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Le courage de ces résistants iraniens force l’admiration – Renée Le Mignot

CNRI – « C'est avec beaucoup d'émotion que je m'adresse à vous. Et je tiens à apporter aux familles des victimes, à la résistance iraniennes, les plus sincères condoléances de la part des militants du MRAP », a déclaré Renée Le Mignot, co-présidente du MRAP le 6 septembre à Auvers-sur-Oise.

Elle s’exprimait dans la cérémonie d’hommage aux 52 opposants iraniens assassinés au camp d’Achraf le 1er septembre par les forces irakiennes. Elle était aux côtés de Maryam Radjavi, de personnalités et de centaines d’Iraniens et d’amis de la résistance.

« Je tiens à rendre hommage à ces femmes, à ces hommes, dont le courage exemplaire force l'admiration, et qui ont donné leur vie pour un idéal merveilleux, celui de la liberté.

« Mais je tiens aussi à exprimer ma colère. Ma colère, parce que ce crime était prévisible. Ce crime est un crime prémédité, voulu par le régime des mollahs, avec comme complices les forces irakiennes. Cela, tout le monde le savait, et comme cela a été dit, rien n'a été fait pour assurer la protection des résidents d'Achraf.

Il s'agit donc bien, lorsqu'on se tait devant le crime, d'encouragement du crime. Mais il s'agit aussi de complicité. Et quand on dit complicité, c'est être coupable avec la lâcheté en plus. Je suis désolée de ces mots qui sont peut-être durs, mais c'est pourtant la réalité.

Alors il faut agir maintenant, agir vite avant que le dernier des Achrafiens soit encore vivant. Il sera trop tard à ce moment-là. Il faut agir vite pour obtenir la libération, cela a été dit, des sept otages, dont on peut avoir les pires craintes sur leur sort, pour assurer la protection de ceux qui sont encore à Achraf et pour assurer la protection de ceux qui sont au camp Liberty, et une vie digne. Parce qu'effectivement, comme cela a été dit, il s'agit d'une prison et non pas d'un camp.

J'ai entendu les familles, cela m'a bouleversée. Et en l'honneur de ces 52 victimes, mais en l'honneur aussi du courage des familles qui là aussi force l'admiration, je voudrais terminer par des mots du Chant des Partisans, le chant de la résistance française face au nazisme : « Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place. »

Nous pouvons être sûrs que des milliers d'Iraniens vont sortir de l'ombre à la place de ceux qui sont tombés pour que la liberté règne enfin sur l'Iran.

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