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C’est une obligation pour l’ONU et les USA de garantir la libération des 7 otages d’Achraf – Jean-Charles Rielle

CNRI – « Vous êtes chez vous ici Madame la Présidente Radjavi, et je le dis en tant qu'élu de la ville de Genève, comme je vous l'ai dit les fois précédentes, puisque Genève est dépositaire de ces Conventions, et que toute personne et notamment vous lorsque vous venez ici, vous êtes chez vous pour faire résonner et pour faire les demandes nécessaires », a déclaré Jean-Charles Rielle à Genève le 19 septembre.

Il s’exprimait dans une conférence internationale en marge de la session actuelle du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, réuni pour condamner le massacre de 52 réfugiés iraniens à Achraf le 1er septembre par les forces irakiennes, et demander la libération de 7 autres pris en otages par les mêmes forces. Il était entouré notamment de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, de Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, et de Bernard Kouchner, ancien ministre français des Affaires étrangères.
 
Voici les moments forts de son intervention :

Monsieur le Ministre, Messieurs les grévistes de la faim que j'ai l'occasion d'aller visiter sur la Place des Nations, je salue aussi la présence d'un collègue, Monsieur Robert Pattaroni, conseiller municipal, et du député Marc Falquet, au Grand Conseil de Genève.

J'aimerai aussi apporter mes sincères condoléances et toute ma sympathie, naturellement, aux familles des 52 victimes. Et j'ai eu l'occasion, il y a deux jours, de rencontrer une maman qui a perdu son fils. Et je dois dire que le témoignage de cette maman, des photos montrées, et je pense qu'elle est dans la salle, m'ont beaucoup bouleversé, et j'aimerai vraiment, en son nom, dire à toutes les familles, nos sincères condoléances pour ces morts atroces.

Ce qui s'est produit le 1er septembre à Achraf est un crime programmé. De lâches assassinats d’État. 52 exécutions extrajudiciaires ont été menées contre des personnes reconnues comme des personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève par les États-Unis, et notamment aussi par le Haut-commissariat aux Droits de l'Homme et le HCR.

Outre ces 52 résidents exécutés de manière barbare, sept résidents, dont six femmes, ont été enlevés. Le gouvernement irakien n'a rien dit à propos de ces kidnappings et du lieu où se trouvent les otages. Comme des informations à ce sujet ont été révélées par la résistance iranienne, le ministère irakien des Droits de l'Homme a dû avouer que ces sept personnes sont actuellement retenues en détention.

Comment ces actes criminels peuvent-ils être expliqués ? Il est clair que le régime iranien est sérieusement déstabilisé par le nombre mais aussi la place symbolique des résistants d'Achraf pour le peuple iranien. Ce qui explique que ce gouvernement est prêt à ordonner à Maliki de mener des opérations meurtrières en totale violation des lois et des conventions internationales pour anéantir et exterminer ces résidents.

Il faut garantir la sûreté et la sécurité ainsi que la libération immédiate des otages. C'est une obligation pour l'ONU et les États-Unis. Chaque instant où se prolonge la détention de ces otages par les forces irakiennes signifie que ces otages sont maltraités et torturés. De même, il est intolérable que ces otages d’État soient extradés en Iran.

Nous savons qu'il est aisé pour le HCR, le Haut-commissariat, d'intervenir pour appliquer son autorité international en tant qu'organisme garant des Conventions de Genève. Il doit le faire maintenant, immédiatement. Aucun retard n'est tolérable. Il est d'ores et déjà demandé au gouvernement irakien d'autoriser le Haut-commissariat à rendre visite aux sept otages, pour s'entretenir avec eux. Le Haut-commissariat, les États-Unis et l'ONU doivent maintenir une totale pression. S'ils s'y dérobent, ils porteront une très lourde responsabilité et une cruelle perte de crédibilité. Un quelconque retard pourrait mettre la vie de ces sept otages en danger.

De même, les États-Unis ont une obligation de s'adresser officiellement et fermement au gouvernement de Maliki pour libérer les otages dans les meilleurs délais.

Nous avons besoin, toutes et tous ici présents, d'une campagne massive et déterminée pour montrer aux dirigeants iraniens et irakiens que les conventions internationales ne peuvent pas être ainsi défiées et foulées aux pieds.

Concernant les quatre précédents massacres à l'encontre des résidents, c'est la résistance iranienne qui a réuni toutes les preuves alors qu'il s'agissait en réalité de l'obligation de l'ONU et des États-Unis de faire cela, et ils ne l'ont pas fait.

Nous appelons les Nations Unies et les États-Unis à réagir et à remplir leurs obligations concernant les résidents, exigeant la libération immédiate des sept otages.

Puis, il faudra garantir la sécurité des réfugiés du camp Liberty. Les forces irakiennes ne sont absolument pas fiables pour protéger ces résidents. Et enfin, si l'ONU et les États-Unis respectent sérieusement l'état de droit, la Charte de l'ONU ainsi que les lois et les engagements internationaux, il est alors impératif pour eux de lancer une enquête indépendante sur ce crime, et les conclusions doivent être officiellement rapidement rendues publiques.

Aujourd'hui, priorité à la libération immédiate des sept otages d’État, de leur protection et de la ferme opposition à toute extradition en Iran, synonyme de mort.

Nous sommes toutes et tous ici pour exiger que le Haut-commissariat, les États-Unis et l'ONU fassent respecter le droit et les conventions internationales.

Priorité à la libération et à la protection des sept otages d'Achraf.
Je vous remercie.

 

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