On se demande pour quelle raison on essaie de maintenir artificiellement cette procédure. Au passage j’en profite pour dire et je parle sous le contrôle de l’ancien bâtonnier du Val d’Oise, comment peut-on maintenir encore juridiquement cette procédure, alors que depuis cinq ans aucun éléments n’a été versé à ce dossier. S’il y avait des éléments je fais confiance à la justice, elle les aurait sortis. Comment est-ce qu’on peut dire « mais attendez, peut-être qu’on va trouver des pièces complémentaires, peut-être qu’il y a encore des éléments ». S’il y avait des choses, la justice les aurait sortis dès la première année car je ne vois pas pourquoi on les aurait gardés pendant cinq, six ou huit ans.
Non ! On voit bien qu’il y a autre chose, des échanges au niveau mondial, des échanges qui ont des connotations parfois économiques, qui ont le goût et l’odeur du pétrole et d’autres éléments qui font qu’on essaie de maintenir un délai artificiellement.
Notre pays, est pendant six mois à la présidence de l’Europe. Il s’honorerait de respecter les procédures de droit international et de droit européen. Je crois que c’est le sens du texte que nous avons tous signé. Nous souhaitons que la France fasse preuve de courage, et qu’au Conseil européen on fasse en sorte que nous mettions nos actes de procédures juridiques avec l’état des choses. Tous les tribunaux nous disent que cette organisation doit sortir de la liste des organisations terroriste. Eh bien mettons en pratique, en compatibilité tout cela, c’est le sens de cet appel signé par 60 maires du Val d’Oise, et d’autres peut-être demain.
C’est donc le sens de notre présence aujourd’hui à Cergy à vos côtés, pour vous dire que nous ne faiblirons jamais dans l’application des règles du droit, c’est supérieur à tout le reste, il faut que l’état de droit s’applique.
Voilà les éléments que je voulais apporter ce matin devant vous. Merci de votre attention.
Le Dr. Saleh Radjavi, représentant en France du CNRI
Je suis tenté d’entrée de jeu de remercier messieurs les maires de Cergy et de Magny en Vexin, et mon ami Jean-Pierre pour leur solidarité indéfectible à la Résistance iranienne. Je dis je suis tenté, parce que la dernière fois, au lendemain du 17 juin, lorsque j’ai remercié Jean-Pierre pour sa solidarité, il m’a dit : « tu n’as pas à me remercier, je l’ai fait pour mon pays, je l’ai fait pour mes convictions démocratiques. » Et d’ailleurs je pense que c’est un trait commun à tous les maires qui nous soutiennent aujourd’hui et à qui nous devons rendre hommage pour leurs convictions.
Je voudrais faire un bref historique des événements pour souligner l’importance de ce comité, de cette coalition extraordinaire qui est en voie de formation et qui va entrer en action.
Comme vous le savez, la communauté internationale se trouve dans une impasse face aux agissements inquiétants du régime des mollahs. Une impasse dans le domaine des violations des droits de l’homme qui atteignent des degrés insoutenables et ce malgré la pluie de condamnations. Une impasse face à l’exportation de l’intégrisme et du terrorisme par ce régime en Irak, au Liban, en Palestine et même en Afghanistan et au Pakistan où les autorités militaires américaines et de l’OTAN affirment que les talibans et Al-Qaïda reçoivent des armes du régime iranien. Et puis, il y a cette activité des mollahs sur les armes nucléaires qui, en dépit de l’hostilité internationale, continuent avec l’intention désormais incontestable d’acquérir la bombe atomique.
Alors quelle est la raison de cette impasse ? Elle résulte du fait que les gouvernements occidentaux au cours de la dernière décennie ont tracé une ligne de conduite dans l’attrait du profit à tout prix au détriment de la morale, au détriment de la justice, des principes humanitaires, démocratiques et républicains.
Le régime des mollahs a eu l’intelligence certes maléfique et diabolique de saisir cette faiblesse des occidentaux et de l’exploiter à fond contre la population et sa résistance légitime, populaire et démocratique.
