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Manifestation à Téhéran - Iran |
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mercredi, 13 juillet 2005 |
Communiqué n°2
Les mollahs ont recours à une répression brutale pour empêcher la manifestation de développer à Téhéran
Craignant le développement de la manifestation hostile au pouvoir
d’hier à Téhéran, le régime » des mollahs a déployé des milliers de
forces répressives, y compris les Forces de sécurité de l’Etat (FSE),
des officiers en civil et des agents du ministère des renseignements,
pour réprimer dans la violence les protestataires, particulièrement les
femmes et les jeunes.
La protestation qui avait commencé à 17h00, a rapidement grossi en
plusieurs milliers de personnes, avec de nombreux jeunes qui l’ont
rejoint. La manifestation soutenait les prisonniers politiques
Moudjahidine et autres. Un grand nombre de ces prisonniers sont en
grève de la faim depuis plusieurs semaines.
Au début de la manifestation, plus de 1500 forces répressives,
armées de matraques et de gaz lacrymogènes, ont chargé la foule et ont
battu sauvagement les manifestants.
Malgré la violence de la répression, les protestataires continuaient de
chanter : « A bas la dictature », « Liberté, liberté », « Libérez tous
les prisonniers politiques », « Nous ne voulons pas du règne de la
force, de la police et des mercenaires ». La foule n’a pas hésité à se
battre contre les agents et à en passer quelques uns à tabac. Dans
certains quartiers, comme la rue Favardine, les jeunes ont incendié des
pneus et monté des barricades pour arrêter les charges des agents.
Vers 19h00, le régime a envoyé des centaines d’unités anti-émeutes à
motos sur la place Enghelab et dans la rue du même nom, le centre des
principaux affrontements qui se sont prolongés dans les rues Kargar, 16
Azar, Brown, Favardine et Fakhr-e Razi jusqu’à 20h30. Des centaines de
personnes ont été blessées et tabassées et des centaines d’autres ont
été arrêtées et emmenées vers des destinations inconnues.
Un commandant des FSE, le colonel Mohamoud Jafar-Nassab, en
colère et terrifié que des manifestants aient « brandi les portraits de
Radjavi », disait à ses subordonnés de déchirer rapidement les
pancartes. Un sergent qui a refusé d’attaquer des jeunes filles et des
vieilles femmes a été sanctionné et arrêté sur place par son commandant.
Dans un message aux prisonniers Moudjahidine et aux autres dissidents,
ainsi qu’aux jeunes de Téhéran, Maryam Radjavi, la présidente élue de
la Résistance iranienne, les a salué pour avoir brisé le climat de peur
et pour avoir contré les mesures répressives mises en place par les
mollahs. « Aucun pouvoir ne peut empêcher le peuple iranien de résister
pour la démocratie et la souveraineté populaire et arrêter le désir des
jeunes pour une société nouvelle et des changements démocratiques »,
a-t-elle dit.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 juillet 2005 |