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Un rapport scandaleux |
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jeudi, 19 mai 2005 |
Le procédé avec lequel Human Rights Watch a élaboré ce rapport sur
l'OMPI, ses sources et son contenu, en révèlent la motivation politique
: rendre service au régime de Téhéran. Contrairement aux normes en
vigueur dans toutes les organisations de défense des droits de l'homme,
HRW n'a mené aucune enquête auprès des Modjahedines du peuple avant de
lancer ces allégations mensongères.
Hier, l'organisation Human Rights Watch (HRW) a publié un rapport
intitulé "Sortie interdite: violations des droits humains dans les
camps de l’OMPI ". Dans ce rapport, l'organisation des Modjahedines du
peuple d'Iran (OMPI), membre du Conseil national de la Résistance
iranienne (CNRI), est accusée de maltraiter ses membres. A ce propos,
Joe Stork, le directeur de la Division Moyen-Orient de HRW prétend que
" les membres qui tentent de quitter l’OMPI le paient très cher. " Ce
rapport s'appuie sur les allégations de quelques agents du ministère
des renseignements du régime des mollahs, le VEVAK, qui se font passer
pour d’anciens membres de l'OMPI. Ces individus avancent que l'OMPI les
a maltraités et emprisonnés, mais ne présentent aucune preuve pour
étayer leurs allégations. De par la procédure utilisée, les sources
mentionnées mais aussi son contenu, ce rapport constitue un scandale
pour HRW. Contrairement aux normes en vigueur dans toutes les
organisations de défense des droits de l'homme, HRW a établi ce rapport
sans avoir posé la moindre question à ce sujet à l'OMPI. Cela montre
que ce rapport poursuit des objectifs politiques.
1) L'organisation des Modjahedines du peuple d'Iran dément
catégoriquement les allégations de HRW. Ces accusations équivalent un
feu vert au régime des mollahs pour intensifier la répression et les
exécutions des Modjahedines à l'intérieur de l'Iran.
2) Il y a onze ans, en octobre 1994, dans un accord passé avec le
régime des mollahs, HRW avait porté des accusations similaires contre
de la Résistance iranienne. Dans une lettre datée du 28 octobre 1994,
Monsieur Massoud Radjavi, président du Conseil national de la
Résistance iranienne avait invité les représentants de HRW à se rendre
dans les bases des Modjahedines en Irak pour y mener leur enquête. Mais
HRW, qui ne se soucie pas du respect des droits de l’homme par l’OMPI,
n'a jamais répondu à cette invitation. Les accusations portées en 1994
par HRW contre l'OMPI avaient provoqué à l’époque l'indignation des
organisations et des personnalités de défense des droits de l'homme
notamment au Parlement européen.
3) Contrairement aux normes internationales en vigueur pour
l'élaboration des rapports de l'ONU, où l’on doit donner à chacune des
parties la possibilité de s'exprimer et se défendre, HRW n'a jamais
contacté les Modjahedines du peuple pour leur parler de ces
accusations. Alors que pour HRW, il était très facile de contacter les
Modjahedines au camp Achraf en Irak ou au moins de contacter le CNRI à
Paris. La façon dont ce rapport a été élaboré montre clairement que les
rédacteurs n'ont fait aucun effort pour contrôler l'authenticité et la
véracité des accusations qu'ils colportent.
4) Ce rapport est totalement infondé et ne repose que sur les
allégations verbales de douze agents du régime des mollahs qui se
présentent comme d'anciens membres de l'OMPI. Ce rapport précise que
ces individus ont tous été interrogés par téléphone et que ces
interviews ont eu lieu pendant une brève période (de février à mai
2005). Néanmoins, ce rapport conclut que "Ces témoins ont fait des
déclarations dignes de foi, disant avoir
fait l'objet d'un emprisonnement et de violences physiques et psychologiques car ils
avaient soit exprimé des critiques à propos de la politique de l'OMPI, soit demandé à
quitter les camps militaires de l'organisation.". Le rapport ne précise
pas comment ces allégations recueillies par téléphone ont été
contrôlées, particulièrement les tortures physiques, il ne précise pas
non plus comment ces individus ont été identifiés. Il est à noter que
certaines de ces interviews ont été réalisées le 6 mai 2005, soit douze
jours avant la publication de ce rapport en quatre langues, anglais,
arabe, français et persan.
