mercredi, septembre 22, 2021
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Sid Ahmad Ghozali : Le régime iranien est la dictature religieuse la plus cruelle de l’histoire contemporaine

Sid Ahmad Ghozali : Le régime iranien est la dictature religieuse la plus cruel de l'histoire contemporaine

L’ancien Premier ministre de l’Algérie, Sid Ahmad Ghozali, intervenait le 10 septembre à une cérémonie au bureau du Conseil national de la Résistance iranienne à Auvers-sur-Oise, pour célébrer le succès de la réinstallation des habitants du camp Liberty.

Dans son intervention, le président du Comité arabo-musulman pour la défense des Achrafiens s’est réjoui de la victoire des résistants iraniens et l’échec de la dictature religieuse qui a cherché à les anéantir en Irak.

Merci à Dieu de m’avoir préservé jusqu’à aujourd’hui pour vivre avec vous, avec mes frères et mes sœurs, les Moudjahidines du Peuple iranien, un moment historique. Un moment historique et merci à Mme la Présidente Maryam Radjavi, notre chère sœur et bien aimée de nous avoir associés à ce moment que nous attendions depuis des années et des années.

C’est un moment d’abord d’un grand soulagement parce que depuis 14 ans nous vivons chacune de nos nuits sous la menace que nos frères d’Achraf soient agressés et massacrés. C’est un moment de joie, c’est un moment d’une grande gravité et aussi c’est un moment de grand espoir.

Le régime iranien qui est – il ne faut jamais craindre de le répéter – la dictature religieuse la plus cruelle de l’époque contemporaine, s’est acharné sur les habitants d’Achraf. Ce n’est pas nouveau me dira-t-on puisqu’en ne comptant que les résistants, il a assassiné pendant 30 ans, 120 000 patriotes iraniens. Non, il y a autre chose dans la stratégie qui fait que les Moudjahidines du Peuple ont occupé une place très particulière dans la stratégie destructrice du régime iranien. C’est que ces frères et ces sœurs ont fini par incarner à la fois la résistance iranienne depuis 50 ans. C’est parce qu’aussi le régime iranien tient non pas seulement à détruire 2000 ou 3000 personnes, mais à annihiler dans le cœur des Iraniens tout esprit de résistance, toute tentative de résistance. C’est ce qu’il a voulu, c’est ce qu’il a fait en 1988.

Il y a coïncidence étrange : on a entendu que le fils de Montazeri a fait des révélations. Il a fait des révélations sur cette période-là plus sinistre de l’histoire de l’Iran, où l’ayatollah Khomeiny a fait exécuter en l’espace de 3-4 mois, 30 000 prisonniers politiques qui avaient déjà été jugés par la prétendue justice iranienne. Et pourquoi a-t-il fait ça ? Tout simplement parce qu’il a sommé ses prisonniers soit de se renier soit de mourir. Il voulait détruire même chez des prisonniers déjà pris, donc déjà rendus inoffensifs, détruire en leur personne toute volonté de résistance de tout le peuple iranien.

Je parle d’un moment de très grande gravité et en même temps d’espoir aux yeux du régime iranien, comme à nos yeux, comme aux yeux de tous les observateurs, et l’un des plus célèbres observateurs c’est Alejo (Vidal Quadras) car il est allé sur place. Il a eu le privilège de connaître directement les Moudjahidines du Peuple d’Achraf. Et ils ne sont pas seulement emblématiques de la résistance iranienne,
ils sont pas seulement des résistants, ils préfigurent l’Iran du demain. Ils sont un projet politique, culturel et social.

Ils sont l’Iran de demain. Et ça ce n’est pas seulement des mots, ils l’ont fait. La cité d’Achraf était considérée pas seulement – par nous qui sommes du côté de la résistance – mais par des américains, par des généraux américains, et je cite notamment le Colonel Phillips qui était chargé de désarmer Achraf en 2003-2004 ; et qui a spontanément, sans que personne ne lui demande, a dit « J’aimerais que ma fille séjourne à Achraf pour vivre le modèle de la femme iranienne dans l’idéologie et dans la stratégie de l’OMPI ».

