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dernière mise à jourLun, 20 Oct 2014 5pm

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Maryam Radjavi: « la seule solution pour empêcher une bombe nucléaire iranienne ou un conflit sans précédent suite aux crises provoquées par les mollahs est le changement de régime par le peuple iranien et sa résistance »

Dans une conférence internationale à Paris, en présence de milliers d'Iraniens, à l’initiative du Comité Français pour un Iran démocratique (CFID), des intervenants d’Europe et des États-Unis, notamment Rudy Giuliani, ancien maire de New York et candidat à la présidence des États-Unis en 2008, Michael Mukasey, procureur général américain (2007-2009), John Bolton, ancien ambassadeur américain aux Nations Unies, Tom Ridge premier secrétaire d’Etat américain chargé de la sécurité, Patrick Kennedy, membre du Congrès des États-Unis (1991-2011), Günter Verheugen, commissaire européen (1999-2009) et ancien ministre d'Etat dans le département des Affaires étrangères d'Allemagne, Gerhart Baum, ancien ministre fédéral allemand de l'Intérieur, Glenn Carle, ancien adjoint du renseignement national pour les menaces transnationales américain; Col. Wesley Martin, ancien commandant de la base des opérations avancées des américains à Achraf; Lt. Col Leo McCloskey, Commandant de la base des opérations avancées des américains à Achraf  jusqu'en 2008;; le député Jacques Desallangre;  Mike Hancock, Membre du Parlement britannique; David Amess, Membre du Parlement britannique; Lucio Malan, Membre du Sénat italien; Geoffrey Robertson, Premier Président de la Cour spéciale des Nations Unies sur les crimes de guerre pour la Sierra Leon et membre du Conseil des Nations Unies pour la justice, ont insisté sur la nécessité d'une politique de fermeté vis-à-vis du régime iranien et concernant la protection des droits des résidents des camps d’Achraf et de Liberty et la suppression de l'étiquette du terrorisme de l’OMPI

 

Philippe Douste-Blazy, adjoint du secrétaire général de l’ONU et ancien ministre français des Affaires étrangères s’est adressé au rassemblement par un message vidéo.

Dans ce rassemblement, Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a exprimé sa compassion et ses condoléances aux familles des victimes des attaques terroristes en France ainsi qu’à la communauté juive de France. 

Elle a souligné que : " Cette tragédie est la conséquence de l'intégrisme qui sévit sous le couvert de l'islam. L'intégrisme dont le cœur bat à Téhéran et à Qom. Cela fait 25 ans que nous avertissons le monde sur le danger de l'intégrisme. Ce régime masque l'intégrisme et le terrorisme avec l'islam. Alors que ces crimes n'ont rien à voir avec l'islam. C'est pourquoi, le seul moyen de l’affronter est une alternative qui prône l'islam tolérant et démocratique. L’OMPI représente cette alternative démocratique qui est l'antithèse de l'intégrisme. L'islam de miséricorde de liberté de l'égalité de fraternité et de coexistence pacifique avec toutes les religions et toute l’humanité. "

Durant ce rassemblement qui coïncidait avec le Nouvel An iranien, Maryam Radjavi a déclaré qu’avec la solidarité internationale, il est possible de faire de la nouvelle année, l'année de la défaite du fascisme religieux en Iran. Elle a ajouté que la seule solution pour empêcher une bombe nucléaire iranienne ou un conflit sans précédent suite aux crises provoquées par les mollahs, est le changement de régime par le peuple iranien et sa résistance.

Mme Radjavi a déclaré: " Pour échapper à leur renversement, les mollahs se sont lancés dans la guerre contre le peuple iranien, la guerre contre les peuples de la région et la communauté internationale. Au cœur de cette politique, il y a les efforts pour attaquer Achraf et éliminer la résistance organisée qui possède la clé du changement en Iran."

"La politique des Etats-Unis et de l’Union européenne, s'inclinant devant les exigences du régime contre Achraf et le maintien injustifié de l’OMPI dans la liste noire, a agi dans le sens des intérêts du régime de Téhéran.", a-t-elle souligné.

Se référant au transfert de 1200 résidents d'Achraf au Camp Liberty, Mme Radjavi a déclaré: "Ce transfert s’est malheureusement transformé en un déplacement forcé avec des harcèlements et de fortes pressions. Contrairement aux multiples insistances du HCR, les résidents ne sont pas libres de leurs mouvements. Ils sont aussi privés des visites de leurs familles et de leurs avocats.  Pire encore, c’est la présence injustifiable des forces armées dans le périmètre privé du camp qui est une source d'insécurité pour les résidents." 