Donc, ils ont exigé, comme condition sine qua non, que leurs partenaires commerciaux démantèlent ou répriment leur principale opposition pour avoir accès aux contrats juteux et à l’extension des relations économiques et commerciales. Malheureusement, ils ont réussi.
C’est la Grande-Bretagne qui a inscrit en premier en Europe l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran sur la liste des organisations terroristes et elle encore qui a poussé l’ensemble de l’Europe à en faire autant. En fait les Anglais, pour avoir les faveurs des mollahs dans un pays qui était sous leur ancienne zone d’influence, ont essayé d’en faire plus. Ils ont poussé les forces de la coalition lors de la guerre d’Irak à bombarder les bases de la Résistance iranienne et notamment la Cité d’Achraf.
Mais en France, le couple Chirac-de Villepin a essayé de dépasser les Anglais en organisant une rafle honteuse le 17 juin 2003 avec un dossier dont l’illégalité est aujourd’hui démontrée, un dossier où règne un vide sidéral avec des accusations de terrorisme contre les propres victimes du terrorisme des mollahs.
Fort heureusement, grâce à sa base populaire, grâce à la justesse de son combat démocratique, grâce aussi à la vigilance de ses dirigeants et surtout grâce au soutiens des hommes et des femmes comme vous tous et notamment vos élus qui sont imprégnés jusqu’à la moelle d’une culture démocratique et animé par un sens aigu de l’humanisme, la Résistance iranienne a pu relever le défi et remontre la pente.
D’ailleurs c’est dans ce sens qu’en 2006, la plus haute instance juridique européenne à Luxembourg a demandé la radiation de l’OMPI de la liste des organisations terroristes, ce qui n’a pas été fait malheureusement par le Conseil de l’Europe.
Puis, l’an dernier, les plus hautes instances juridiques en Angleterre ont étudié le problème à fond, y compris les documents secrets et ont trouvé que cette décision était « perverse », ce qui est très significatif en langage juridique, et ils ont intimé l’ordre à leur gouvernement de sortir les Moudjahidine de la liste noire nationale, ce qui a été fait.
A partir de là, la présence des Moudjahidine sur la liste noire de l’Union européenne devenait parfaitement illégale et caduque. Malheureusement c’est à ce moment que la compagnie pétrolière Total a voulu faire pression sur l’Elysée et sur la présidence française de l’Europe, pour maintenir à nouveau l’OMPI sur la liste noire de l’UE, en se référant au dossier du 17 juin.
Vous vous rendez compte qu’il s’agit là d’une violation grave de la présomption d’innocence, puisqu’il s’agit d’un dossier en cours d’instruction et qui n’a pas été encore jugé, d’un dossier dans lequel il n’y a aucun document, où les principaux intéressés n’ont pas été entendu plus d’une seule fois et ça uniquement pour leur identité. Un dossier qui se réfère à l’inscription de l’OMPI sur la liste noire de l’Union européenne. Cette référence à ce dossier a été étudiée par un nombre considérable d’éminents juristes la semaine dernière à Bruxelles. Des gens comme le Pr. Antonio Cassese qui a été président du TPI de l’ex-Yougoslavie et bien d’autres, ont jugé que la décision et la démarche de la France étaient je cite « illégale, illégitime et inhumaine ». Donc c’était aussi une manière de bloquer le changement démocratique en Iran par le peuple et la Résistance iranienne.
C’est aujourd’hui Total qui fait pression pour maintenir les Moudjahidine sur la liste et pour permettre aux mollahs de continuer leurs exactions. M. Sarkozy avait raison hier de dire que dans cette crise économique, il faut punir les responsables. C’est vrai, mais avant tout, il ne faut pas se soumettre au dictat d’une compagnie pétrolière comme Total avec les antécédents que je viens de citer. Il faut respecter la souveraineté de la justice
A la Cité d’Achraf, qui couronne la Résistance iranienne, se trouvent les véritables héros de la nation iranienne, qui ont résisté aux bombardements, aux coupures de l’électricité, de l’eau, des vivres, des médicaments, des attaques de missiles Graad du gouvernement iranien, qui voulait déjà les faire expulser en 2005.
