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Iran-ONU : Le 3e comité de l’Assemblée général condamne les violation des droits de l’homme en Iran |
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samedi, 19 novembre 2005 |
Maryam Radjavi: Cette résolution ne laisse aucune excuse pour la complaisance avec les mollahs
Il faut saisir le conseil de sécurité sur la situation des droits de l’homme en Iran
Le 3e comité de l’Assemblée générale de l’ONU vient d’adopter une
résolution, la 52e par les divers organes onusiens, condamnant la
poursuite des violations des droits de l’homme en Iran. La majorité des
Etats membres ont voté en faveur de cette résolution. Le texte
condamne vigoureusement l’usage continu de la torture et des châtiments
cruels, la poursuite des exécutions publiques et sur une large échelle
des autres exécutions. Il déplore en particulier l’exécution de
personnes ayant commis des délits avant l’age de dix-huit ans, ainsi
que les violations de la liberté de réunion et d’expression, des droits
des femmes et des minorités ethniques et religieuses.
La résolution a été adoptée malgré le déploiement par le régime
des mollahs de l’ensemble de ses ressources diplomatiques, avec
l’assistance de nombreux autres Etats violateurs des droits de l’homme
pour empêcher ce vote. Cette résolution est, cependant, de manière
significative plus dure que celle de l’an dernier et a été approuvée
par une plus grande majorité. Elle a été soutenue par 45 pays et a
obtenu le vote favorable de 77 pays.
Maryam Radjavi, présidente de la République élue de la Résistance
iranienne, a dressé ses félicitations au peuple iranien pour la
condamnation des violations flagrantes et systématiques des droits de
l’homme par le régime des mollahs. Elle a ajouté que cette résolution
ne reflète qu’une petite part des crimes de la dictature religieuse,
mais qu’elle indique la reconnaissance par la communauté internationale
de la montée sans précédent des violations des droits de l’homme en
Iran.
Mme Radjavi a estimé que cette 52e résolution de l’ONU ne laisse aucune
excuse pour la complaisance avec ce régime médiéval et montre que la
politique du dialogue des droits de l’homme a échoué. Cette politique
qui n’a fait qu’encourager les mollahs dans leurs violations des droits
de l’homme, doit être abandonnée.
Mme Radjavi a rappelé que la résistance iranienne avait souligné
qu’avec l’arrivée d’Ahmadinejad à la présidence, ce régime allait
intensifier la répression de la population et déclarer la guerre à la
communauté internationale en exportant le terrorisme et l’intégrisme et
en accélérant sa course à l’arme nucléaire. Elle a ajouté que la nation
iranienne condamnait tout complaisance avec les mollahs. Les Iraniens
demandent une politique de fermeté et l’envoi des mollahs au conseil de
sécurité de l’ONU pour leurs violations des droits de l’homme, leur
exportation du terrorisme, et leur programme d’armement atomique.
La résolution onusienne condamne l’usage continue de la torture, des
traitements cruels, inhumains et dégradants, des châtiments comme le
fouet et les amputations, la poursuite des exécutions publiques, y
compris les exécutions publiques multiples et, à grande échelle,
d’autres exécutions en l’absence de respect pour les garanties
reconnues sur un plan international. Elle déplore en particulier
l’exécution des personnes qui avaient moins de dix-huit ans au moment
du délit, contrairement aux obligations du régime iranien selon
l’article 37 de la convention sur les droits de l’enfant et l’article 6
de la convention internationale sur les droits civils et politiques, et
malgré l’annonce d’un moratoire sur l’exécution des mineurs.
Le 3e comité a également condamné la poursuite des violences et des
discriminations contre les femmes et les filles dans la loi et dans la
pratique, et le refus de prendre des mesures pour lutter contre cette
discrimination systématique, notant dans ce contexte son refus
d’adhérer à la Convention sur l’élimination de toute forme de
discrimination contre les femmes.
La résolution condamne également le harcèlement, l’intimidation et la
persécution des défenseurs des droits de l’homme, des ONG, des
opposants politiques, des dissidents religieux, des étudiants, des
religieux, des universitaires et des web bloggeurs, notamment avec une
restriction injustifiée de la liberté de réunion, d’opinion et
d’expression, l’usage des arrestations arbitraires, et la fermeture
injustifiée de journaux et de sites Internet, ainsi que l’absence de
nombreuses conditions nécessaires à des élections libres et équitables.
Le 3e comité condamne également l’échec persistant de se plier aux
normes internationales de l’administration de la justice, le refus de
donner des audiences publiques et équitables, le déni de droit de la
défense et d’accès à un avocat pour les détenus, l’usage des lois
de sécurité nationale pour nier les droits de l’homme, harceler,
intimider et persécuter les avocats de la défense, l’absence de respect
des garanties reconnues sur un plan international pour les personnes
appartenant à des minorités ethniques et religieuses, reconnues
officiellement ou autre, l’application de peines de prison arbitraires,
et la violation des droits des détenus, y compris l’usage systématique
et arbitraire de l’isolement cellulaire prolongé, l’absence de soins
médicaux appropriés aux prisonniers et le déni arbitraire de contact
entre les prisonniers et leurs familles.
Ont également été condamnées la discrimination continuelle et les
autres violations des droits de personnes appartenant à des minorités
religieuses et ethniques, reconnues ou non, comme les Arabes, les
Kurdes, les Baloutches, les chrétiens, les juifs, les sunnites et les
bahaïs.
La résolution a décidé que l’Assemblée générale devra examiner la
situation des droits de l’homme en Iran lors de sa 61e session l’an
prochain.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 18 novembre 2005
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