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Iran-UE : Mise en garde de l’UE sur les négociations PDF  | Print |  E-mail
samedi, 03 septembre 2005
Hossein Abedini a LondreWashington Times, 2 septembre – l’Union européenne hier a appelé l’Iran à retourner à la table des négociations pour discuter de son programme nucléaire et a menacé de déférer Téhéran devant le Conseil de Sécurité de l’ONU pour des sanctions, s’il n’obtempère pas.

Lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont informé les nations du boc de l’échec des négociations avec Téhéran et ont dit que l’intervention des Nations Unies pourraient pourrait bien devenir la seule option.

« Nous sommes prêts à aller à New York si nécessaire », a dit le chef de la politique étrangère de l’UE Javier Solana.

L’union des 25 nations européennes donnerait à l’Iran jusqu’à la réunion du  19 septembre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne, en Autriche, pour retourner à la table des négociations sur certaines de ses activités atomiques qui peuvent aussi servir à faire des armes nucléaires. Téhéran insiste pour dire que son programme vise seulement à produire de l’électricité.

« Nous ne pouvons pas nous permettre un temps mort quand il s’agit de notre sécurité », a déclaré le chef de la diplomatie allemande Joschka Fischer, soulignant la nécessité d’agir de toute urgence.

Bien que le Conseil de sécurité ait le pouvoir d’imposer des sanctions, la Chine s’oppose à déférer le dossier devant le conseil et pourrait utiliser son veto pour bloquer une résolution sanctionnant l’Iran.

Une réunion d’urgence de l’AIEA sur l’Iran le mois dernier n’avait pas déféré Téhéran devant le conseil, et avait demandé à la place au chef de l’agence nucléaire, Mohamed AlBaradeï, de faire un rapport le lendemain aux membres de la direction de l’agence sur les activités de l’Iran.

Après avoir discuté de la question avec les ministres des affaires étrangères, le commissaire aux relations extérieures de l’UE, Benita Ferrero-Waldner a insisté hier pour dire que la porte des négociations restait ouverte à Téhéran.

« « Nous sommes toujours prêts à chercher une solution négociée pour cette question nucléaire. Mais les Iraniens ne devraient pas faire l’erreur de sous-estimer la force de … l’Europe. Personne ne veut aller au Conseil de Sécurité, mais ça risque d’être inévitable s’il ne coopère pas », a-t-elle dit à la presse.

A Londres, le Conseil national de la résistance iranienne a dit que Téhéran avait obtenu 20 kg de béryllium de la Chine l’an dernier. Le béryllium peut être utilisé dans le développement des armes atomiques, réduisant de près d’un tiers le besoin en uranium enrichi ou en plutonium.

Il n’y a pas eu de commentaires du gouvernement iranien. Les autorités de l’AIEA, qui surveille les activités nucléaires de l’Iran pour des signes d’un programme d’armement, disent n’avoir aucun commentaire sur ces affirmations.

 
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