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La population de Sanandaj manifeste contre la répression au Kurdistan |
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lundi, 01 août 2005 |
Plusieurs morts, dont deux enfants
Lundi soir, un grand nombre d’habitants de la ville de Sanandaj
(capitale de la province du Kurdistan d’Iran) ont manifesté contre la
politique répressive de la dictature religieuse, particulièrement la
répression sanglante des manifestants de la semaine dernière à
Mahabad, Sardacht, Piranchahr, Ochnavieh, Divandareh et Baneh qui
protestaient contre la torture et le meurtre d’un activiste kurde,
Seyyed Kamal Seyyed Ghaderi (connu sous le nom de Shoaneh).
En solidarité avec les manifestants, un grand nombre de commerçants
avaient baissé leurs rideaux et fermé le Bazaar de la ville. Lançant
des slogans hostiles au pouvoir, les habitants ont manifesté sur les
places Esteghlal (Indépendance) et Nobovat, et dans les rues Safari,
Six Bahman, Taj Ferdows, Chapour, Farah et Vakil, ainsi que dans les
quartiers Gendarmerie, Namaki et Bardacht.
Le régime des mollahs avait mis toutes les forces répressives de
Sanandaj en état alerte et envoyé des unités anti-émeutes en renfort
depuis les villes d’Ispahan et de Kermanchah.
Craignant que les protestations ne se répandent, les Forces de sécurité
de l’Etat (FSE) et les unités anti-émeutes ont chargé les manifestants
et ouvert le feu sur la foule. Plusieurs personnes, dont deux enfants,
ont été tuées et des dizaines d’autres blessés.
Malgré la sauvagerie, les protestataires se sont battus contre les FSE.
Les affrontements se sont étendus aux rues de Pasdaran, Ferdowsi,
Hassan Abad, Kechavarz, Abidar, Charif-Abad, Chapour et Taleghani,
ainsi que dans le boulevard du Kurdistan. Les heurts les plus violents
ont éclaté sous le pont principal de la ville, mollah Veissi.
Durant les affrontements, le poste de police 21, plusieurs véhicules et
motos des FSE ont été incendiés. De nombreux bâtiments et banques du
pouvoir, dont la branche centrale de la banque nationale iranienne, ont
été endommagés. Des unités anti-émeutes ont arrêté des dizaines de
jeunes et les ont emmenés vers des lieux inconnus.
La présidente de la République élue de la Résistance iranienne Maryam
Radjavi a salué le peuple courageux de Sanandaj et du Kurdistan et
appelé les habitants des autres villes à leur porter secours. Elle a
aussi exhorté les organisations internationales des droits de l’homme à
condamner la répression brutale à Sanandaj et à prendre des mesures
pour sauver la vie des personnes arrêtées.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 août 2005 |