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Iran-GB : Une délégation du parlement britannique rencontre Maryam Radjavi à Paris PDF  | Print |  E-mail
jeudi, 16 mars 2006

Iran-GB : Une délégation du parlement britannique rencontre Maryam Radjavi à ParisBBC 5 – Cette semaine, le président Bush a décrit l’Iran comme une grande menace pour la sécurité nationale en raison de ses projets tenaces de développement d’armes nucléaires.

A la veille de la réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU qui doit discuter de cette affaire, une délégation de députés britanniques des trois principaux partis politiques rencontrait à Paris Maryam Radjavi, dirigeante de l’opposition iranienne en exil. A la suite des entretiens, une déclaration conjointe a été faite. Mais qu’espère vraiment réaliser la délégation britannique ? Le pair travailliste Lord Robin Corbett était présent et je lui ai demandé ce qu’il espérait.

Lord Corbett : Le monde fait face à un défi posé par les extrémistes au pouvoir en Iran. Ils veulent de plus ajouter à cet intégrisme des armes nucléaires. Et ce mélange meurtrier se situe dans une région très explosive du monde. Si cela devait se produire, ce ne serait bénéfique pour personne.

L’énergie nucléaire pacifique, oui, sous contrôle international strict. Mais la possibilité d’un développement d’armes nucléaires, non.

Mme Radjavi est à la tête d’une coalition proposant au peuple d’Iran un changement démocratique par des élections supervisées par les Nations Unies. Pas la force, comme elle l’a dit explicitement, et nous sommes d’accord avec cela. Un autre Irak n’est pas une solution à ce problème grave. Et c’est pourquoi nous sommes venus discuter.

Q : Pouvez-vous nous parler un peu plus d’elle en tant que femme politique ?

Corbett : Le mouvement, la coalition qu’elle préside essaie d’amener un changement démocratique en Iran depuis environ deux ans après la chute du chah lorsque les mollahs sont arrivés pour imposer leur intégrisme islamique, au point de voler la démocratie au peuple iranien. Mme Radjavi et les personnes qui soutiennent la coalition qu’elle dirige veulent rendre la diplomatie au peuple iranien et lui donner la chance de voter pour cette démocratie.

Q : A-t-elle beaucoup d’influence en Iran ?

Corbett : Je ne connais pas la réponse à cette question, mais ce que je sais, c’est qu’il y a de plus en plus de manifestations contre le régime. C’est pourquoi l’homme, imposé comme président dans ce pays, se comporte d’une manière aussi extrémiste, parlant de rayer Israël de la surface de la terre, et ce genre de choses. Ce régime est en grande difficulté. Nous devons rappeler qu’environ un tiers de la population iranienne a moins de 30 ans. Ce peuple est l’un des peuples les plus instruits du Moyen-Orient. Et ils sortent des universités sachant qu’il n’y a pas de travail. Parce qu’il y a ces mollahs qui disent diriger l’économie, alors qu’ils devraient être dans les mosquées et qu’ils devraient laisser des politiciens élus diriger l’économie.

Q : Qu’est-ce qui est alors spécifiquement à l’ordre du jour ?

Corbett : Nous allons parler des efforts à entreprendre pour persuader non seulement notre gouvernement mais ceux de l’Union Européenne et les Américains qu’ils font une grave erreur en taxant un membre de cette coalition, l’OMPI, d’organisation terroriste. Notre ministre des Affaires Etrangères Jack Straw a reconnu deux ou trois fois ces derniers mois que cette décision avait été prise uniquement à la demande des mollahs pour tenter de faciliter les négociations avec les Iraniens avec qui nous avons gâché trois années, car tout ce que ça nous a rapporté, c’est de leur faire gagner du temps pour développer leur programme d’armes nucléaires.

Q : Comment allez-vous faire pour que tout ceci ne passe pas pour un coup de pub ? Que va-t-il réellement se passer ?

Corbett : Il ne s’agit pas d’un coup de pub. Je peux vous l’assurer. C’est du sérieux.

Q : Mais vous sortez de la réunion avec une déclaration, et qu’est-ce qui se passe après ?

Corbett : Nous devons faire comprendre au monde que ce mélange d’intégrisme islamique et d’armes nucléaires est mortel et que le monde doit s’en débarrasser. Nous devons tout faire pour essayer de l’empêcher, dans notre propre intérêt et ne pas laisser seuls les gens qui vivent dans cette région. La réponse est la démocratie. S’il y a bien une chose que les mollahs ne veulent pas en Iran, c’est la démocratie. C’est leur talon d’Achille. Et c’est ce pourquoi nous sommes ici, pour aider à la faire émerger.

Q : Puisque Mme Radjavi est contre l’idée d’un changement de régime par la force, comment allez-vous établir une démocratie dans un pays contrôlé par des personnes qui n’en veulent pas ?

Corbett : Nous devons mobiliser la communauté internationale afin d’essayer de persuader les mollahs qu’ils ne bénéficient plus du soutien de la population et de faire pression sur eux non seulement sur le nucléaire, mais aussi sur leurs violations constantes des droits humains. Ils arrachent les yeux, amputent, pendent en public, fouettent à mort et lapident. C’est un régime médiéval. Et la communauté internationale doit dire, si elle en a la volonté politique, qu’elle ne le tolère pas. Nous allons obtenir un mandat des Nations Unies dans le pays et organiser des élections justes et libres supervisées par l’ONU pour que le peuple d’Iran puisse avoir le choix. C’est ce pourquoi nous luttons tous, alors je vous en prie, ne qualifiez pas cela de coup de pub.

Q : Ces discussions ont-elles lieu avec la bénédiction de Tony Blair et allez-vous lui présenter vos conclusions ?

Corbett : Je ne suis pas sûr que nous ayons sa bénédiction. Mais oui certainement. Nous faisons tout le tapage que nous pouvons dans les deux chambres du parlement pour que le gouvernement reconnaisse qu’ils ont attendu trois ans que les mollahs se conduisent comme tous les êtres humains. Il est temps maintenant que la coalition dirigée par Mme Radjavi soit reconnue comme étant du côté de ceux qui veulent le respect de la liberté et des droits humains en Iran. Ce sont nos alliés dans cette campagne.

Lord Robin Corbett, chef de la délégation des députés et des pairs ayant rencontré l’opposition iranienne en exil à Paris.

 
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