Et c’est pour ça qu’ils ont été particulièrement ciblés, avec un acharnement inouï, nous avons tous vécu les moments où il y a eu des agressions contre 3000 personnes aux mains nues, complètement désarmées, avec des gens qui sont venus pour les éradiquer, pour tuer tout le monde. Et ces gens-là n’avaient que leur honneur, leur héroïsme pour faire face à cette furie destructrice du régime iranien. Evidemment, toute acquis, toute avancée de la résistance iranienne est parallèle à une dégradation que l’on observe de plus en plus du régime iranien. Et c’est pour ça qu’il y a ce paradoxe : plus l’OMPI et la résistance iranienne auront du succès, plus elle sera en danger, en danger de mort. Maintenant, Achraf n’est plus en danger de mort, ils sont tous sortis, merci à Dieu.

Pour terminer, je voudrais rendre hommage. En chacun de nous, il y a du bon et du mauvais. Chez les européens, il y a du bon et du mauvais. Il y a des gouvernants qui ont pendant des années et des années, placés cette organisation dans la liste des organisations terroristes. Mais il y a des Lord Slynn, des Alejo, des centaines et des milliers d’élus, de juristes brillants, qui par amour absolu pour le droit, la démocratie et la liberté ont joué un rôle déterminant dans cet évènement qui est la libération de nos frères de l’OMPI de la prison de Liberty. Qui n’est pas une prison ordinaire, parce qu’on peut être en prison confortablement installés. On peut être en prison inconfortablement installés, comme c’était le cas d’Ingrid Betancourt ou bien nos frères d’Achraf. C’est-à-dire non seulement en prison, mais à chaque instant menacé de mort et de destruction.

Alors mes chers amis, mes chers frères, mes chères sœurs, contentant nous aujourd’hui de savourer ce moment de joie. Nous tous nous avons en point de mire la libération de l’Iran et du peuple iranien. Aucun de nous ne sait s’il assistera à ce moment-là. Personnellement, je remercie Dieu, car il m’a fait déjà assister à des victoires. J’ai déjà vécu la suppression de la liste des terroristes, c’est une victoire immense. J’ai déjà vécu le fiasco de la rafle scélérate du 17 juin, et le fiasco de ceux qui voulaient intenter un procès à l’OMPI pour démontrer que c’était une organisation terroriste en France, et on sait comment ça a abouti. Et ce sont des moments extraordinaires. C’est déjà dans la poche ça, et, j’en suis personnellement très heureux.

Et enfin, l’espoir, parce qu’on a vu toutes les ressources qui ont été dépensées uniquement pour se défendre, pour dire « Non, nous ne sommes pas des terroristes, on n’est pas des islamistes ». Et devant des succès comme cela, que nous vivons, qui sont des acquis, il faut remercier Dieu. Mais je sens qu’il nous rapproche de plus en plus de la victoire finale.

Voilà, mes chers frères, mes chères sœurs, ce qu’évoque en moi ce moment, décidément un moment historique. Et Achraf en plus, de ce qu’elle incarne, pour en rester uniquement aux négociations qui se sont déroulées pendant 3 ou 4 ans, pour que les habitants d’Achraf soient protégés et libérés, cela a demandé des trésors d’une intelligence et d’un courage diplomatique des dirigeants de l’OMPI qui est sans égal. Il faut être fort pour pouvoir ne pas être dominé par ce sentiment de révolte devant le sort injuste qui a été fait à nos frères et nos sœurs de l’OMPI, de 2003 jusqu’à maintenant. Et il faut être mûr politiquement, il faut être sûr, pour pouvoir passer outre cela, et faire les concessions qu’il fallait pour échapper aux griffes de la dictature des mollahs. Merci mon Dieu pour tout cela, et merci à Madame Radjavi.

Vidéo de l’intervention de Sid Ahmad Ghozali :

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