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jeudi, 02 juin 2005 |
Parlementaire britannique, ancien président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe
J’ai passé la première journée de ce mois hors de Paris avec Mme
Radjavi dans sa citadelle dorée. Sa prison dorée, pourrait-on dire.
Nous avons passé ensemble deux heures et demie, et je dois dire qu’elle
m’a énormément impressionné.
Je veux dire que j’ai rencontré pas mal de
dirigeants de résistance, ou de dirigeants révolutionnaires tout au
long de ces années et qu’ils ont tendance, peut-être inévitablement,
mais ils ont cette tendance à être franchement égoïste, à être
franchement arrogants.
Je dois dire et je le dis directement et honnêtement, je n’ai rien
trouvé de cela en Mme Radjavi. Je n’ai pas ressenti d’ambition
personnelle ; sa seule ambition était pour son peuple. C’est sans doute
une platitude, mais je suis convaincu que c’est vrai.
Je suis venu ensuite, avec mes collègues ici à Paris, où il y avait un
très grand rassemblement de parlementaires de toute l’Europe, avec Mme
Radjavi qui a fait un lien vidéo.
Je pense que le Royaume Uni devrait retirer l’étiquette de terroriste
de l’OMPI et qu’il n’existe aucune justification à son maintien. J’ai
lu le rapport du ministre de l’intérieur qui précise que ce mouvement
n’a opéré aucune attaque terroriste contre des Britanniques ou des
alliés de la Grande-Bretagne. Mais même, sans tenir compte de cela, je
pense que c’est une erreur de les taxer de terrorisme.
Deuxièmement, je pense que les Français ont tort d’essayer de maintenir
leur soi-disant dossier contre Mme Radjavi. Je suis persuadé qu’il sera
aussi fait la démonstration que ce n’est pas vrai et la France, avec sa
longue réputation de protection des droits de l’homme et la protection
de ceux qui aspirent à la démocratie dans leurs propres pays devrait
mettre un terme à cette absurdité. » |