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Le Canada rejette la responsabilité des violences au Liban sur la Syrie et l’Iran PDF  | Print |  E-mail
mercredi, 19 juillet 2006

Le Canada rejette la responsabilité des violences au Liban sur la Syrie et l’IranAgence France Presse, Ottawa – Tandis que des milliers de Canadiens se préparent à fuir les violences au Liban, le ministre des Affaires étrangères canadien, Peter MacKay, a accusé lundi la Syrie et l’Iran d’attiser la crise tout en appelant le Hezbollah à cesser ses agressions contre Israël.

« L’enlèvement de soldats israéliens a donné un coup d’élan à la crise », a déclaré MacKay dans une interview avec l’AFP.

« Le Hezbollah a aggravé la situation. Ils l’ont provoquée et soyons francs, ils sont opposés à la paix par principe. Ils sont agressifs et provocateurs et maintenant des civils, dont des civils canadiens, en paient le prix », a-t-il dit.

Les forces israéliennes pilonnent des cibles au Liban depuis le milieu de la semaine dernière après le groupe militant du Hezbollah ait capturé deux soldats israéliens et commencé à lancer ses propres missiles contre Israël.

Le Canada envoie six navires charters dans le cadre probablement de sa plus grande opération de sauvetage depuis la seconde Guerre mondiale afin d’évacuer des milliers de Canadiens pris dans le conflit entre les forces israéliennes et les militants libanais, selon les hauts responsables.

Presque 50 000 Canadiens, un grand nombre ayant la double nationalité libanaise, ont été pris dans les violences, estime MacKay. Huit Canadiens sont morts dans les attaques.

Lorsqu’on lui a demandé si l’Iran et la Syrie attisaient  la crise, MacKay a répondu : « Cela ne fait aucun doute ».

« Le Hezbollah et le Hamas jouissent d’un large soutien dans ces deux pays. Certaines des armes utilisés par les deux groupes proviennent de ces pays. »

Lundi, les médias canadiens ont déclaré que le gouvernement conservateur du Premier ministre Stephen Harper allait probablement faire face à une réaction brutale des électeurs en raison de son soutien obstiné pour Israël et son refus de porter la responsabilité de la mort de Canadiens sur l’Etat juif.

Harper a déclaré à la presse à l’occasion du sommet du Groupe des Huit qu’Israël avait été « victime de la première attaque », en référence à l’enlèvement de deux soldats israéliens et d’attaques de roquettes répétées en Israël. Plus tôt, il a affirmé que la réponse militaire israélienne était justifiée.

Pendant le week-end, des milliers de personnes à Ottawa, Toronto et Montréal ont protesté contre la position de Harper dans le conflit au Moyen-Orient.

Mayssoon El-Akhras, soeur de l’un des Canadiens décédés, en pleurs lors d’une conférence de presse, a supplié Harper « de se ranger de notre côté et de dire la vérité à propos d’Israël, de dire qu’Israël a détruit ma famille au Liban que le Hezbollah tentait de protéger ».

MacKay a affirmé à l’AFP qu’il était préoccupé par l’évacuation des Canadiens « sans parler de la situation politique dans le pays ».

Il a souligné que toutes les parties du conflit au Moyen-Orient devaient faire preuve de « la plus grande modération ».

« Toute l’attention doit se porter sur la désescalade de la violence… le retour des soldats israéliens et la fin des bombardements du territoire israélien. Cela nous mènerait vers une coopération et des efforts plus grands qui déboucheraient sur une solution diplomatique », a-t-il dit.

MacKay a également fait remarquer qu’il était trop tôt pour discuter de la possibilité d’envoyer des soldats de la paix dans la région : « Nous n’en sommes pas encore à ce point ».

 
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