L’activité de la communauté internationale et des juristes, n’a pas permis ces expulsions. Aujourd’hui, le gouvernement iranien profite du contexte tumultueux des élections américaines, et du fait que la France l’a soutenu pour maintenir l’OMPI sur la liste noire, pour demander que la sécurité d’Achraf soit transférée au gouvernement irakien et que par la suite l’Iran puisse les récupérer, les torturer et les exécuter.
Un journal iranien avait écrit : il faut décapiter la résistance iranienne en transférant la sécurité d’Achraf aux autorités irakiennes et en les envoyant en Iran pour les exécuter.
Je me réjouis de voir qu’un nombre considérable de parlementaires, 2000, qui travaillaient de façon dispersée, se sont mis ensemble, ont constitué un comité de justice pour la Résistance iranienne auquel adhère un nombre important de maires du Val d’Oise. Comme l’union fait la force, évidemment ce comité pourra rétablir la justice et l’état de droit. C’est indispensable, non seulement pour le peuple iranien et sa Résistance mais aussi pour la démocratie et les droits de l’homme qui étaient les piliers du pouvoir du vieux continent.
Il est donc important d’insister sur le fait que la sécurité d’Achraf, comme le disait le Pr. Eric David, doit être assurée par les Américains qui sont les forces belligérantes. Les combattants d’Achraf sont protégés par la IVe convention de Genève, le droit international et le droit humanitaire international. Ils doivent avoir la liberté de mouvement.
Cette coalition tente de rétablir la vérité, de sortir les Moudjahidine de la liste et d’empêcher que le gouvernement iranien, par ses éléments en Irak, puisse la décapiter et envoyer les combattants d’Achraf en Iran.
Nous allons nous battre de manière déterminée. Je crois que nous arriverons ensemble à rétablir non seulement l’état de droit mais aussi aider le changement démocratique en Iran sans effusion de sang, sans guerre, tout en condamnant la politique de complaisance qui a échoué jusqu’à présent.
Jean-Pierre Muller, maire de Magny en Vexin
Je ne vais guère faire preuve d’originalité en vous disant que je suis particulièrement ravi d’être parmi vous ce matin ici à Cergy Pontoise. Ravi d’être parmi vous, ravi d’être aux côtés du Dr. Radjavi qui pour le moins comme à son habitude a brillamment rappeler quels étaient les enjeux du combat des Moudjahidine du peuple d’Iran.
Aux côtés évidement de Jean-Pierre Béquet qui a été à l’avant-garde de ce combat là aussi, par le fait que le siège du CNRI se trouve dans sa ville. Ce qui est important et chacun l’a compris, c’est qu’aujourd’hui non seulement Auvers est le siège du CNRI, mais c’est aussi l’endroit ou se conjuguent les amitiés franco iraniennes, pour les Iraniens qui sont attachés à la liberté.
Aux côtés également ce matin de Dominique Lefebvre qui est par ailleurs le premier secrétaire fédéral de la fédération socialiste du Val d’Oise.
Aujourd’hui le rassemblement des élus de quelque bord que ce soit, quel que soit leur positionnement sur l’échiquier politique est important. Des élus de gauche, de droite ou du centre, tous les élus ont compris qu’il fallait mener ce combat aux côtés des Moudjahidine du peuple. C’est bien comme ça, car nous l’avions vérifié au mois de juin. Cergy était trop petit, Le Bourget était trop petit, Auvers est trop petit depuis longtemps. Naturellement la communauté iranienne est dispersé à travers le monde, a des rendez-vous importants, des rendez-vous d’amitié, des rendez-vous de combat aussi et démocratiques, va au-delà de l’intérêt stricto sensu du peuple iranien.
Parce qu’on pourrait se dire, oui on se bat pour que nos valeurs – on les a chevillées au cœur : liberté égalité fraternité – deviennent des valeurs universelles. Elles ont leur place en Iran et c’est bien que le peuple iranien, hommes et femmes, puissent bénéficier de ces libertés-là. Finalement l’enjeu est plus important encore.
