempli une
tâche essentielle dans la farce électorale présidentielle pour assurer
la victoire d’Ahmadinejad. Des autorités et des medias avaient protesté
contre ses propos de mobilisation du Bassidj paramilitaire pour frauder
et bourrer les urnes en faveur d’Ahmadinejad. Il a démenti ces
accusations en disant que « cela fait partie de la campagne dirigée
contre le Bassidj. Il y a des personnes qui veulent créer des crises
avant même l’annonce du résultat des élections. »
Lors d’une réunion du Bassidj dans la ville de Khomein il y a deux ans,
Ahmadi Moghaddam avait vigoureusement soutenu la prise de l’ambassade
américaine à Téhéran. “Il y a des gens dans le pays qui ont tourné le
dos à l’imam Khomeiny et qui regrettent aujourd’hui d’avoir un jour
sauté le mur du nid d’espion américain,” avait-il affirmé.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 juillet 2005 |