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Iran-Radjavi : Les juges français n’ont pas cédé à la pression de Téhéran PDF  | Print |  E-mail
mercredi, 21 juin 2006

Iran-Radjavi : Les juges français n’ont pas cédé à la pression de TéhéranCNRI – Maryam Radjavi a donné une interview sur RFI en langue anglaise le 18 juin pour donner son sentiment sur la décision de la justice française de lever les restrictions qui la touchaient dans le cadre du contrôle judiciaire :

La décision de la cour d’appel de Paris de lever les restrictions sur les membres du principal groupe d’opposition iranien a bouleversé Téhéran. Les dirigeants du Conseil national de la Résistance iranienne basé à Auvers-sur-Oise, près de Paris, sont désormais libres de communiquer entre eux, de se déplacer en France et de voyager à l’étranger. Vendredi dernier, un tribunal français a décidé d’annuler les restrictions sur les voyages imposées à 17 de ses membres suite à un raid de police au quartier général de l’organisation il y a trois ans.

Les autorités en Iran estiment que cette décision revient à donner le feu vert au terrorisme et à la violence. Maryam Radjavi, dirigeante du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré qu’elle était heureuse que les juges français ne cèdent pas à la pression de Téhéran.

Maryam Radjavi : « Cette décision prouve une fois de plus que ce dossier est vide. Les restrictions étaient dénuées de tout fondement. Chaque fois que les juges français enquêtent sur nos activités, ils concluent que notre organisation a un visage humain. Les juges réfutent les allégations selon lesquelles notre organisation a des liens avec le terrorisme. Ils en viennent aussi à déterminer que nous ne sommes pas une secte. La cour va montrer que les juges français sont indépendants. »

La cour n’a pas levé toutes les restrictions. Les membres du Conseil national de la Résistance iranienne n’ont toujours pas le droit de rentrer en contact avec les 122 donateurs d’Iran Aide, association de collecte d'argent proche des Moudjahidine du Peuple. L’organisation demeure cependant en examen pour des accusations d’activités de financement. Radjavi affirme que ces allégations n’ont aucun fondement et qu’elles sont destinées à gagner le soutien de Téhéran.

Maryam Radjavi : « Les restrictions imposées à nos membres font partie d’une vaste politique d’affaires étrangères française qui fait tout pour plaire aux mollahs. Mais cette politique à échoué. Les mollahs sont non seulement une menace pour les Iraniens, mais aussi pour le monde entier. J’espère sincèrement que le gouvernement français va abandonner sa politique de complaisance envers le régime iranien et commencer à soutenir les Iraniens. »

Maryam Radjavi a affirmé que les déclarations controversées du président iranien Mahmoud Ahmadinejad renforçaient le besoin de la présence de groupes d’opposition, ajoutant qu’être opposant au régime en Iran n’était pas une chose aisée.

Maryam Radjavi : « Ahmadinejad opprime le peuple, il étouffe toutes les manifestations organisées par l’opposition. Il a envoyé la police il y a huit jours pour mettre fin à une manifestation organisée par un groupe de défense des droits des femmes à Téhéran. Le Conseil national de la Résistance iranienne est une coalition de groupes qui luttent pour un changement démocratique en Iran. Ce que nous voulons, c’est la liberté et la démocratie en Iran, ainsi qu’une république laïque. »

Maryam Radjavi, dirigeante du Conseil national de la Résistance iranienne

 
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