Conseil national de la Résistance iranienne
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Iran : mesures répressives contre les ouvriers à la veille du 1er mai PDF  | Print |  E-mail
jeudi, 01 mai 2008
CNRI - A la veille du 1er mai, Journée internationale du Travail, la plupart des salariés des usines et des ateliers de production ont été la cible de mesures de répression sévères par le régime des mollahs.

Depuis le début de l'année iranienne, le 20 mars, les ouvriers de dizaines d'usines et d'ateliers ont été réprimés par l'appareil de sécurité du pouvoir. Ils protestaient contre le non-paiement de leurs salaires et de leurs primes.


Voici une liste de ces usines :

L'usine de la mine de Tabass (est de l'Iran), l'usine de cuivre Sarchechmeh de la ville de Kerman (sud), Jahad Agriculture à Bouchehr (sud), l'usine du barrage de Gavmichan et l'usine de betteraves à sucre de Kamyaran (ouest), l'usine Siyah-Rokh  Divandareh (ouest), la compagnie d'Énergie de la ville d'Assalouyeh (sud), l'usine de céramique Aras dans la province d'Azerbaïdjan (nord-ouest), l'usine Pachmineh Baf dans la ville de Qazvine (ouest), l'usine textile Mehrpouya à Ispahan (centre), l'entreprise Navard à Karadj (ouest), les Télécommunications d'Iran et Sandouq Nassouz à Téhéran, l'usine de céramique Hamid et les ouvriers municipaux de Sa'adabad, l'usine Avangan de la ville centrale d'Arak et Iran Khodro à Téhéran.

Alireza Mahjoub, le patron de la Maison du Travail,  a déclaré dans une interview avec l'agence de presse officiel ISNA le 29 avril : « Dans le secteur privé nous n'avons aucun critère pour spécifier le nombre d'ouvriers à temps partiel. Mais dans le secteur public nous avons environ 2.500.000 d’ouvriers à temps partiel sur le marché du travail. » Il se référait au chiffre officiel d'employés à temps partiel dans la seule fonction publique. Cependant, en Iran, quand les ouvriers sont embauchés  à temps partiel, ils sont automatiquement privés de tous les bénéfices d'un ouvrier à plein temps.

Le patronat, en grande partie lié au régime, privilégie les emplois à temps partiels car cela permet de ne pas verser les charges sociales minimes et les primes prévues par la loi. Cela permet aussi les licenciements sauvages.

Par ailleurs, quelques syndicats indépendants fondés par les salariés iraniens ont été attaqués par le régime et leurs membres emprisonnés.

La Résistance iranienne à l'occasion du 1er Mai appelle les organisations de travailleurs et les syndicats, en particulier l'Organisation internationale du travail (l'OIT), à condamner la politique anti-travail du régime clérical et la répression des ouvriers en Iran. Elle appelle à soutenir leurs justes revendications.  

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1 mai 2008  



 
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