5) Le rapport de HRW est en réalité un pamphlet politique dans le cadre
d’une campagne contre la résistance iranienne. Ce rapport ressemble à
tout sauf au résultat d'une enquête sur les droits de l'homme. A sa
lecture, il n'est pas très difficile d'identifier les objectifs
politiques du directeur de la division du Moyen Orient de HRW. Le
communiqué de presse de HRW fait allusion au large soutien dont
bénéficie l'OMPI auprès des personnalités politiques et des membres du
congrès américain qui ont notamment demandé le retrait du nom des
Modjahedines de la liste des organisations terroristes. On lit dans ce
rapport : "Le gouvernement iranien affiche un bilan effroyable en
matière des droits humains … Mais promouvoir un groupe d’opposition
responsable de graves atteintes aux droits de l’homme constituerait une
énorme erreur". Ces déclarations sont clairement une prise de position
politique et une manière de justifier le maintien de l'OMPI dans la
liste des organisations terroristes. Porter atteinte à la réputation du
principal groupe d'opposition au régime des mollahs est une tactique
bien connue, souvent utilisée par ceux qui veulent justifier la
politique de complaisance avec la dictature religieuse en Iran. Le
bilan du régime des mollahs en matière des droits de l'homme est
tellement noir et taché de sang que les partisans de la politique de
complaisance avec ce régime ne peuvent en aucun cas le défendre. Ils
essayent donc de détruire la réputation et la crédibilité de la
principale force d'opposition iranienne qui est une alternative aux
régimes des mollahs. Cela permet aux partisans de la politique de
complaisance avec ce régime de prétendre qu'il n'y a pas d'alternative
au régime des mollahs et qu’il faut par conséquent traiter avec
eux.
6) En février 2005, évoquant les Modjahedines du peuple, le mollah
Younessi, ministre des renseignements (VEVAK) déclarait : " Il y a des
individus qui ont été trompés par ces gens, ensuite ils ont été
emprisonnés et torturés… aujourd'hui, j'ai ordonné à mon adjoint
d'informer les instances internationales de ces crimes pour que le
monde entier ait connaissance des crimes qu’ils ont commis en Irak".
Nous constatons maintenant que les démarches du VEVAK auprès de HRW ont
été fructueuses.
7) Les allégations sur les mauvais traitements des " membres
dissidents" sont des allégations colportées depuis des années par le
VEVAK qui cherche ainsi à ternir l’image des Modjahedines du peuple.
L'OMPI est composé de volontaires qui luttent pour libérer leur patrie.
Bien que 120.000 membres et sympathisants de l'OMPI aient été exécutés,
au cours des quatre dernières décennies, les Modjahedines du peuple
n'ont jamais emprisonné, torturé, ni exécuté personne. Même les
pasdarans capturés par les Modjahedines ont tous été libérés sous la
supervision du Comité International de la Croix-Rouge. Les agents
secrets du régime iranien qui avaient essayé d'infiltrer l'OMPI et qui
ont même assassiné des Modjahedines, n'ont pas été châtiés non plus.
Ces agents qui avaient du sang sur les mains ont été libérés et
renvoyés en Iran.
8) Ces deux dernières années tous les membres de l'OMPI résidant dans
la base Achraf en Irak ont été interrogés à sept reprises par
différents services américains. A la suite de ces investigations, les
autorités américaines ont déclaré : "A l'issue de seize mois d'enquête,
les autorités américaines n'ont trouvé aucun élément permettant
d'accuser les membres de ce groupe d'opposition iranien d'une
quelconque violation des lois américaines". De hautes autorités
américaines avaient également déclaré que « des interrogatoires poussés
par des autorités du Département d’Etat et du FBI n’avait abouti à
aucun élément pour accuser un seul membre du groupe ». (New York Times,
27 juillet 2004). Après ces vastes investigations effectuées par divers
services américains à Achraf, sur le passé de chaque membre de l'OMPI,
les accusations de HRW contre l'OMPI ne peuvent avoir qu'une seule
motivation, celle de rendre service à la dictature religieuse au
pouvoir en Iran.