Egocentriquement, je crois qu’il convient de dire que le combat des Moudjahidine du peuple est notre combat à tous parce que c’est en notre intérêt. Naturellement qu’il faut dire les choses telles qu’elles sont par rapport à la réalité. Aujourd’hui le représentant des terroristes c’est le régime des mollahs en Iran, c’est le président du régime iranien. Le vrai terroriste, le seul terroriste, ou parmi les terroristes de cette nature là, il est au premier rang, même s’il s’exprime à l’ONU à New York. Notre intérêt c’est de faire en sorte que ces gens-là perdent le pouvoir le plus rapidement possible.
Quelles sont les solutions ? Là aussi il y a pratiquement des Lapalissades à rappeler : ce n’est pas la voie militaire, ce n’est pas la voie de la complaisance, c’est faire en sorte qu’il y ait une alternance démocratique en Iran par la voie des Moudjahidine du peuple. C’est ça qu’il convient de rappeler, c’est ça notre responsabilité, dans le monde, en Europe, en France, c’est la responsabilité de notre gouvernement. Le président de la République est aujourd’hui président de l’Union européenne, faire en sorte de tout faire pour qu’il s’en imprègne dans son cœur et dans son esprit, pour faire en sorte que l’organisation des Moudjahidine du peuple soit radiée à tout jamais de la liste noire des organisations terroristes parce que c’est aussi la réalité.
Une fois que l’on a dit ça, il faut aussi rappeler ce qu’il y a derrière, ce qu’il y a là-bas. Et même si finalement pardonnez-moi de le dire, ça se banalise, on ne pourra jamais accepter, oublier. On se plaignait tout à l’heure du mauvais temps, mais ce n’est rien par rapport à ce que vit le peuple iranien. Le droit des femmes qui est nié, avec les exécutions capitales, avec les tortures, avec la démocratie qui n’est même pas un vain mot là-bas, qui n’est rien du tout. Ça c’est aussi notre responsabilité.
C’est pour ça encore une fois que je me réjouis, d’une part de ce rassemblement des élus, mais aussi de ce rassemblement plus général. Ce qui est important c’est qu’il y a ce combat que l’on mène ensemble. C’est déjà difficile pour nos amis iraniens de le mener ici, et c’est hardi de le mener là-bas. Mais finalement on mène ce combat. Dans les combats politiques on a des amis et des collègues. Il y a des gens qui partagent le combat, en arrivant à transcender les appartenances politiques.
Quand je vous retrouve très sincèrement je suis ravi d’y aller pour amener ma pierre, pour participer mais aussi tout simplement parce qu’on retrouve des amis. Et comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, un jour vous devrez nous rendre la pareille, nous inviter à Téhéran pour fêter la liberté et la démocratie.
Dominique Lefebvre, maire de Cergy
Vous me permettrez de rajouter un mot au-delà des mots de bienvenue. Il est évident que cet appel des maires du Val d’Oise s’adresse au président de la République qui est actuellement président de l’Union européenne. Nous sommes nombreux dans cette salle à nous souvenir des engagements pris par le président de la République avant son élection en mai 2007 s’agissant des principes qui devaient guider la politique étrangère de la France. Et en particulier la référence constante dans ses discours de campagne aux droits de l’homme. Le Dr Radjavi l’a bien dit. Moi je ne crois pas qu’il n’y ait cependant que cette question économique liée à un grand groupe pétrolier et international ayant son siège en France.
Nous, nous pensons qu’à la fois la manière d’aborder avec l’Iran du point de vue internationale cette situation et peut-être la meilleure manière de défendre les intérêts économiques français dans le monde, ne doivent pas conduire au-delà de la situation propre du CNRI et de l’OMPI, à faire un déni de droit en France et un déni de droit en Europe. Rien ne peut le justifier. Ou alors, on a un glissement, un changement de nature dans nos régimes et dans la manière de faire de la politique. Quelle que soit in fine la position du président Sarkozy sur la manière de gérer ces intérêts nationaux et internationaux, ça ne peut pas se faire en niant l’état de droit en France et en Iran.
Mehdi Abrichamtchi Tehrani, président de la commission de la paix du CNRI
Je ne vais pas répéter les points vitaux et importants évoqués par mes amis. Je voudrais ajouter quelques mots sur la solution. Je crois que pour tout le monde, il est très clair qu’il y a des violations des droits de l’homme en Iran. Il n’est pas nécessaire de donner des documents. Le régime des mollahs annonce tous les jours le nombre de pendus en place publique dans diverses villes. Par exemple en un jour, 29 jeunes ont été pendus et le régime avait annoncé une semaine à l’avance qu’ils seraient exécutés.
