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le régime des mollahs condamne les pays européens pour des violations des droits de l’Homme |
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samedi, 24 décembre 2005 |
NCRI - Le porte parole du ministère des affaires étrangères du régime
des mollahs a affirmé hier, qu’en raison de condamnation de la
situation aggravante des droits de l’homme en Iran de la part de la
présidence de l’Union européenne (voir le communiqué du 21 décembre de
présidence de l’UE), les mollahs allaient rompre leur dialogue des
droits de l’Homme avec l’UE. De son coté, le mollah Ahmad Khatami a
adressé, au cours des prières du vendredi à Téhéran les pays européens
: « Vous êtes les premiers violateurs des droits de l’Homme et vous
condamner l’Iran. »
Ces affirmations outrancières sont faites alors que depuis la venue au
pouvoir d’Ahmadi-Nedjad, plus de 120 prisonniers ont été exécutés en
Iran ou ont été condamnés à l’exécution. Un bon nombre des victimes
avaient moins de 18 ans lorsqu’ils ont commis les délits allégés. Le
pasdar Salehi, de la force répressive dite de sécurité du régime, a
avoué que près de 12000 personnes ont été arrêtées à Téhéran pendant
les 57 derniers jours seulement en étant accusées d’ « extorsion ».
La présidence européenne avait affirmé dans son communiqué du 21
décembre : «L'UE est profondément préoccupée par le fait que la
situation des droits de l'homme n'a connu aucune amélioration
significative au cours des quelques dernières années et qu'elle s'est
même aggravée à certains égards. La peine de mort est fréquente, y
compris pour des délits mineurs, et les exécutions sont souvent
publiques. » En faisant allusion au dialogue des droits de
l’Homme avec le régime des mollahs, la présidence avait affirmé que ce
dialogue a été suspendu depuis juin 2005 en raison de refus de ce
régime et avait exprimé de son souhait pour une reprise des
négociations.
Appelant les propos exorbitants du porte parole du ministère des
affaires étrangères des mollahs comme le résultat de la politique de
complaisance suivie par les pays européens et leur négligence vis-à-vis
les crimes commis par ce régime, Monsieur Mohammad Mohaddessine,
président de la commission des affaires étrangères du CNRI a dit que la
Résistance iranienne avait affirmé à maintes reprises que le dialogue
et pourparler avec un régime qui a exécuté 120000 prisonniers
politiques et est le grand violateur des droits des femmes et des
minorités ethniques et religieuses ne jouisse d’aucun légitimité et ne
fait que renforcer la répression, les exécutions et la torture en
Iran.
Le régime des mollahs aime bien des pourparlers qui lui sont utiles
pour dissimuler ses crimes et pour continuer la répression du peuple
iranien sans crainte des sanctions internationales. Il aime aussi les
pourparlers qui lui offrent le temps nécessaire pour acquérir d’arme
nucléaire.
Monsieur Mohaddessine a ajouté que les résultats amères et
catastrophiques du dialogue des droits de l’Homme sont aujourd’hui
connues de tous, donc c’est le temps d’établir un contrôle
international sur la situation des droits de l’Homme en Iran ;
d’envoyer le dossier de violations des droits de l’Homme d’Iran au
Conseil de Sécurité de l’ONU, et de référer les dirigeants criminels de
ce régime à une tribunal international.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
23 décembre 2005 |