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Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) |
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vendredi, 27 mai 2005 |
Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) une vaste
coalition d'organisations, de groupes et de personnalités démocratiques
iraniens, a été fondé en 1981 à Téhéran à l'initiative de Massoud
Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne.
Le CNRI compte 540 membres, avec notamment les représentants des
minorités ethniques et religieuses comme les Kurdes, les Baloutches,
les Arméniens, les Juifs et les Zoroastriens. Il représente un vaste
éventail des tendances politiques en Iran. Parlement en exil, le CNRI a
pour objectif l'instauration d'un gouvernement démocratique, laïque et
de coalition en Iran.
Les femmes forment 52% des membres du Conseil. Cinq organisations sont
aussi membres du CNRI, dont les Modjahedines du peuple d'Iran, le
groupe de résistance le plus grand et le plus populaire à l'intérieur
de l'Iran.
- Des prises de décision démocratiques
Tous les membres du Conseil possèdent une voix. Toutes les décisions sont adoptées à une simple majorité.
- Un gouvernement provisoire de six mois
Les 25 commissions du Conseil forment la base du gouvernement
provisoire de coalition après le renversement des mollahs. Chaque
commission est présidée par une éminente personnalité politique,
experte dans son domaine.
Le gouvernement provisoire ne restera au pouvoir que six mois est sa
tâche principale est d'organiser des élections libres et équitables
pour une assemblée nationale législative et constituante afin de
transférer le pouvoir aux représentants du peuple d'Iran.
- La présidente de la République élue de la Résistance :
En août 1993, le CNRI a élu à l'unanimité Mme Maryam Radjavi présidente
de la République pour la période de transition. Son mandat consiste à
superviser le transfert pacifique du pouvoir au peuple iranien après le
renversement du régime. Mme Radjavi est née en 1953 à Téhéran. Elle est
ingénieur en métallurgie. Le chah a exécuté l'une de ses sœurs et le
régime de Khomeiny en a assassiné une autre qui était enceinte. Mme
Radjavi était une des dirigeantes du mouvement étudiant opposé au chah
dans les années 1970.
C'est dans un meeting de 15.000 Iraniens à Dortmund en Allemagne et
devant des dizaines de milliers d'autres dans le monde via des
retransmissions satellites, le 16 juin 1995, que Mme Radjavi a annoncé
sa "Charte des Libertés fondamentales pour l'Iran de demain". En juin
1996, Mme Radjavi s'adressait à 25.000 Iraniens rassemblés à Earls
Court à Londres
Formation du Front de solidarité nationale pour le renversement de la dictature religieuse en Iran
Dans une session plénière de deux jours en novembre 2002, le CNRI a
adopté un plan pour former le "Front de solidarité national pour le
renversement de la dictature religieuse en Iran". Le front rassemblera
tous les Iraniens et "républicains" qui "font campagne pour un régime
démocratique, indépendant et séculaire".
Le Conseil s'accorde à dire que les perspectives pour le renversement
du régime nécessite une solidarité nationale toujours plus grande parmi
les Iraniens; un fait qui a poussé le CNRI à adopter la formation du
Front.
Mme Maryam Radjavi a dit du Front qu'il "reflète les désirs
démocratiques les plus profonds du peuple iranien, au-delà des
idéologies, convictions, religions et ethnies qui transcendent tous les
intérêts politiques et partisans".
Le programme
Le CNRI adhère à la Déclaration universelle des droits de l'homme et
aux conventions qui s'y rapportent dont “la liberté d'association, la
liberté de pensée et d'expression, des media, des partis politiques,
des syndicats, des conseils, de cultes, la liberté de profession, et la
prévention de toute violation des droits et des libertés individuelles
et sociales."
Le CNRI reconnaît "le droit des femmes à élire et être élues dans tous
les scrutins et le droit de vote dans tous les référendums", "le droit
à l'emploi et au libre choix de la profession et le droit d'occuper
n'importe quelle fonction dans n'importe quelle profession publique ou
gouvernementale, y compris la présidence de la République et dans la
magistrature", "le droit de choisir librement ses vêtements" et le
droit d'utiliser, sans discrimination aucune, l'ensemble des ressources
éducatives, sportives, artistiques et de formation, ainsi que le droit
de participer à toutes les compétitions sportives et activités
artistiques."
Le Conseil accepte le capitalisme national et le bazar, ainsi que la
propriété et les investissements privés et personnels. Il souligne la
nécessité d'utiliser les dernières découvertes scientifiques et
techniques et considère les relations avec les pays industriels
nécessaires à la reconstruction de l'économie iranienne.
Le CNRI croit dans la séparation de la religion et de l'Etat.
Conformément à ses plans, "toute forme de discrimination contre les
adeptes des religions et cultes divers dans la jouissance de leurs
droits individuels et sociaux sont interdites. Aucun citoyen ne
bénéficiera de privilèges ou ne sera soumis à une privation pour sa
candidature à une élection dans un suffrage, pour un emploi, dans
l'enseignement, pour devenir juge ou pour tout autre droit individuel
et social pour des raisons de croyance ou non-croyance dans une
religion ou un culte particulier".
- Les minorités nationales :
Le CNRI reconnaît les droits de toutes les minorités ethniques et
nationales. Il a adopté un plan pour l'autonomie du Kurdistan iranien,
spécifiant que "l'administration de toutes les affaires de la région
autonome du Kurdistan", excepté celles concernant les affaires
étrangères, la défense nationale, la sécurité nationale, le commerce
extérieur et les douanes "tombaient sous le coup de l'autorité des
organes autonomes".