9) Pour élaborer ce rapport, HRW n'a pas jugé utile de poser la moindre
question aux Modjahedines du peuple, il n'a pas non plus jugé utile de
poser des questions aux autorités américaines pour vérifier la véracité
ou le caractère mensonger des allégations portées dans ce rapport. HRW
ne parle pas d'éventuels échanges qu'il aurait eus avec les autorités
américaines à ce sujet. Pour donner le nombre de personnes présentes à
Achraf, le rapport évoque les "déclarations d'une source militaire
américaine à HRW ". Cela montre que le HRW n'a pas de difficulté pour
contacter les autorités américaines. Si HRW était de bonne foi, il
aurait pu demander aux autorités américaines ce qu’il est advenu des
prisons et des salles de torture dans lesquelles ces douze agents du
VEVAK prétendent avoir été détenus et torturés.
10) Ce rapport prétend que les membres de l'OMPI n'ont pas le droit de
quitter cette organisation. L'agence de presse Knight Ridder a rapporté
le 19 mars 2005 (donc durant la rédaction de ce rapport) : "L'armée
américaine a fait des enquêtes pour vérifier les allégations selon
lesquelles les Modjahedines gardent leurs membres contre leur volonté
mais elle n'a trouvé aucun élément sérieux pour étayer ces
allégations". Par ailleurs, selon cette agence de presse, un
responsable militaire américain qui a voulu rester anonyme a déclaré :
"Ces personnes ne sont pas des prisonniers de guerre. Ils sont
physiquement libres de sortir du camp".
11) Le rapport de HRW précise que quatre des personnes interviewées
(Karim HAGHI, Tahereh ESKANDARI-KHORRAM, Mohammad-Reza ESKANDARI et
Habib KHORRAM) ont quitté l'OMPI au début des années 1990. Ces quatre
individus constituent en fait une équipe du VEVAK qui opère depuis les
Pays-Bas. Ils ont établi leurs premiers contacts avec le VEVAK lors de
voyages dans des pays d'Extrême-Orient et en Turquie où ils ont été
briefés par des autorités du VEVAK dont Saïd EMAMI (un haut responsable
du VEVAK à ce moment-là). Ensuite, ces personnes ont fait des
allers-retours réguliers à Téhéran pour y recevoir des directives.
Karim HAGHI a lui-même avoué qu'au cours de l'année 2000, la police
néerlandaise l’a interrogé sur ses relations avec le VEVAK et l’argent
qu’il en recevait. Habib KHORRAM avait été impliqué dans l'enlèvement
au Canada d'un enfant de 11 ans à ses tuteurs légaux pour l’envoyer en
Iran. Un tribunal néerlandais l’a ensuite jugé et reconnu coupable. Cet
enlèvement s’est passé sur ordre du VEVAK et avec l’aide de
l’ambassadeur du régime en Hollande.
12) En 1997, HRW avait déjà interviewé en Allemagne (à Cologne) Karim
HAGHI et d'autres agents du VEVAK en personne qui se présentaient comme
d'anciens membres de l'OMPI. Mais à ce moment, apparemment les
considérations politiques ne permettaient pas à HRW de rendre publiques
ces interviews. Par ailleurs, Karim HAGHI accompagné d'autres
agents du VEVAK avait pour la première fois pris contact avec le
professeur Copithorne qui était en 1996 le rapporteur spécial de l'ONU
sur la situation des droits de l'homme en Iran. A ce moment, Karim
HAGHI avait sans succès essayé d'inciter le Pr. Copithorne à présenter
un rapport contre les Modjahedines du peuple.
