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« Les Amis d'un Iran libre » au Parlement européen condamne le transfert forcé de 36 à Bagdad PDF Print E-mail
vendredi, 02 octobre 2009

Sample ImageL’Intergroupe des Amis d'un Iran libre au Parlement européen condamne fermement le transfert forcé de 36 détenus, résidents du camp d'Achraf, à Bagdad

FOFI, 1 octobre, communiqué de presse - Nous avons été informés que les forces irakiennes, sur instruction du gouvernement, se sont rendues à la prison de la ville de Khalis pour transférer les 36 membres de l'OMPI, l'opposition iranienne, à Bagdad. Ces personnes ont été arrêtées lors de l'attaque brutale de la police irakienne contre les résidents d'Achraf le 28 juillet 2009. 

Les otages ont été menottés et jetés dans des véhicules avant d’être transférés vers une destination secrète, alors qu'ils étaient dans un état critique, certains étant inconscients à cause d’une grève de la faim sèche, précédemment déclarée pour protester contre leur déplacement forcé.

Le 23 août et les 17 et 27 septembre, un tribunal irakien a ordonné leur libération et les a acquittés de toute charge. Le troisième verdict était définitif et ne pouvait faire l’objet d’un appel conformément à la loi irakienne et les 36 personnes auraient dû être libérées par la suite.

Associated Press a rapporté mercredi que « le procureur en chef de l'Irak, Ghadanfar Hamoud, a ordonné à la police de libérer les 36 membres d'un groupe d'opposition iranien qui ont été arrêtés lors d'un raid contre leur camp dans le nord de l'Irak en juillet. »

Le procureur de la ville de Khalis a également déclaré aux 36 membres de l'OMPI que l’arrêt de dimanche ordonnant leur libération était légal et ne pouvait faire l’objet d’un appel, par conséquent, ils devaient être libérés immédiatement et leur maintien en détention n'avait rien à voir avec le système judiciaire irakien.

Mardi, le juge qui a rendu la décision avait déclaré à l'AFP : « Je les ai libérés ; je leur ai dit qu'ils devaient retourner au Camp d’Achraf ».

Ces 36 prisonniers sont en grève de la faim depuis 66 jours et sont dans un état précaire, certains près de la mort. Leur arrestation et leur maintien en détention sont des violations flagrantes du système judiciaire irakien et une violation ouverte des normes de conduite internationales. Cela revient aussi à défier ouvertement la résolution du Parlement européen sur Ashraf, du 24 avril 2009. Amnesty International a publié un communiqué de presse condamnant vivement le maintien en détention de ces personnes et le président du Parlement européen - Jerzy Buzek - a écrit aux autorités irakiennes sur cette question.

Alors que le ministère irakien de la Justice a déclaré que la détention continue des 36 membres de l'OMPI enlevés était illégale, il est maintenant tout à fait clair que le but était de transférer les 36 à Bagdad pour ouvrir contre eux des dossiers juridiques sans fondement pour plaire à la dictature religieuse en Iran.

Nous devons dire que les forces américaines ont signé un accord en 2004 avec toutes les personnes du camp d'Achraf, y compris les 36, promettant de les protéger en échange de la remise de toutes leurs armes.

Nous considérons donc l'ambassade américaine en Irak et les forces américaines responsables de la vie de ces otages et de leur retour à Achraf et exigeons une action immédiate à cet égard.

Aujourd'hui, nous avons écrit à la présidence suédoise de l'Union européenne, pour l’exhorter à faire une déclaration urgente exigeant la libération immédiate de ces 36 prisonniers, selon les trois arrêts consécutifs des tribunaux irakiens.

Intergroupe des Amis d'un Iran libre (FOFI)
Parlement européen
Bruxelles

 

 
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