Le Premier ministre libanais fustige la milice irakienne soutenue par le régime iranien

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Avec agences – BEYROUTH : Saad Hariri a ordonné que le chef d’un groupe terroriste irakien, Qais al-Khazali, soit banni du pays suite à un voyage organisé par le Hezbollah, dont les interventions régionales ont suscité la colère du Premier ministre. Ce dernier a critiqué cette semaine la visite du chef d’une milice irakienne soutenue par l'Iran à la frontière commune du Liban et d’Israël, affirmant qu'elle violait les lois locales.

Le voyage de Qais al-Khazali, fondateur et dirigeant de la milice Asaib Ahl al-Haq, a été organisé par le Hezbollah, allié libanais de l’Iran, le puissant groupe terroriste.

La vidéo a été diffusée jeudi soir par la chaîne de télévision Asaib Ahl al-Haq al-Ahd, montrant al-Khazali et plusieurs autres personnes en uniforme militaire alors qu'ils lui montraient les régions environnantes surplombant les villes et villages israéliens. L'un de ceux qui guidaient al-Khazali pointe une région montagneuse à distance et lui dit « c'est le Golan ». Plus tard, on peut voir Al-Khazali à côté d'un mur à la frontière près de la Porte de Fatima dans le village frontalier libanais de Kfar Kila.

Dans une déclaration, le Premier ministre Saad Hariri a déclaré que la visite avait eu lieu il y a six jours et constituait une « violation des lois libanaises », sans apporter plus de précisions.

Il a ajouté qu'il avait chargé les autorités d'enquêter et de « prendre des mesures pour empêcher quiconque de mener des activités militaires sur le territoire libanais ... et d'empêcher la personne dans la vidéo d'entrer au Liban. »

Asaib Ahl al-Haq est un groupe soutenu par l'Iran qui est l'une des principales composantes de la force paramilitaire irakienne Hashed al-Shaabi. Il a organisé des attaques meurtrières contre les troupes américaines avant leur retrait de l'Irak en 2011.

Le Hezbollah a envoyé des conseillers pour aider la force dans sa bataille contre Daech. Le groupe terroriste libanais se bat également dans la Syrie voisine et a été accusé d'avoir aidé des rebelles houtites au Yémen.

Ses interventions régionales ont été une source de tension au Liban et ont été citées par Hariri lorsqu'il a annoncé le mois dernier qu'il démissionnait.

Il a ensuite retiré sa démission après des discussions qui ont vu le gouvernement libanais réaffirmer dans un communiqué une politique de non-ingérence dans les conflits régionaux.

 

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