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Plan sur les libertés et les droits des femmes iraniennes |
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vendredi, 27 mai 2005 |
Adopté: en avril 1987
Dans ses sessions des 15, 16 et 17 avril 1987, le Conseil national de
la Résistance iranienne a adopté à l'unanimité un plan concernant les
libertés des femmes. Ces sessions, tenues en Irak étaient présidées par
M. Radjavi, président du CNRI, en présence également de Mme Maryam
Radjavi, co-dirigeante de l'organisation de Modjahedines du peuple
d'Iran.
Le Conseil a exprimé son appréciation "du sacrifice admirable et
de la résistance inoubliable des femmes iraniennes Modjahedines et
combattantes contre le régime anti-humanitaire de Khomeiny". Il a
ratifié un plan en treize points intitulé la "déclaration du Conseil
national de la Résistance iranienne sur les libertés et les droits des
femmes".
Tout comme pour les autres ratifications du Conseil concernant la
période de l'après-Khomeiny, la déclaration détermine le plan d'action
du futur Gouvernement Provisoire. Il faut souligner le fait que même
les libertés et les droits les plus fondamentaux, y compris le plan du
CNRI, sont actuellement niés par le régime de Khomeiny tant
officiellement et publiquement que dans la pratique; les femmes
iraniennes ne jouissent actuellement d'aucun de ces droits.
En voici les différents points :
1. Droit d'élire et d'être élue dans toutes les élections et droits de vote dans tous les scrutins.
2. Droit au travail et au libre choix du métier. Droit d'accéder à tous
les rangs, tous les postes et toutes les professions publiques et
étatiques, y compris la présidence de la République, et à toutes les
instances de la magistrature.
3. Droit d'exercer librement les activités sociales et politiques, de
voyager et de se déplacer sans l'autorisation de quiconque.
4. Droit du libre choix de la tenue vestimentaire.
5. Droit de jouir, sans discrimination, de toutes les possibilités
éducatives, sportives et artistiques et droit de participer à toutes
les compétitions sportives et à toutes les activités artistiques.
6. Reconnaissance des organisations féminines, aide aux femmes à s'organiser volontairement dans l'ensemble du pays.
7. Octroi du salaire égale aux hommes à travail égal. Interdiction de
toute discrimination à l'embauche et dans l'exercice du travail.
Jouissance égale dans divers avantages identiques : congés payés,
retraite, incapacité, allocations familiales et assurance chômage,
jouissance de certains avantages spécifiques : congés de maternité
payés, facilités accordées pour la grossesse, l'accouchement et la
garde des enfants.
8. Liberté totale dans le choix du mari et dans le mariage qui ne sera
célébré qu'après consentement mutuel et sera enregistré par les
autorités légales. Le mariage avant l'âge légal est interdit; il est
également interdit d'imposer toute contrainte aux femmes dans la vie
familiale.
9. Droit égal au divorce. le divorce doit être prononcé par les
autorités juridiques compétentes. Les femmes et les hommes ont les
mêmes droits pour présenter les raisons du divorce. Les modalités de la
garde des enfants, la façon dont leur vie doit être assurée et le
partage de s biens seront déterminés dans la sentence du divorce.
10. L'assistance aux veuves, aux femmes divorcées et aux enfants à leur
charge, sera assurée par le régime de sécurité sociale du pays.
11. Abolition des inégalités juridiques dans le domaine du témoignage, de la tutelle, de la garde des enfants et de l'héritage.
12. Interdiction de la polygamie.
13. Interdiction de toute exploitation sexuelle de la femme sous
quelque prétexte que ce soit, et abolition de toutes les traditions,
règles et lois permettant aux parents, tuteurs ou toute autre personnes
de céder une jeune fille ou une femme, au nom du mariage ou à un autre
titre à autrui, pour la jouissance sexuelle ou l'exploitation. |