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Des milliers de travailleurs en colère forcent Rafsandjani à annuler son discours |
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dimanche, 01 mai 2005 |
Des milliers de travailleurs en colère forcent Rafsandjani à annuler son discours pour la Journée des Travailleurs
Près de 20.000 travailleurs rassemblés aujourd’hui dans et autour du
stade Azadi de Téhéran scandaient « référendum, référendum, c’est ce
que demande le peuple » et « le parlement nous a trahi avec l’aide des
dirigeants », forçant l’ex-président Hachemi Rafsandjani à annuler son
discours prévu pour le 1er mai.
Les travailleurs venus de la capitale et de divers provinces s’étaient
réunis dans le stade Azadi de Téhéran pour célébrer la Journée du
Travail et protester contre les violations de leurs droits. Ils
ont été excédés de voir que les organisateurs voulaient les insérer
dans la campagne électorale de Rafsandjani. Ils ont alors hué ce derier
et d’autres autorités, pour lui montrer combien ils le haïssaïent.
Des milliers de travailleurs se sont rassemblés à l’extérieur du stade
de 12.000 sièges pour rejoindre ceux qui se trouvaient à l’intérieur.
Ils ont appelé à un boyacott total de l’élection présidentielle à venir
et demandé un référendum sur le régime des mollahs. Les travailleurs
ont ridiculisé Rafsandjani en scandant « que le gouvernement du
serviteur nous foute la paix ! » et « abolissez l’esclavage en Iran !
» Rafsandjani évoque parfois son cabinet comme le gouvernement du
serviteur.
Les autorités ont déployé des milliers d’agents de sécurité, notamment
des forces de sécurité de l’Etat, les pasdarans, le bassidj
paramilitaire et des agents des renseignements sur le terrain pour
disperser les travailleurs. Le secteur autour du stade grouillait de
patrouilles, d’ambulances et de camions de pompiers.
De nombreux protestataires ont été arrêtés et emmenés vers des lieux
inconnus. Les communications par portables avec ceux qui se trouvaient
à l’intérieur du stade ont été brouillées.
Des troubles ont aussi éclaté dans le district de Jayhoun de la
capitale où les manifestants du 1er mai se sont heurtés aux forces de
sécurité.
Dans un mouvement de protestation similaire hier, plus de 1000
enseignants se sont rassemblés devant le parlement des mollahs pour
protester contre les bas salaires et leurs dures conditions de vie.
Chargé par les forces de sécurité, les enseignants scandaient « le luxe
pour les dirigeants et la misère pour les enseignants », « les
enseignants détestent la discrimination » et « si les problèmes des
enseignants ne sont pas résolus, les écoles fermeront ».
Les forces de sécurité ont passé à tabac de nombreux manifestants et procédé à des arrestations.
La Résistance iranienne appelle les organisations internationales des
droits de l’homme, partiuculièrement celles qui défendent les droits
des travailleurs et des salariés à entreprendre des actions urgentes
pour forcer le régime iranien à libérer les travailleurs et les
enseignants arrêtés dans les récentes manifestations.
Serétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1er mai 2005 |