- Les relations internationales:
La politique étrangère du Conseil est basée sur l'indépendance, le
respect de la Charte des Nations Unies, des conventions et des traités
internationaux, le bon voisinage, la coopération régionale et
internationale et la non-ingérence dans les affaires intérieures des
autres pays. Le CNRI soutient le processus de paix au Moyen-Orient et
s'engage à maintenir et à protéger la paix et la tranquillité dans la
région et condamne toute agression et expansionnisme. Le Conseil
s'oppose à la prolifération nucléaire et à la production d'armes de
destruction massive et des missiles balistiques.
Ces vingt dernières années, le CNRI a bénéficié d'un vaste soutien dans
les cercles politiques à travers le monde. Plusieurs milliers de
parlementaires, de dirigeants politiques et de responsables de partis
en Europe et aux Etats-Unis ont soutenu le CNRI comme une alternative
démocratique et viable contre la dictature des mollahs en Iran.
Des majorités au Congrès des Etats-Unis et dans les parlements de
Grande-Bretagne, d'Italie, de Belgique, du Luxembourg, de Suède, de
Norvège du Parlement européen et de nombreux parlementaires danois,
français, allemands, hollandais et suisse ont déclaré leur soutien au
CNRI et à sa présidente de la République élue.
Soutien en Europe :
Juillet 2004 : Une majorité de députés belges appelle au retrait
du nom des Modjahedines de la liste des organisations terroristes de
l’Union européenne
Juin 2004 : Une majorité de députés du parlement luxembourgeois
appelle l’Union européenne à retirer le nom des Modjahedines de la
liste des organisations terroristes
Juin 2004 : 41 membres (une majorité) du Sénat belge appelle
l’Union européenne à retirer le nom de la principale opposition
iranienne, les Modjahedines du peuple d’Iran, de la liste du terrorisme.
Avril 2004 : Plus de 120 membres du parlement européen publient
une déclaration condamnant la « détérioration » de la situation des
droits de l’homme en Iran et appelant l’Union européenne à retirer
l’organisation des Modjahedines du peuple d’Iran de sa liste des
groupes terroristes.
Mars 2004 : 318 membres du parlement italien réaffirment que les
Modjahedines du peuple d’Iran « posent la plus grande menace au régime
des mollahs et sont l’obstacle le plus sérieux à la mise en place d’une
dictature religieuse en Irak par le régime de Téhéran»
Janvier 2004 : 305 parlementaires britanniques demandent le
retrait du nom des Modjahedines de la liste du terrorisme de l’Union
européenne et s’opposent à l’expulsion d’Irak de l’OMPI.
Juillet 2002: 453 membres des deux chambres du parlement
britannique: “Il faut respecter le droit du peuple iranien à s'opposer
à ceux qui les terrorisent… Le Conseil national de la Résistance
iranienne, la coalition qui mène campagne pour un gouvernement
démocratique, laïque et pluraliste, défie ce terrorisme interne."
Juin 2002: Une majorité du parlement du Luxembourg
“Nous soutenons les objectifs du Conseil national de la Résistance iranienne pour un gouvernement démocratique et séculaire."
Mars 2002: Une majorité du parlement italien
“La lutte menée par les Modjahedines a été reconnue par des milliers de
parlementaires à travers le monde comme "l'antithèse de l'intégrisme et
du terrorisme". C'est une résistance légitime qui a ouvert de nouvelle
perspectives pour un changement fondamental vers la démocratie en Iran."
Mars 2002: Une majorité du parlement belge
“L'intégrisme islamique, dont le Coeur bat à Téhéran, est la principal
menace à la paix mondiale… Soutenir les buts démocratiques du Conseil
national de la Résistance iranienne conduira à la paix et à la
tranquillité dans la région et aux respect des droits de l'homme en
Iran."
Soutien aux Etats-Unis
Novembre 2002: 150 membres de la Chambre des Représentants
américaine ont exprimé leur soutien aux objectifs démocratiques du
Conseil national de la Résistance iranienne et de sa présidente de la
République élue, Mme Maryam Radjavi.
Août 2001: 32 sénateurs américains: "La politique américaine
devrait se tourner vers ceux qui oeuvrent pour l'instauration d'un
système pluraliste et démocratique dans le pays. Soutenir les objectifs
démocratiques du Conseil national de la Résistance et de sa présidente
de la République élue, Mme Maryam Radjavi, dont la majorité des
Iraniens soutiennent les objectifs, peut contribuer à la paix, aux
droits de l'homme et à la stabilité régionale."
Octobre 2000: 228 membres de la Chambre des Représentants
américaine: "Ce n'est que notre soutien aux aspirations du peuple
iranien pour un changement fondamental et aux objectifs démocratiques
du Conseil national de la Résistance iranienne qui peut contribuer à la
promotion de la paix, des droits de l'homme et de la stabilité dans
cette partie du monde."
Juillet 1992: 219 membres de la Chambre des Représentants
américaine: “Cette résistance est la solution au phénomène de
l'intégrisme fanatique. Nous sommes convaincus que soutenir le Conseil
national de la Résistance contribuera à instaurer la paix et la
stabilité pour tous les pays de la région." |
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