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20.000 Iraniens se sont rassemblés dans la banlieue nord de Paris |
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dimanche, 19 juin 2005 |
Le plus grand rassemblement d’Iraniens en France
A l’occasion du boycott massif du peuple iranien et du deuxième anniversaire du raid du 17 juin contre la Résistance iranienne

Dans l’après-midi du 18 juin, 20.000 Iraniens se sont rassemblés à
Cergy, dans la banlieue nord de Paris, en ce deuxième anniversaire du
raid honteux du 18 juin contre les bureaux du Conseil national de la
Résistance iranienne et l’arrestation de Mme Maryam Radjavi, présidente
de la République élue de la Résistance iranienne.
Tout en condamnant les événements du 17 juin, les participants ont
exprimé leur soutien à Maryam Radjavi et ont appelé à la fin des
restrictions imposées à la résistance et à la clôture du dossier
judiciaire.
Ils ont également estimé que le boycott national de la farce électorale
du régime témoignait de l’absence de légitimité de l’ensemble de la
dictature et que ce scrutin exprimait les aspirations du peuple iranien
de renverser ce régime.
On notait la présence de nombreux Français. Des dizaines de
parlementaires de divers pays européens et de représentants
d’associations de défense des droits de l’homme y ont pris la parole.
Dans son discours, Maryam Radjavi a adressé ses félicitations au peuple
iranien pour le boycott massif et national de la farce électorale. «
C’est un tournant dans la quête de la démocratie et de la liberté »,
a-t-elle déclaré avant d’ajouter que « la sélection des candidats
révèle clairement l’impasse totale où se trouve la dictature. Le guide
suprême des mollahs a échoué à rendre ce régime monolithique et les
deux factions sont plus divisées que jamais. »
Evoquant le passé des candidats qui se résume au crime, au terrorisme
et au pillage, la présidente de la République élue de la résistance
iranienne a déclaré : « Ceux qui s’installent au pouvoir par le biais
de cette farce électorale, sont les ennemis du peuple iranien et non
pas ses représentants. C’est pourquoi la complaisance avec ce régime
signifie participer à la répression du peuple iranien et ouvrir
davantage la voie à l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme ».
Evoquant le deuxième tour qui rassemble Rafsandjani et le pasdar
Ahmadinejad, elle a affirmé qu’il s’agissait de choisir entre deux
terroristes.
Puis Maryam Radjavi a demandé à ceux qui se trouvaient derrière les
événements du 17 juin « avez-vous entendu le grand NON du peuple
iranien au régime des mollahs ? ». Deux ans après le 17 juin 2003,
a-t-elle ajouté, « à présent que les accusations de terrorisme se sont
évanouies, au lieu de reconnaître cette vérité, ils avancent des
accusations financières sans fondement. Maintenir ouvert ce dossier,
est un moyen pour limiter les activités légitimes et légales du Conseil
national de la Résistance iranienne et un moyen pour poursuivre les
marchandages avec les intégristes sanguinaires, et cela n’a aucune
justification légale ou matérielle. On assiste là à de nouvelles
méthodes de répression du mouvement de la Résistance iranienne. »
Poursuivant son discours, Maryam Radjavi a affirmé : « Le régime fait
face à un mécontentement explosif de la société. Mais il ne veut ni ne
peut opérer de réformes et de changements parce que cela aboutirait à
son renversement. » Evoquant le programme de la résistance, elle
a déclaré : « La Résistance iranienne est attachée à tous les droits et
à toutes les libertés énoncées dans la Déclaration universelle des
droits de l’Homme. Dans l’Iran libéré de l’injustice des mollahs, nous
nous engagerons à abolir la peine de mort et à supprimer toutes les
formes de châtiments cruels des fascistes religieux. »
Un grand nombre de parlementaires, de personnalités politiques,
culturelles et religieuses et des droits de l’homme ont participé à ce
meeting parrainé par une trentaine d’organisations des droits de
l’homme et ONG françaises.
M. Dominique Lefebvre, maire de Cergy, Jean-Pierre Béquet, maire
d’Auvers-sur-Oise, Maurice Boscavert, maire de Taverny, Jean-Claude
Wanner, maire de Boisemont et Jean-Pierre Muller, maire de Magny en
Vexin et secrétaire de la fédération socialiste du Val d’Oise, ont dans
leurs discours, assuré la présidente que les Valdoisiens soutenaient le
mouvement de la Résistance iranienne installé depuis vingt ans dans le
département et qu’ils appelaient le gouvernement français à lever les
restrictions qui la touchent. Le maire de Taverny a remis à Mme Radjavi
une plaque de sa ville. Le recteur de la mosquée de Taverny était
présent au meeting, accompagné d’une nombreuse délégation de musulmans
venus témoigner de leur solidarité avec la Résistance iranienne.
Me Henri Leclerc, M. Alain Vivien ancien secrétaire d’Etat aux Affaires
étrangères et ancien président du comité interministériel de lutte
contre les sectes, la sénatrice Isabelle Debré, Chafia Mentalecheta,
membre du conseil national du PS et membre du conseil des démocrates
musulmans de France, de Mouloud Aounit, secrétaire général du
MRAP et Pierre Bercis, président des Nouveaux Droits de l’Homme,
Jean-Michel Bélorgey, ancien président du groupe parlementaire des
droit de l’Homme à l’Assemblée nationale, Emmanuel Lampert,
coordinateur des relations extérieures de l’UDF, Jean-Paul Pichard,
écrivain, Gilles Paruelle ancien bâtonnier du Val d’Oise, Yves-Jean
Gallas de la coordination nationale du Mouvement de la Paix, et Renée
Le Mignot, responsable des relations internationales du MRAP se
trouvaient parmi les participants et les nombreux orateurs.
