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Iran : Le régime a recours à 2000 escouades répressives face au danger de révoltes

Iran : Le régime a recours à 2000 escouades répressives face au danger de révoltes

Par Mansoureh Galestan

Dans la province de Guilane, dans le nord de l'Iran, le régime des mollahs intensifie ses mesures de répression pour étouffer les troubles sociaux. « 2 000 groupes ont été mis sur pied à travers la province pour émettre des avertissements « verbaux et physiques » aux résidents.

Mohammad Abdullah-Pour, membre supérieur des pasdaran, a déclaré mardi lors d'un rassemblement des pasdaran, du Basij et d'autres forces répressives : « Les Gardiens de la révolution (pasdaran) de la province de Guilane, ainsi que le Bassidj et d'autres forces, seront impliqués dans des mesures visant à « promouvoir la vertu et à empêcher le vice ». Il a ajouté : « La question de la chasteté et celle du hijab (règles de tenue vestimentaire) n'est pas une question ordinaire. En fait, elles sont considérées comme des dossiers politiques et de sécurité pour le pays... L'ennemi s'efforce d'encourager notre peuple à adopter un mode de vie occidentale. »

Le commandant de la section des pasdaran dans la province de Guilane a affirmé que des avertissements pour non-port de voile avaient été émis dans plus de 28 000 cas à travers la province. Il a également indiqué que les Basij affiliées aux pasdaran ont dépêché « environ 22 000 personnes dans les quartiers » lors de leurs patrouilles hebdomadaires.

L'ampleur de la répression imposée au peuple iranien est soulignée par ces propos. Cela montre également à quel point le régime en place est profondément préoccupé par les protestations quotidiennes qui se transforment en un nouveau soulèvement national dans tout le pays.

2018 a vu un soulèvement national qui a duré plus de deux semaines et qui a embrasé les 31 provinces iraniennes, s'étendant à plus de 142 villes.
Ce soulèvement a marqué un tournant dans la lutte de 40 ans contre le régime tyrannique des mollahs en Iran. Le régime théocratique a tenté d'empêcher la propagation des soulèvements populaires par la répression.

Un an plus tard, nous assistons à sa poursuite partout au pays. Les protestations populaires se sont propagées à tous les segments de la société iranienne. L'extension des soulèvements témoigne de l'incapacité du régime à résoudre les problèmes de la société iranienne. Pour étendre son pouvoir, le régime s'appuie sur la répression, le meurtre et l'exécution.

Outre le soulèvement de janvier 2018, l'Iran a été témoin de quatre autres séries de soulèvements :

1. Le soulèvement populaire à Kazeroun en mai 2018,

2. Le soulèvement populaire de Téhéran en juin 2018,

3. Le soulèvement populaire au Khouzistan en juin et juillet 2018

4. Et le soulèvement populaire de Karaj, Ispahan, Shiraz, Machhad et d'autres villes en août 2018.

Le nombre de manifestations et de soulèvements en Iran en 2018 a doublé, et tous les segments de la société y ont participé – étudiants, enseignants, conducteurs de camions, ouvriers, agriculteurs, clients escroqués des établissements financiers affiliés au régime, etc. Ces protestations et soulèvements finiront par renverser le régime.

Les activités des unités de la Résistance ont été un facteur déterminant dans la poursuite des protestations et des soulèvements. Ils sont issus de la société et ont une histoire de lutte derrière eux. Ils ne peuvent donc pas être éliminés et détruits.

En 2018, les unités de la Résistance ont été actives dans tout le pays. Leurs activités comprennent la direction et le soutien de manifestations populaires et de soulèvements et l'incendie des icônes de la répression, telles que les banderoles du fondateur du régime Ruhollah Khomeiny et du Guide Suprême du régime Ali Khamenei, ainsi que le quartier général des forces répressives du régime.

Dans son discours de janvier, Khamenei a mentionné les soulèvements en disant : « Il s'agissait d'événements organisés. Un triangle était actif dans ce domaine : les États-Unis et les sionistes (l'ont planifié), un pays riche du Golfe Persique, et l'OMPI qui était prête des mois auparavant. »

Le 5 août 2018 : L'agence de presse Fars, affiliée aux pasdaran, a écrit : « Pendant les troubles de janvier 2018, les Moudjahidine ont saisi les opportunités et reconnu les capacités. Par l'intermédiaire des unités de Résistance, ils ont ordonné le début des opérations. Ces unités étaient composées de deux à cinq membres de l’OMPI. »

Dans une analyse politique, le site web officiel Baharestaneh a écrit : « Aujourd'hui, l’OMPI a infiltré toutes les associations : les conducteurs de camions, les marchands de bazars, les clients escroqués des établissements financiers, les enseignants, les travailleurs, etc. Ils travaillent comme leaders. Ils ont organisé des unités de Résistance qui peuvent à la fois multiplier et remplacer les leaders sur place. »

Ghaboos Nameh, affiliée au régime, a écrit le 19 Septembre 2018 : « L'ennemi utilise votre négligence et organise les jeunes. Comme ils le disent, ils forment des unités de Résistance. »

Gholam-Hossein Mohseni Ezhe'ee, porte-parole du pouvoir judiciaire du régime, a déclaré : « De nos jours, certaines personnes scandent contre le pouvoir judiciaire, le gouvernement et les responsables. Faites attention ! Dieu nous garde de la présence d'un membre de l’OMPI dans la foule. Le peuple suivra leur exemple. »

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