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Massacre dans un secteur protégé par l'ONU, au camp d’Achraf

par Giulio Terzi, ancien ministre italien des affaires étrangères

Il y avait environ six cents personnes aujourd'hui à Genève , y compris des sénateurs et d’anciens ambassadeurs américains, des parlementaires et des personnalités européennes comme Zapatero, Kouchner et Ingrid Betancourt : Mme Radjavi lors de la réunion a fait un discours d’un ton nettement ému sur le massacre du 1er septembre au camp d'Achraf, le champ où s’étaient réfugiés des dissidents iraniens en conflit avec le régime théocratique de Téhéran, et où a été commis une véritable boucherie qui a comme probable et principale instigateur l’Iran. Une vidéo d'une terrible violence a été diffusée, réalisée par des résidents lors du massacre dans le camp : les images montrent comment les gardes responsables du contrôle et de la défense du camp aident les forces spéciales pour entrer dans le camp et commettre leur carnage. Voici la traduction italienne de mon discours d'aujourd'hui :

«Je veux tout d'abord exprimer aux Iraniens qui sont ici présents, aux familles et aux amis des victimes du massacre du 1er septembre, mes plus sincères condoléances et solidarité. Il ya quelques jours, le Haut Commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a déclaré que tous les efforts devaient être faits pour assurer la sécurité des résidents du camp d’Achraf et du camp Liberty. La Haut-commissaire a souligné le besoin urgent de mener une enquête indépendante et contrôlé au niveau internationale ; ces criminels doivent être traduits en justice et punis pour l’assassinat horrible de 52 personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève. Il est tout aussi criminel de séquestrer et de transférer sept habitants du camp vers un lieu inconnu dans le pays : il y a un risque réel qu'ils soient livrés à la merci de tortionnaires et de meurtrier en Irak ou en Iran. Quand beaucoup d'entre nous ont assisté en juin dernier au rassemblement du Conseil national de la Résistance, à Paris, il y a eu un appel fort et clair sur trois points :

1. de nouvelles violences contre le camp d'Achraf ne seront plus tolérées par la communauté internationale, par nos gouvernements et l'opinion publique ;

2. la question doit être une priorité constante à l’ordre du jour du Conseil des ministres de l'UE. La protection des demandeurs d’asile politique, des réfugiés et des résidents dans les zones sous protection internationale comme le camp d'Achraf et le camp Liberty va bien au-delà des obligations légales inscrites dans les normes internationales. C'est un impératif moral pour toute une génération, notre génération, qui a connu le génocide et les massacres qui auraient pu être évités si seulement la communauté internationale s’en était occupée à temps et y avait accordé l’attention qu’il fallait. Si nous ne sommes pas en mesure de remplir les engagements à Achraf et à Liberty, comme pouvons-nous rêver d'un jour où le principe beaucoup plus large de la responsabilité de protéger sanctionné par le Document du Sommet de l'ONU de 2005 verra la lumière ?

Je sais que le Conseil des Affaires étrangères de l'Union peut faire la différence. Cela peut se faire à chaque fois que d'autres ne font pas entendre leur voix sur les droits humains, la protection humanitaire, les massacres et les génocides. Par conséquent, nous lançons un appel depuis cette tribune à l'UE, aux gouvernements européens, à la Haute Représentante Ashton afin qu’ils prennent l’initiative et insistent auprès du gouvernement irakien pour la libération des sept otages enlevés au camp d'Achraf ;
3) La tragédie syrienne est une terrible occasion cynique saisie par des criminels qui ont attaqué les deux camps ces derniers mois, et par les assaillants qui ont encore essayé de tuer les survivants d'Achraf quand ils étaient sur le point d' être transférés à Liberty. Trois mois se sont écoulés depuis la Conférence de Paris. Trois mois qui ont été exploitées par des groupes terroristes bien connus de nous tous pour causer d’autres victimes et d’autres horreurs. Trois mois d’avertissement et d’appels qui ont été négligés et son restés sans effet.

Il est temps de mettre un terme à tout cela. Le déploiement de casques bleus et d'une équipe de la Mission de l'ONU en Irak doit se faire immédiatement, ainsi que la mise en place de structures de protection adéquate au camp Liberty. Mais par-dessus tout, il est important que les sept personnes enlevées reviennent.

Permettez-moi d'être très clair. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré: « Sept personnes ont été portées disparues le 1er septembre et sont emprisonnées quelque part en Irak, avec le risque qu'ils puissent être renvoyés en Iran (...) Le Haut commissaire exhorte le gouvernement irakien à les localiser, à assurer leur sécurité physique, et à empêcher leur retour en Iran contre leur gré (...) la responsabilité principale incombe au gouvernement irakien ... ». J'ai pour ma part senti des justifications inacceptables, comme quoi la violence en Irak est tellement répandue que nous ne pouvons pas accepter d’isoler du contexte général le massacre et l'enlèvement du 1er septembre. Ou encore, l'excuse que les milices et les groupes terroristes opèrent aussi en dehors de toute capacité de contrôle des autorités, et d'autres histoires de ce genre.

Nous connaissons la vérité. Les autorités irakiennes doivent être tenues responsables. La mission de l'ONU doit maintenir vivace la question de toutes ses forces. Il s’agit d’un massacre et de l'enlèvement de personnes sous la protection de l'ONU, dans un camp dont la sécurité a été reconnue au niveau international.

