Conseil national de la Résistance iranienne
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jeudi, 09 juin 2005
Les Amis d’un Iran Libre
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Le groupe interparlementaire “Les Amis d’un Iran libre”
au Parlement européen a organisé une réunion le 8 juin à Strasbourg. Des dizaines d’eurodéputés ont participé à cette séance durant laquelle un film vidéo sur l’exécution de trois victimes dans la ville de Khorambad, dans l’ouest de l’Iran, a été diffusé.

Les eurodéputés ont débattu des récents événements en Iran, y compris de la dégradation de la situation des droits de l’homme et de l’élection présidentielle à venir.

Ils ont également critiqué un rapport publié le mois dernier par Human Rights Watch sur le groupe d’opposition iranien, les Modjahedines du peuple d’Iran, le qualifiant de partial et de politiquement motivé.

M. Mohammad Mohadessine, président de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne, était l’invité d’honneur. « Les élections en Iran ne sont pas un exercice dans un processus démocratique, a-t-il dit. Elles sont un moyen de légitimer une théocratie autrement illégitime. Sur la base d’un sondage à l’échelle nationale réalisé par les Modjahedines du peuple, sur 1730 personnes interrogées sur les élections, 92% n’iront pas voter. »

« Ceci dit, quel que soit le résultat, le régime en sortira bien plus affaibli et la crise ne fera que s’approfondir car celui qui l’emportera, ne pourra pas résoudre les graves problèmes auxquels le régime est confronté », a ajouté Mohadessine.

Les eurodéputés ont noté les remarques suivantes :

L’élection à venir en Iran est illégitime parce qu’il n’y a pas de candidat indépendant. Tous les candidats doivent prouver leur allégeance à la doctrine du Velayat-e-Faghih (la suprématie absolue du religieux) avant d’être autorisés à participer aux élections.

Les huit candidats approuvés par le Conseil des Gardiens partagent la responsabilité de beaucoup des atrocités commises en Iran ces vingt-cinq dernières années. Quatre étaient des commandants des gardiens de la révolution directement impliqués dans la répression et l’exécution des opposants politiques. Un candidat de tête est Hachemi Rafsandjani, abominable non seulement pour son rôle dans les atrocités en Iran, mais aussi pour avoir planifié des opérations terroristes à l’étranger. Durant ses huit années de mandat, des dizaines d’opposants iraniens ont été assassinés en Europe. En 1997, un tribunal de Berlin l’a accusé d’être un des cerveaux de l’attentat terroriste contre quatre dissidents iraniens au restaurant Mykonos. Un autre candidat est Mostafa Moïne, qui a servi sous Khatami. C’est sous sa supervision, que les émeutes étudiantes de 1999 à Téhéran et ailleurs ont été écrasées.

Investir dans les factions internes du régime iranien revient à parier sur un cheval mort et ne fera qu’encourager les dirigeants de l’Iran à intensifier la répression domestique et à gagner davantage de temps pour poursuivre leur programme nucléaire. L’Europe devrait s’identifier avec les millions d’Iraniens qui appellent à la liberté et non pas avec leurs oppresseurs.

A nos yeux, le rapport de Human Rights Watch s’inscrivait dans la ligne de la politique de complaisance avec le régime de Téhéran. Tout en condamnant ce rapport partial, nous sommes consternés par le refus de HRW de retirer ce rapport dont la procédure est erronée et le contenu est en substance inexact et basé sur des témoignages d’agents du ministère des renseignements iranien.

Le régime iranien utilisera certainement ce rapport pour justifier ses atrocités, en particulier dans sa répression des opposants.

Struan Stevenson (PPe-ED)        et       Paulo Casaca (PSE)
Coprésidents de Amis d’un Iran libre (groupe interparlementaire)
 
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