Il ne fait aucun doute aussi qu’aujourd’hui toutes les infrastructures économiques, culturelles et sociales de l’Iran ont été détruites.
Aujourd’hui tout le monde sait que le régime des mollahs est une menace non seulement pour l’Iran mais aussi pour notre région et pour le monde. Derrière tous les attentats terroristes se trouve le régime des mollahs. Il soutient les opérations terroristes avec son argent, son idéologie et sa politique.
C’est pourquoi je crois qu’aujourd’hui il faut évoquer une question très simple pour tous les gouvernements européens et aussi les Etats-Unis. Quelle est la solution au problème de l’Iran ? Ce n’est pas un problème national qui concerne uniquement le peuple iranien, mais international.
Pourquoi aujourd’hui faut-il évoquer cette question parce qu’il ne fait aucun doute que la complaisance n’est pas une voie à suivre, mais une impasse. Des négociations pour des négociations, c’est absolument erroné, ce n’est pas une politique. C’est une impasse que seul le régime des mollahs utilise pour gagner du temps pour poursuivre la fabrication de la bombe atomique.
Pourquoi faut-il aujourd’hui évoquer cette question ? Parce que si demain le monde comprend que le régime a fabriqué la bombe atomique, quelle sera la solution ?
Je crois aussi que la guerre n’est pas plus une solution que la complaisance. Je crois que l’Irak est la meilleure démonstration pour éviter toute ingérence militaire dans notre région, notamment en Iran qui est totalement différent de l’Irak. L’expérience de l’Irak et de l’Afghanistan doivent permettre clairement d’éviter toute ingérence militaire dans notre région.
Si on écarte la guerre et la complaisance, sommes nous sans solution ? Non bien sûr. Si les gouvernements d’Europe et des Etats-Unis prennent en compte la solution de la résistance iranienne, nous pouvons trouver une réponse positive.
Oui il existe une solution, une solution très forte qui a prouvé son efficacité en Iran et sur la scène internationale. C’est la Résistance iranienne. Et comme l’a expliqué Mme Radjavi en 2004 au Parlement européen, c’est la Troisième voie, c’est à dire un changement démocratique par les Iraniens et leur résistance organisée, à savoir le CNRI et l’OMPI.
Malheureusement jusqu’à présent, le rôle des pays occidentaux et des pays européens a été absolument négatif vis-à-vis de la solution. Les pays occidentaux ont enchainé la Résistance iranienne en inscrivant sur la liste terroriste la plus importante organisation de la Résistance, l’OMPI. C’est pourquoi je crois que la démarche de la France qui a imposé sa politique erronée au conseil des ministres de l’Union européenne pour maintenir l’OMPI sur la liste du terrorisme après les décisions des tribunaux et du parlement britanniques, est totalement illégale. Cela va à l’encontre de la paix et de la stabilité dans le monde.
Nous pensons qu’il faut concentrer tous les efforts pour sortir l’OMPI de la liste du terrorisme. Si elle est radiée de cette liste, je crois que l’OMPI et la résistance iranienne pourront avancer rapidement non seulement en Iran mais aussi sur la scène internationale.
Pour terminer, je voudrais préciser que le problème de la sécurité d’Achraf est absolument vital pour la Résistance iranienne. Il faut assurer sa sécurité. Il est nécessaire que tous les pays, notamment le gouvernement irakien et les Etats-Unis, déclarent que les résidents d’Achraf sont des réfugiés politiques iraniens et précisent qu’ils sont sous la protection de la IVe convention de Genève. Que les habitants d’Achraf bénéficient de la sécurité juridique et que le gouvernement irakien doit annoncer qu’il respectera le principe de non-refoulement, les lois internationales et les lois humanitaires internationales. Enfin le gouvernement irakien et les Etats-Unis doivent enlever toutes les restrictions qui ont été imposées à la Cité d’Achraf.