L’abbé Pierre a également fait parvenir un message de solidarité lu par Jacques Loch, responsable d’Emmaüs Liberté.
Une délégation du parlement britannique composée de Andrew MacKinlay et
Rudy Vis députés, Lord Russel Johnston ancien président de l’Assemblée
parlementaire du Conseil de l’Europe et Lord King de la Chambre des
Lords, ont fait part de leur solidarité et de celle de leurs collègues
parlementaires dans des discours enthousiastes.
Sid Ahmaed Ghozali, ancien Premier ministre algérien, Jean-Pierre
Malmendier, député belge, Paul Forseth député canadien, le Pr.
Luigi Citarella, juriste en droit international, secrétaire
général du comité interministériel italien pour les droits de l’homme
et membre du comité de défense des droits des enfants de l’ONU, ainsi
que le Dr. Abdollah Rashid Al Jabouri, ancien gouverneur de la province
irakienne de Diyali, sont également montés à la tribune pour y prendre
la parole.
Une délégation de trois parlementaires norvégiens conduite par Lars
Rise, député du parti démocrate et membre de la commission des affaires
étrangères, est venue témoigner de sa solidarité à la tribune et de
celle de ses collègues au parlement norvégien.
Une délégation allemande avec notamment M. Frank Hämmer, membre du
parlement de Brandebourg, et qui représentait son parti, et Mme
Ingrid Holtzhüter ancienne députée sociale-démocrate, a pris la parole.
Mme Danielle Mitterrand, présidente de la fondation France
Libertés, M. Bernard Stasi, ancien ministre, le sénateur Robert
Badinter, ancien ministre de la justice, Jean Ferrat, interprète
compositeur, Mario Stasi, ancien bâtonnier de Paris, les sénateurs
Michèle André, vice présidente du sénat, Jean-Pierre Michel, Alima
Boumédiene-Thiery, André Vallet, Yvon Collin, Bernard Piras et les
députés Marc Reymann, Pascal Terrasse, Georges Hage, Jean-Claude
Abrioux, Jean-Pierre Blazy, ont fait parvenir des messages écrits ou
vidéo de leur solidarité avec la Résistance iranienne et les objectifs
du meeting du 18 juin. Des messages ont également été envoyés de la
part de la sociologue Andrée Michel, directrice de recherche honoraire
au CNRS, et Serge Lecalvez du bureau national de la Ligue des Droits de
l’Homme.
Des parlementaires américains, dont les sénateurs Kay Hutchison, James
Talent, Christopher Bond, et les Représentants Loretta Sanchez, Sheila
Jackson Lee, Diana DeGette, Bob Filner, Adam Schiff, Al Green, John
Boozman, William Lacy Clay et Ted Poe, ont également envoyé des
messages vidéo ou écrits pour condamner la farce électorale du régime
des mollahs et soutenir la résistance iranienne et les objectifs du
rassemblement du 18 juin.
M. Ezzam Al-Ahmad, ancien ministre de l’Autorité palestinienne et
député palestinien, Hodeh Ghavvas député jordanien, et un groupe
nombreux d’eurodéputés, notamment Alejo Vidal Quadras, premier
vice-président du Parlement européen, Vytautas Lansbergis, député et
ancien président de la République de Lituanie, Struan Stevenson,
vice-président du groupe PPE, Paulo Casaca, président de la
délégation européenne à l’assemblée parlementaire de l’OTAN, Eva Britt
Svensson, première vice-présidente du groupe de l’alliance de gauche et
vice-présidente de la commission des femmes, Piia-Noora Kauppi,
présidente du groupe finlandais démocrate chrétien conservateur, Mogens
Camre, vice-président du groupe de l’union pour l’Europe et de nombreux
membres du parlement britannique, notamment David Amess, Jonathan Shaw
et David Drew, Lord Alton, Lord Corbett, Lord Tony Clarke, des
parlementaires italiens, notamment Pier Paolo Cento, Luigi Giacco
ont adressé des messages vidéo pour soutenir la résistance iranienne et
sa présidente, demandant la levée des restrictions qui les touchent.
Une délégation d’Auversois et de Val d’Oisiens est également montée à
la tribune pour y prononcer de brèves allocutions qui condamnait le
raid policier du 17 juin 2003 et apportait sa solidarité totale à
Mme Radjavi et la résistance iranienne.
Une délégation de dizaines de champions sportifs iraniens, conduite par
Moslem Eskandar Filabi, président de la commission de sports, est venue
condamner la farce électorale des mollahs et appeler la communauté
internationale à cesser la politique de complaisance avec les mollahs
et à soutenir la Résistance iranienne et Maryam Radjavi. Une jeune
championne sportive iranienne a remis l’ensemble de ses médailles à la
présidente Radjavi.
A la fin de ce meeting qui a duré environ neuf heures, Maryam Radjavi
accompagnée de familles de martyrs, a déposé des couronnes de fleurs au
pied d’un monument dédié aux martyrs de la résistance iranienne. Aziz
Rezaï, mère de six martyrs, a remis à la présidente de la terre
prélevée sur la tombe de Mohammad Hanif Nejad, fondateur de
l’organisation des Modjahedines du peuple d’Iran, et sur la tombe des
fosses communes des victimes du massacre des prisonniers politiques de
1988 dans le cimetière de Khavaran.
Ce programme comportait également une partie musicale avec des artistes français et iraniens.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 18 juin 2005 |
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