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Iran-PE : Un eurodéputé appelle à envoyer le dossier nucléaire iranien au Conseil de Sécurité |
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samedi, 19 novembre 2005 |
CNRI, 19 novembre – Tunne Kelam, europarlementaire d’Estonie, du groupe
PPe des démocrates chrétiens, a pris la parole lors d’un rassemblement
de 35.000 Iraniens à Bruxelles le 7 novembre dernier en soutien à la
résistance iranienne :
Nous nous sommes réunis ici aujourd'hui pour appeler l'Union Européenne
à envoyer le dossier de l'Iran devant le Conseil de Sécurité et
dénoncer le fait que l'opposition iranienne soit injustement qualifiée
de terroriste, et aussi pour soutenir le peuple iranien dans son combat
légitime pour la liberté et la démocratie.
L'UE repose sur des valeurs communes : la démocratie, le respect des
Droits de l'Homme et des libertés fondamentales, la liberté et la
dignité de chaque individu. Ces valeurs sont indivisibles. Si nous les
appliquons avec sérieux dans les pays membres de l'UE, nous devons les
soutenir avec le même sérieux et la même transparence partout dans le
monde, y compris en Iran. Le régime en Iran défit ces valeurs. De plus,
il se dirige clairement vers son objectif : doter l'Iran de
l'arme nucléaire. Le nouveau président de l'Iran a menacé de rayer
Israël de la carte.
Malheureusement, la réponse de l'UE à ce défi a été ambiguë et
incohérente. L'expérience personnelle que j'ai acquise en ayant vécu
pendant 50 ans sous la dictature terroriste soviétique m'a appris que
la politique de complaisance n'apportera jamais la victoire aux forces
démocratiques. Elle permettra seulement de conforter le pouvoir des
dictatures et de gagner du temps pour atteindre leurs buts - répandre
le terrorisme et obtenir l'arme nucléaire.
En réalité, l'EU utilise aujourd'hui un double standard dans ses
relations internationales. D'une part, elle continue à maintenir
la principale force politique d'opposition, l'organisation des
Moudjahidine du peuple, sur une liste d'organisations terroristes tout
en croyant dans sa capacité à parvenir à des accords avec un régime
ouvertement terroriste à Téhéran.
Comment peut on parvenir à écarter du pouvoir un régime oppressif et
anti-démocratique si la principale force politique d'opposition
est tenue à l'écart du débat à la satisfaction des mollahs en Iran ?
L'UE se soucie-t-elle sérieusement de la démocratie et des droits de
l'homme dans les pays proches de nos frontières? La poursuite de cette
politique de complaisance ne pourra qu'entamer davantage la crédibilité
de la Politique Etrangère et de Sécurité Commune de l'UE.
La solution que proposent les ministres des affaires étrangères de
l'UE, qui se réunissent aujourd'hui, ne peut être que de porter le
dossier de l'Iran devant le Conseil de Sécurité sans délai, et de
donner sa chance à l'opposition iranienne, au lieu de restreindre ses
activités. Sinon, la seule option sera la responsabilité commune dans
le déclenchement d'une intervention militaire énormément coûteuse sur
le plan humain et politique.
Je dis: « Donnez une chance aux Moudjahidine ! » Si l'UE songe
sérieusement à apporter un changement démocratique en Iran, la seule
solution est de soutenir l'appel lancé par Mme Maryam Radjavi, qui a
déclaré en décembre dernier au Parlement Européen que le
changement ne peut se faire que par les Iraniens et leur résistance.
Quand vous taxez la seule opposition légitime au régime des mollahs en
Iran d'organisation terroriste, vous niez le droit d'une nation à
résister à la dictature. Vous niez également les droits des réfugiés
politiques qui ont échappé aux griffes du régime. En Iran ils ne
peuvent pas exprimer leur soutien à la résistance, et aujourd'hui en
Europe, ils ne peuvent toujours pas critiquer ce régime. Ils ne
peuvent plus déclarer leur soutien à la résistance, parce que s'ils le
faisaient, ils seraient considérés comme des terroristes.
Les propos récemment tenus par Ahmadinejad, prouvent clairement que
nous ne sommes pas en face d'un régime ou d'un homme politique normal.
C'est un Etat théocratique qui doit disparaître.
Le fait que les Moudjahidine du peuple (OMPI) figurent sur cette liste
interrompt tout processus démocratique en Iran. Personne ne peut parler
de démocratie en Iran quand l'Occident inscrit le principal groupe
d'opposition sur une liste noire et impose beaucoup de restrictions à
ses sympathisants.
Aussi j'aimerais appeler nos dirigeants européens à repenser la
politique menée jusqu'ici vis-à-vis de l'Iran et tout particulièrement
leur attitude injuste et répressive à l'encontre de l'OMPI. La
déclaration signée par 260 députés et eurodéputés de 22 pays membres,
disait que «le retrait de l'OMPI de la liste des organisations
terroristes peut être le facteur le plus déterminant pour obliger le
régime iranien à se plier au droit international».
Je suis tout à fait d'accord avec ce que je viens de lire. Je
souhaiterais conclure en exprimant mes vœux à nos frères et sœurs dans
la base Achraf en Irak. Leur résistance à toutes les pressions et
conspirations des mollahs est une source d'inspiration pour nous tous.
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