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Des milliers de Téhéranais rejoignent une manifestation de femmes |
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dimanche, 12 juin 2005 |
Des milliers de Téhéranais rejoignent une manifestation de femmes
hostiles au pouvoir pour appeler au boycott de la farce électorale
Maryam Radjavi appelle à une intervention urgente de la communauté
internationale pour faire libérer les personnes interpellées
Cet après-midi des centaines de femmes courageuses iraniennes ont
organisé une manifestation hostile au pouvoir devant l’université de
Téhéran. Tout en protestant contre la politique répressive et la
misogynie du régime des mollahs, elles ont appelé au boycott de la
farce électorale.
Elles ont été rapidement rejointes par les passants et les habitants du
quartier. Ils étaient ainsi des milliers devant l’université et les
rues environnantes à crier « le cri de chaque Iranien, liberté, liberté
! », « voter, c’est trahir l’Iran » et « liberté, égalité, à bas la
dictature ».
De nombreux slogans lancés dans cette manifestation protestaient contre
la discrimination sexuelle et l’hostilité de la dictature à l’encontre
des femmes. Les manifestants scandaient « Abolissons les droits inégaux
et les droits inhumains », « Les lois misogynes sont la source de
l’oppression », « Les droits de l’espèce humaine, c’est la liberté en
Iran » et « Les lois anti-femmes, sont la source de la dictature ».
Des centaines d’agents de sécurité, d’agents de la milice paramilitaire
du Bassidj et du ministère des renseignements ont essayé de barrer les
rues entourant l’université de Téhéran, et c’est avec violence qu’ils
ont empêché la population de rejoindre les manifestants.
Les manifestants ont déchiré les affiches électorales de tous les
candidats à l’élection présidentielle des mollahs, montrant le dégoût
profond qu’elle leur inspire.
Les agents de la répression ont arrêté un grand nombre de manifestants,
particulièrement de femmes et de jeunes filles courageuses, et les ont
évacués du secteur dans des véhicules et des minibus des forces de
sécurité et du ministère des renseignements.
Maryam Radjavi, présidente de la République élue de la Résistance
iranienne a salué les femmes courageuses et combattantes de
Téhéran. Elle a déclaré que la misogynie était la caractéristique la
plus marquante de la dictature religieuse au pouvoir en Iran et une
nécessité pour la survie de ce régime moyenâgeux. Elle a appelé toutes
les instances internationale de défense des droits humains et des
droits des femmes à condamner la politiques et les actes misogynes du
régime des mollahs et à prendre des mesures urgentes pour faire libérer
les personnes arrêtées aujourd’hui.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 12 juin 2005 |