Elle a mis en garde que "la présence des forces armées à l’intérieur du camp crée un fort potentiel de catastrophe humanitaire. (…) Dans ces circonstances, l'ONU devrait revenir à ses devoirs authentiques pour défendre les opprimés et les victimes ou au moins rester neutre entre les résidents d'Achraf et le gouvernement irakien."

Mme Radjavi a décrit les étapes suivantes nécessaires pour poursuivre le transfert des résidents à  Liberty et prévenir une catastrophe humanitaire dans les deux camp d’Ashraf ou de Liberty:

• Il faut que la police et les forces armées se retirent complètement du camp Liberty et que les accords signés à cet égard soient respectés.

• Les résidents doivent bénéficier de leurs droits de transférer leurs biens meubles au nouvel endroit afin de pouvoir les vendre ou les transférer vers un autre lieu.

• Les obstacles posés par le gouvernement irakien pour la construction des infrastructures doivent être immédiatement levés afin de permettre aux résidents de subvenir à leurs besoins les plus nécessaires comme la construction d'un bâtiment pour le repos des malades ou construire des chemins de circulation pour les malades.

• Le rythme du processus de détermination du statut de réfugié des résidents par le HCR et leur transfert vers des pays tiers doit s’accélérer.

Dans son intervention, M. Giuliani a déclaré : « permettez-moi d'aller là-bas (au camp Liberty). Laissez-moi le voir de mes propres yeux. En d'autres mots, laissez-moi voir si le pays que j'aime, les États-Unis d'Amérique, a tenu les promesses qu'il a données aux résidents d'Achraf pour les protéger et les traiter avec décence, ou bien a-t-il failli à ses promesses. Si vous ne voulez pas m'envoyer, alors envoyer le juge Mukasey ou Tom Ridge ou Patrick Kennedy où nous tous ensemble. Et puis vous pouvez nous placer face au Congrès, sous serment, et je vous promets que je dirai la vérité à ce propos et nous réglerons ce problème. Nous verrons si nous nous sommes trompés, ou bien c'est le Département d'État qui a brisé ses promesses aux résidents d'Achraf ? Allons obtenir une réponse une fois pour toutes à tout ceci ! »
Il a ajouté : « La politique de complaisance est à présent l'ennemi des efforts pour arrêter l'Iran nucléarisé. C’est cette notion erronée qui a renforcé l'Iran dans sa détermination pour obtenir l'arme nucléaire. Il faut cesser la politique de complaisance. Il faut cesser les tentatives de négociations. Cessez d'écrire des lettres à l’ayatollah. C’est le temps de se dresser uni pour dire que nous voulons un changement de régime en Iran et que nous prendrons tous les mesures nécessaires pour empêcher l'Iran d'obtenir la bombe atomique. »

Patrick Kennedy a fermement critiqué les Nations unies et a déclaré : « Nous voulons des actions, par des paroles. » Exprimant sa solidarité avec les résidents du camp Liberty, il a ajouté : « Notre pensée va pour les résidents du camp Liberty qu'on traite comme des prisonniers et non pas comme des réfugiés. »

Tom Ridge a commencé son intervention en annonçant sa disponibilité pour se joindre au maire Giuliani pour aller au camp Liberty, il a ajouté : « nous allons continuer à soutenir l’OMPI et les résidents épris de liberté aux camps d’Achraf et de Liberty. Je veux me placer sur le bon côté de l'histoire et rien d'autre me préoccupe. »

M. Ridge a décrit les scènes des attaques contre Achraf et a fermement critiqué le gouvernement américain pour avoir foulé aux pieds la charte des Nations-Unies, la Déclaration universelle des droits de l'homme et les Conventions de Genève. Il a déclaré : « Comment mon pays peut ignorer ces attaques cruelles ? »

S’adressant aux Nations unies, il a souligné : « Vous n'avez pas fait votre travail, il est grand temps de vous y appliquer. »

Au gouvernement américain, il a insisté : « Si vous voulez envoyer un message à l'Iran et à Maliki pour leur faire comprendre que vous êtes sérieux, je vais vous donner une idée simple : rayez l'OMPI de la liste. »

Le juge Michael Mukasey a pour sa part déclaré : « Cette conférence devrait être diffusée pour le département d'État. Alors ils sauront que Mme Radjavi a ouvert la conférence en transmettant ses condoléances à la communauté juive de Toulouse. »

Il a ridiculisé les « sources anonymes » au département d'État, en déclarant : « Pourquoi anonymes ? De quoi avez-vous peur ? Ils ont peur, mais nous n'avons pas peur. Nous ne cachons pas nos noms. »
 
S'adressant à l'audience des iraniens présents à la conférence, il a lancé : « la justice triomphera dans mon pays et j'espère que ce ne sera pas bien avant que la justice triomphe dans votre pays. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 mars 2012