lundi, janvier 17, 2022
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« La barbarie s’est déchaînée à Achraf le 1er septembre 2013 » – Christiane Perregaux

CNRI – « J’aimerais tout d’abord vous exprimer, à vous Madame la Présidente Radjavi, et aux familles et aux amis des victimes d’Achraf et aux Moudjahidine du peuple d’Iran dans leur ensemble, ma sympathie infinie aujourd’hui devant l’horreur de la situation », a tenu à déclarer Christiane Perregaux à Genève le 19 septembre.

Membre de la présidence de l’assemblée constituante de Genève, Christiane Perregaux s’exprimait dans une conférence internationale en marge de la session actuelle du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, réuni pour condamner le massacre de 52 réfugiés iraniens à Achraf le 1er septembre par les forces irakiennes, et demander la libération de 7 autres pris en otages par les mêmes forces. Elle était entourée notamment de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, de Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, et de Bernard Kouchner, ancien ministre français des Affaires étrangères.
 
Voici les moments forts de son intervention :

J’aimerais rendre hommage à ces hommes et à ces femmes qui ont vraiment été victimes de la barbarie irakienne et iranienne.

Parce que la barbarie s’est déchaînée à Achraf le 1er septembre 2013 sur une population pacifique qui était simplement là pour terminer les affaires de ce camp avant de partir à Liberty.

Et ce n’était pas la première fois que cette barbarie s’abattait sur les opposants iraniens. Nous en avons aussi parlé. Et nous avons également évoqué le terme de génocide au début de cette réunion, comme s’il fallait que les Moudjahidine, toutes les Moudjahidine et tous les Moudjahidine disparaissent.

Nous avons vu que les images étaient insoutenables. Un véritable crime contre l’humanité, nous l’avons dit aussi, et qui doit hanter tous ceux et toutes celles qui ont la responsabilité de Liberty et d’Achraf : l’ONU et les États-Unis, qui l’ont dit et répété, et qui laissent faire. C’est du laisser-faire des forces irakiennes qui agissent sous les ordres des Iraniens.

Je reprendrais ces femmes. Elles sont six comme otages, elles sont six aussi à avoir été victimes à Achraf. Elles sont tombées. Elles sont tombées pour leur soif de liberté, de démocratie, de laïcité. Ces femmes qui avaient la responsabilité du camp. Et ce qui est insoutenable pour le régime des mollahs, c’est qu’elles sont un danger vivant pour ce régime qui prône tout le contraire. Et ces personnes, ces femmes représentent aussi pour le peuple iranien, pour la jeunesse, pour les femmes, un espoir, un grand espoir.

Simplement cette grave question qui doit être posée aux États-Unis et à l’ONU est de savoir pourquoi ils n’ont pas pris au sérieux, aucun des rapports et des informations qu’ils ont eus. Ils en ont eu régulièrement. Et on pourrait dire qu’il s’agit d’un des seuls cas dans l’histoire des Nations Unies où le secrétaire général ne peut pas dire qu’il n’était pas au courant, qu’il n’avait pas d’informations. 

Parce que, et nous l’avons évoqué aussi, l’Organisation des Moudjahidine est aujourd’hui la seule organisation, la seule opposition organisée et forte qui provoque la peur et l’inquiétude chez les mollahs de Téhéran.

Mais aujourd’hui nous sommes là aussi et surtout pour sauver les otages. Sauver ces sept otages qui sont emprisonnés depuis 20 jours en Irak sans aucune raison. Nous devons mettre toutes nos forces en commun. Nous devons nous faire entendre au-delà de cette salle. Nous devons nous faire entendre de toutes celles et de tous ceux qui ont les responsabilités dans cette affaire, et qu’ils sachent qu’il n’y aura aucune impunité pour eux.

Mais nous savons en tout cas que si ces personnes étaient livrées à l’Iran, elles seraient assurément torturées et exécutées. Nous devons obtenir leur libération immédiate. Non pas dans un mois, non pas dans deux mois, mais immédiatement, tout de suite. Leur vie est en danger. On vient d’apprendre qu’elles sont isolées, les unes des autres, qu’elles sont constamment menacées d’être remises aux autorités iraniennes.

Nous devons réveiller cette communauté internationale. Ne plus permettre ce silence dans lequel nous nous trouvons. Non, cette communauté doit se réveiller. Il ne s’agit plus de transiger, de discuter, mais d’imposer le droit humanitaire. Tous les otages, nous l’avons dit aussi, ont le statut de personne protégée par la Quatrième Convention de Genève et sont des demandeurs d’asile sous protection internationale.

Et je vais m’arrêter en disant simplement que nous exigeons ici avec les grévistes de la faim qui sont là, que nous puissions sauver ces otages et que nous intervenions partout où nous le pouvons pour qu’ils soient sauvés le plus rapidement possible.

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