13) Le rapport de HRW prétend que huit des personnes interviewées ont
quitté l'Irak entre 2002 et 2004, mais HRW reste silencieux sur le fait
qu’ils sont tous venus en Europe depuis l’Iran. Cinq prétendent avoir
été dans les prisons des Modjahedines en Irak, qu'ils ont ensuite été
transférés dans les prisons irakiennes avant d'être remis par les
autorités irakiennes au régime iranien qui les a emprisonnés à son
tour. Ils prétendent aussi qu'ils ont tous réussi à s’échapper des
prisons iraniennes et à quitter clandestinement le pays. En fait,
durant ces 25 dernières années, combien de personnes ont réussi à
s’échapper des prisons moyenâgeuses du régime iranien ? Qui pourra être
assez naïf pour croire que toutes ces personnes ont pu l'une après
l'autre s’échapper des prisons des mollahs? Les trois restant
prétendent qu'ils ont pu s’échapper des bases des Modjahedines en Irak
et venir en Europe via l'Iran. En réalité, ces individus ont suivi en
Iran des formations spécifiques du VEVAK avant d’être envoyés en
Allemagne. Par exemple, Mohammad Hossein Sobhani, est un agent connu du
VEVAK. Il avait été envoyé en Irak pour infiltrer les Modjahedines et
organiser des attentats contre eux. Lorsqu'il a été démasqué, il est
retourné en Iran. En 2002, le VEVAK a décidé de l'envoyer en Europe. La
revue Modjahed (N° 590 et N° 592), révèle en détail le passé de cet
agent. Modjahed N° 597 d'août 2002 a publié des documents sur les
rapports de cet individu avec le VEVAK. Ce document montre que SOBHANI
a résidé à l’hôtel Laleh à Téhéran où il était chargé de coordonner les
actions de plusieurs agents du VEVAK contre l'OMPI.
14) La totalité des personnes interviewées par HRW résident en
Allemagne ou aux Pays-Bas. Les services secrets allemands et
néerlandais connaissent très bien ces agents du VEVAK. Dans un rapport
annuel qui vient d'être publié en mai 2005, les autorités allemandes
disent que "l'OMPI et le CNRI sont les principales cibles du VEVAK". Ce
rapport précise que "pour collecter des informations et mener des
actions d'espionnage, le VEVAK utilise un réseau d’agents qui ont
quitté l'OMPI. Ces éléments sont recrutés en Europe, puis envoyés en
Iran pour y recevoir une formation". Ce rapport des autorités
allemandes ajoute : "en utilisant des éléments infiltrés dans ces
organisations (l'OMPI ou le CNRI) ou dans leur entourage, le VEVAK
recueille des informations sur les actions de ces organisations contre
le régime mais aussi des informations sur la structure et sur les
dirigeants de ces organisations". Un autre rapport similaire daté de
2002 précise : "le VEVAK recrute d'anciens membres qui ont quitté ces
organisations (l'OMPI ou le CNRI). Il les utilise pour recueillir des
informations sur les actions de ces organisations contre le régime,
mais aussi des informations sur la structure et sur la direction de ces
organisations. En outre, le VEVAK cherche à affaiblir ces organisations
par différents moyens et notamment en menant des campagnes de
désinformation pour les discréditer".
15) Dans son rapport annuel de 2001, les services de sécurité
néerlandais (BVD) ont affirmé : "les sympathisants de l'OMPI, le
principal groupe de l'opposition iranienne, sont les principales cibles
des services de renseignement du régime iranien. Le VEVAK contacte tous
les anciens membres de l'OMPI qui ont quitté cette organisation et
essayent d'obtenir auprès d'eux des informations sur l'OMPI. Les agents
du VEVAK ont reçu l'ordre de propager de fausses informations dans le
but de discréditer les Modjahedines. Le VEVAK essayent de diaboliser
l'OMPI dans les différents pays où cette organisation a une présence
active". Le rapport du BVD en 1999 précisait : "une des principales
tâches des services de renseignement iranien est de poursuivre et
contrôler les activités des membres de l'opposition iranienne en
particulier les sympathisants actuels ou les anciens sympathisants de
l'OMPI".
16) Les allégations de HRW concernant les violations des droits de
l'homme par l'OMPI ne sont pas nouvelles. Dans le passé, à maintes
reprises, l'OMPI et le CNRI ont répondu à ces accusations dans leurs
publications dans différentes langues (persan, anglais, français,...).
A ce propos, il existe une multitude de publications en persan mais
aussi plusieurs dizaines de livres et d'articles en d'autres langues,
notamment les ouvrages suivants : "La démocratie trahie" (1995),
"Conséquences d'une politique erronée" (1997), "Ennemis des ayatollahs"
(2004), « Les Moudjahidines du peuple » (2004). Tous ces documents sont
à la disposition de HRW. Les sujets mentionnés ci-dessus n'ont
nullement été abordés dans le rapport de HRW. Cela montre que les
décideurs de HRW ne sont pas vraiment à la recherche de la vérité. Les
rédacteurs du rapport de HRW ne poursuivent qu'un objectif :
sauvegarder le fascisme religieux au pouvoir en Iran.
Commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 19 mai 2005 |
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