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Il faut dénoncer leurs bourreaux qui sont à la tête du régime iranien - le maire Jacques Boutault

 

Le maire écologiste Jacques Boutault a expliqué que ce n’est pas seulement pour « rendre hommage aux victimes dans les prisons iraniennes », mais pour que « cessent les massacres qui continuent aujourd’hui un à un dans ce pays » que sa mairie du 2e arrondissement de Paris accueillait récemment une exposition sur les droits de l’homme en Iran. « Rendre hommage aux victimes » c’est aussi « dénoncer leurs bourreaux qui sont à la tête du régime iranien avait-il ajouté.

Cette exposition de photos, de documents et de témoignages d’anciens prisonniers apportait un éclairage bouleversant de ce crime contre l'humanité commis par le régime iranien resté jusqu’alors impuni. L’exposition était enrichie par les interventions de personnalités présentes ainsi que d’anciens prisonniers et familles de victimes.

Voici un extrait de l’intervention de M. Jacques Boutault, le 31 aout 2017 :

« Je suis non pas très heureux mais très fière de vous accueillir ici en mairie du 2ème arrondissement en compagnie de Jean-François Legaret le maire du 1er arrondissement qui a accueilli cette exposition quelques jours avant moi. Je salue également la présence entre autre de Mgr Jacques Gaillot qui est toujours présent quand il s’agit de s’insurger contre l’injustice et la souffrance humaine. Je disais Je suis très fière d’accueillir cette exposition qui est un symbole très fort de l’engagement que je prends en tant qu’élu écologiste de ce petit bout de planète au cœur de Paris qui est le deuxième arrondissement. Mon 1er engagement en tant qu’élu est évidemment pour la paix, l’égalité, la justice et la démocratie. Sans elle nos sociétés se condamnent à détruire et à se détruire. Sans engagement rappelé pour ces principes, c’est toute notre humanité qui hypothèque son avenir.

Accueillir cette exposition qui commémorent le souvenir de ces 30 000 femmes et hommes victimes de l’injustice et de la violence en Iran, vous accueillir, dans cette mairie parisienne était donc pour moi plus qu’un devoir, c’était une évidence.

Réuni par de là nos différents sensibilités politiques, nous sommes rassemblés pour œuvrer ensemble pour la paix, la justice en Iran et dans le monde ici et maintenant.

Les puissances occidentales et impérialistes, qu’elles portaient en leur actions dans les années 60-70 particulièrement comme substitut à la colonisation, ne sont pas exempt de la situation telle qu’elle existe aujourd’hui en Iran. Elles ont même une lourde part de responsabilité, et ne sont pas étrangère à ce qui se passe aujourd’hui. Je l’ai dit, comme on le sait, qu’elles n’étaient pas étrangères au coup d’état de 1953 qui a conduit au retour du Chah, absolument pas accepté par le peuple. Contraire à l’idée démocratique que se faisait de son indépendance, le peuple iranien qui a conduit à la catastrophe du gouvernement théologique et donc dictatoriales, ennemi des libertés, qui prévaut aujourd’hui dans cette magnifique région du monde qui est l’ancienne Perse. Tous ces peuples épris de liberté méritent qu’on soit à leurs côtés, non pas tant pour l’histoire, mais pour rappeler que c’est aujourd’hui, maintenant, qu’il faut continuer à mener le combat.

Parce que si on parle aujourd’hui de ces massacres de 1988 c’est non seulement pour rendre hommage aux martyres mais pour que cessent ces massacres qui continuent aujourd’hui un à un et qui ont entrainé la mort par pendaison de plus de 3000 prisonniers, le plus souvent accusé de crime de droit commun, mais en vérité des prisonniers politiques qui ont été pendus par le régime actuel en Iran.

Aussi nous rendons hommage aux victimes du massacre de 1988. Et dénonçons leur bourreau qui sont encore à la tête de ce pays. Et au moment où Paris célèbre sa libération les femmes et les hommes qui sont tombés pour la démocratie méritent notre hommage. Et je forme le vœu, que nous qui saluons nos morts sur les terres où leur sang a coulé, que vous aussi en Iran, bientôt, vous puissiez sur le sol même où elles ont péri, rendre hommage à ces personnes qui ont été massacrées dans les prisons iraniennes. Et c’est pour qu’elles reposent en paix sur leur terre définitivement, que ce vœu est plus important à formuler, parce que cela signifiera que les choses ont radicalement changé en Iran et que c’est le monde entier qui sera le grand bénéficiaire de la paix et de la démocratie.

Se souvenir est construire l’avenir et ainsi par ailleurs que nous rendrons à la politique toutes ces lettres de noblesse et c’est bien pour ça que je remercie toutes les personnes politiques qui se sont engagées aujourd’hui à soutenir cette cause, sans jamais se lasser de ce massacre 1988 pour que la vérité soit faite. »

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