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Iran : Un tribunal allemand rejette la plainte de 2 agents des renseignements iraniens contre l’OMPI |
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mercredi, 23 novembre 2005 |
La justice condamne ces deux agents à payer les frais de justice et de la défense
 CNRI
- Un tribunal à Cologne a rejeté mardi 22 novembre des accusations
portées contre l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI)
par deux agents de la police secrète des mollahs, le ministère des
Renseignements et de la Sécurité (VEVAK), Farhad Javaheriyar et Majid
Mashouf, à la tête d’une cellule du VEVAK à Cologne intitulée
l’association Roshana. Ces deux individus avaient prétendu avoir subi
des violences de la part de l’OMPI.
La plainte, déposée contre M. Ehsan Rajaï, un réfugié lié à la
Résistance iranienne, a été rejetée de manière définitive par la
justice. Le verdict du tribunal de Cologne porte un coup sérieux aux
efforts frauduleux des mollahs Ali Younessi et Mohsen Ejeï, ancien et
actuel chefs du VEVAK, et de leurs agents, pour taxer l’OMPI de
« violence ».
Le 28 septembre 2004, Javaheriyar
et Mashouf étaient en train d’espionner, de surveiller et de collecter
des informations sur les sympathisants de la Résistance iranienne à
Cologne. Ces deux individus ont prétendu que M. Radjaï avait “attaqué”
Javaheriyar dans l’intention de “l’enlever”, dans un scénario monté de
toute pièce pour y impliquer M. Rajaï. Pour tenter de prouver leurs
allégations, ils n’ont pas hésité à recourir au parjure et à la fraude
durant une année d’enquête. Le tribunal aujourd’hui a
entendu M. Radjaï et ses avocats. Ils ont présenté des preuves précises
et irréfutables qui ont convaincu la cour que l’incident était un piège
avec des motifs politiques sinistres. Après la déposition
de M. Rajaï, Javaheriyar a été appelé à la barre. Ses déclarations
étaient si contradictoires et fabriquées que le procureur a interrompu
son témoignage, a proposé de retirer la plainte et de clore le dossier.
L’équipe d’avocats de M. Rajaï, cependant s’est opposée à cette mesure,
demandant que la partie adverse soit condamnée à payer la totalité des
frais de justice et de la défense. La demande a été acceptée et le
dossier clos. Avec la justice rejetant les charges,
Javaheriyar ne sera pas capable de porter ces fausses accusations à
nouveau. La justice a également donné à M. Rajaï la possibilité de
déposer plainte pour diffamation et faux témoignage contre les agents
du VEVAK. De nombreux signes montrent que ces agents visaient des objectifs politiques sournois dictés par Téhéran. Les
sites Internet affiliés au VEVAK avaient annoncé les 24 et 27 septembre
2004 (avant les événements du 28 septembre) que “les Moudjahidine sont
passé à la violence contre leurs opposants sur le sol européen.”
Javaheriyar était un des signataires de deux communiqués qui
annonçaient l’événement. Javaheriyar avait aussi donné un
faux témoignage en prétendant qu’il avait été battu par M. Rajaï le 28
septembre. Les témoignages de témoins oculaires allemands et de la
police montrent qu’il s’agissait de tout autre chose. Le témoignage
d’un médecin et de la chemise tachée de sang de Ehsan Rajaï ont
également prouvé que c’est lui qui a été battu par Javaheriyar. Le
lendemain de la mise en scène du 28 septembre 2004, une série de sites
Internet affiliés au VEVAK avaient tous publiés des articles identiques
sur l’incident et une photo d’Ehsan Rajaï datant d’il y a vingt ans. La
photo avait été confisquée par les pasdarans et le VEVAK à Téhéran lors
de raids lancés contre des domiciles à cette époque. Le fait que
Roshana et d’autres associations écran du VEVAK aient eu accès aux
archives du VEVAK montre que ces chefs de cellule à l’origine de
l’incident mis en scène appartiennent en fait au VEVAK. Javaheriyar
a de nouveau faussement prétendu qu’Ehsan Rajai était accompagné de
M. Mohsen Nadi Shabastari le 28 septembre. Cependant, les
documents présentés à la cour, montraient clairement que M. Shabastari
se trouvait à la base Achraf en Irak depuis avant la guerre d’Irak (en
mars 2003). Les nombreux témoignages contradictoires de Javaheriyar et
Mashouf montraient qu’il s’agissait d’un complot pour utiliser la
justice allemande pour obtenir un verdict prouvant les allégations de
« violence » contre l’OMPI par le VEVAK et lui imposer des
restrictions. Des documents montrant les liens de Farhad Javaheriyar avec le VEVAK ont été une première fois publiés dans l’hebdomadaire Modjahed N° 592 du 12 juillet 2002, et d’autres détails dans le Modjahed N° 597 du 8 août 2002, ainsi que dans le Modjahed
N° 599 du 22 août 2002. Javaheriyar était un des douze témoins
interviewés par Human Rights Watch pour son rapport tendancieux contre
l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran. En mars dernier, il
s’était rendu avec d’autres agents du VEVAK à Auver-sur-Oise, où réside
Mme Maryam Radjavi, Présidente de la République élue de la Résistance
iranienne, dans le but de calomnier, d’espionner et de créer des
troubles contre la Résistance. Saïd Mashouf est également
connu par les Iraniens en Allemagne comme un agent du VEVAK. Il a fait
partie d’un groupe envoyé à Paris en avril 2003 avec Karim Haghi et
Massoud Khodabandeh et plusieurs autres agents du VEVAK pour participer
à un séminaire dans le but de calomnier les Moudjahidine du peuple et
la Résistance iranienne, et de faciliter le raid honteux du 17 juin qui
a fait chou blanc. Le CNRI souligne que le verdict du
tribunal de Cologne prouve une fois de plus que les agents du VEVAK en
Allemagne et en Europe ont un rôle de renseignements et d’espionnage et
servent d’agents de liaison terroristes au régime des mollahs. Le CNRI
met en garde les pays européens contre le fait d’accorder une liberté
de mouvement aux agents du VEVAK qui se font passer pour des “militants
de l’opposition” et “d’ancien membres des Moudjahidine” et appelle à un
contrôle étroit de ces agents et à leur poursuite et expulsion
d’Europe. Secrétariat du conseil national de la Résistance iranienne Le 22 novembre 2005
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