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Un rapport partial de HRW sur l’organisation des Modjahedines du peuple viole le droit de défense |
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jeudi, 19 mai 2005 |
Un rapport partial de Human Rights Watch sur l’organisation des
Modjahedines du peuple viole le droit de défense, le droit humain le
plus élémentaire.
Dans un rapport publié le 18 mai, Human Rights Watch avance que
l’organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI) maltraite ses
membres.
Nous avons été choqués d’apprendre que Human Rights Watch n’a pas
informé l’OMPI de ces allégations avant de publier son rapport.
L’attitude de Human Rights Watch est une claire violation des critères
internationaux bien établis et du droit élémentaire de la défense.
Alors que des allégations très sérieuses ont été portées contre l’OMPI,
rien n’a été fait pour demander à l’OMPI de répondre à ces allégations.
Le rapport ne fait même pas référence aux réponses écrites de l’OMPI
sur ce genre d’allégations que l’on peut trouver sur le site du Conseil
national de la résistance iranienne (CNRI) et un certains nombre
d’autres sites Internet. C’est une procédure établie que tous les
rapports de l’ONU ainsi que tous les enquêteurs des organisations
respectables des droits de l’homme se sentent eux-mêmes obligés de
soumettre le sujet aux parties concernées et de leur offrir la
possibilité de réagir, même dans les cas impliquant des violations
incontestables des droits de l’homme.
Ce rapport est déformé et dépourvu de toute légitimité. Le rapport
reconnaît que toutes les interviews avec les « témoins » ont été faites
par téléphone. Selon le rapport, certaines de ces interviews ont eu
lieu le 6 mai, soit moins de deux semaines avant la publication du
rapport, confirmant le fait que l’enquête n’avait pas suivi le
processus normal de contrôle et de corroboration. L’impartialité la
plus élémentaire n’a pas été observée dans la préparation de ce
rapport, qui révèle de façon évidente sa nature politique. Ces
indications minent gravement l’attitude de Human Rights Watch en tant
qu’organisation indépendante des droits de l’homme.
Il est bon de noter que tous les membres de l’intergroupe des « Amis
d’un Iran libre » ont constamment été soumis à ces allégations contre
l’OMPI. Certaines ont été distribuées aux membres du Parlement européen
par l’ambassade d’Iran. Les membres de l’intergroupe ont cherché et
reçu des explications sur les allégations de l’OMPI, membre de la
coalition du CNRI, de la part des représentants du CNRI en plusieurs
occasions.
D’autres part, deux membres des Amis d’un Iran libre, M. Paulo Casaca,
son coprésident, et le Dr. André Brie, se sont rendus l’an dernier à la
base Achraf où se trouvent tous les membres de l’OMPI. Ils ont eu la
possibilité de rencontrer et de parler en personne avec un grand nombre
d’entre eux.
Les membres de notre intergroupe ont reçu à titre personnel et en tant
que groupe des réfutations détaillées sur ces allégations basées sur
des faits et des documents. Ces documents soulignent que le régime
iranien et ses services secrets sont la principale source de ces
allégations.
Nous avons aussi été informés que divers services du gouvernement
américain ont mené des enquêtes poussées sur les membres de l’OMPI basé
en Irak. Ces enquêtes ont mené à la reconnaissance des membres de
l’OMPI basés en Irak comme des personnes protégées selon la Quatrième
convention de Genève. Les enquêteurs ont également mis en relief le
fait qu’il n’y a aucune raison de poursuivre en justice même un seul
membre de l’OMPI.
Ainsi, tout en exprimant leurs inquiétudes quant aux conséquences de ce
rapport, les Amis d’un Iran Libre au Parlement européen appelle Human
Rights Watch à se rétracter et à ne pas permettre que ce rapport soit
utilisé comme un stratagème dans les mains du régime iranien pour
réprimer davantage le peuple iranien et violer ses droits. Nous
insistons également pour que Human Rights Watch nous rencontre avant de
porter des allégations aussi infondées sur la Résistance iranienne.
Dr. Alejo Vidal Quadras, premier vice-président du parlement européen, du parti populaire espagnol
Struan Stevenson, coprésident des amis d’un Iran libre,
vice-président du Groupe du Parti populaire européen
(Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européenset président des
démocrates européens au Parlement européen, du parti conservateur
britannique.
Paulo Casaca, coprésident des Amis d’un Iran Libre, président de
la délégation du PE à l’assemblée parlementaire de l’OTAN, du parti
socialiste portugais.
Stephen Hughes, membre éminent du parlement européen, du parti travailliste britannique.
Le Dr. Bernat Joan i Mari, espagnol, vice-président de la
délégation du PE à l’assemblée parlementaire commune UE-Afrique
Carraïbes Pacifique, du groupe des Verts / Alliance libre européenne
Mogens Camre, eurodéputé danois, vice président du groupe de l’Union pour une Europe des nations
Erik Meijer, eurodéputé du parti socialiste néerlandais |