Les nouvelles d'une possible amélioration future des relations de l'Iran avec les pays occidentaux sont certainement les bienvenues. Cela peut bénéficier à la sécurité régionale, la non-prolifération et l'économie de nombreux pays. Mais nous ne devons pas nous laisser emporter par la connexion dune future amélioration hypothétique des relations et d’une attitude d'attente (...). En conclusion : par rapport à Bagdad, il ne s’agit pas de s'arrêter devant la situation dramatique de la politique que traverse le pays. Nous parlons ici d'une question beaucoup plus spécifique : la nécessité «de respecter ses obligations internationales sur les droits humains, le droit à la vie, les garanties aux personnes protégées par l'ONU. Plus jamais la communauté internationale ne devra détourner les yeux, aujourd'hui d’Achraf, comme hier Srebrenica ... »



https://www.facebook.com/ambasciatoregiulioterzi

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Massacre dans un secteur protégé par l'ONU, au camp d’Achraf

par Giulio Terzi, ancien ministre italien des affaires étrangères

Il y avait environ six cents personnes aujourd'hui à Genève , y compris des sénateurs et d’anciens ambassadeurs américains, des parlementaires et des personnalités européennes comme Zapatero, Kouchner et Ingrid Betancourt : Mme Radjavi lors de la réunion a fait un discours d’un ton nettement ému sur le massacre du 1er septembre au camp d'Achraf, le champ où s’étaient réfugiés des dissidents iraniens en conflit avec le régime théocratique de Téhéran, et où a été commis une véritable boucherie qui a comme probable et principale instigateur l’Iran. Une vidéo d'une terrible violence a été diffusée, réalisée par des résidents lors du massacre dans le camp : les images montrent comment les gardes responsables du contrôle et de la défense du camp aident les forces spéciales pour entrer dans le camp et commettre leur carnage. Voici la traduction italienne de mon discours d'aujourd'hui :

«Je veux tout d'abord exprimer aux Iraniens qui sont ici présents, aux familles et aux amis des victimes du massacre du 1er septembre, mes plus sincères condoléances et solidarité. Il ya quelques jours, le Haut Commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a déclaré que tous les efforts devaient être faits pour assurer la sécurité des résidents du camp d’Achraf et du camp Liberty. La Haut-commissaire a souligné le besoin urgent de mener une enquête indépendante et contrôlé au niveau internationale ; ces criminels doivent être traduits en justice et punis pour l’assassinat horrible de 52 personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève. Il est tout aussi criminel de séquestrer et de transférer sept habitants du camp vers un lieu inconnu dans le pays : il y a un risque réel qu'ils soient livrés à la merci de tortionnaires et de meurtrier en Irak ou en Iran.


Quand beaucoup d'entre nous ont assisté en juin dernier au rassemblement du Conseil national de la Résistance, à Paris, il y a eu un appel fort et clair sur trois points :

1. de nouvelles violences contre le camp d'Achraf ne seront plus tolérées par la communauté internationale, par nos gouvernements et l'opinion publique ;

2. la question doit être une priorité constante à l’ordre du jour du Conseil des ministres de l'UE. La protection des demandeurs d’asile politique, des réfugiés et des résidents dans les zones sous protection internationale comme le camp d'Achraf et le camp Liberty va bien au-delà des obligations légales inscrites dans les normes internationales. C'est un impératif moral pour toute une génération, notre génération, qui a connu le génocide et les massacres qui auraient pu être évités si seulement la communauté internationale s’en était occupée à temps et y avait accordé l’attention qu’il fallait. Si nous ne sommes pas en mesure de remplir les engagements à Achraf et à Liberty, comme pouvons-nous rêver d'un jour où le principe beaucoup plus large de la responsabilité de protéger sanctionné par le Document du Sommet de l'ONU de 2005 verra la lumière ?


Je sais que le Conseil des Affaires étrangères de l'Union peut faire la différence. Cela peut se faire à chaque fois que d'autres ne font pas entendre leur voix sur les droits humains, la protection humanitaire, les massacres et les génocides. Par conséquent, nous lançons un appel depuis cette tribune à l'UE, aux gouvernements européens, à la Haute Représentante Ashton afin qu’ils prennent l’initiative et insistent auprès du gouvernement irakien pour la libération des sept otages enlevés au camp d'Achraf ;
3) La tragédie syrienne est une terrible occasion cynique saisie par des criminels qui ont attaqué les deux camps ces derniers mois, et par les assaillants qui ont encore essayé de tuer les survivants d'Achraf quand ils étaient sur ​​le point d' être transférés à Liberty. Trois mois se sont écoulés depuis la Conférence de Paris. Trois mois qui ont été exploitées par des groupes terroristes bien connus de nous tous pour causer d’autres victimes et d’autres horreurs. Trois mois d’avertissement et d’appels qui ont été négligés et son restés sans effet.


Il est temps de mettre un terme à tout cela. Le déploiement de casques bleus et d'une équipe de la Mission de l'ONU en Irak doit se faire immédiatement, ainsi que la mise en place de structures de protection adéquate au camp Liberty. Mais par-dessus tout, il est important que les sept personnes enlevées reviennent.

Permettez-moi d'être très clair. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré: « Sept personnes ont été portées disparues le 1er septembre et sont emprisonnées quelque part en Irak, avec le risque qu'ils puissent être renvoyés en Iran (...) Le Haut commissaire exhorte le gouvernement irakien à les localiser, à assurer leur sécurité physique, et à empêcher leur retour en Iran contre leur gré (...) la responsabilité principale incombe au gouvernement irakien ... ». J'ai pour ma part senti des justifications inacceptables, comme quoi la violence en Irak est tellement répandue que nous ne pouvons pas accepter d’isoler du contexte général le massacre et l'enlèvement du 1er septembre. Ou encore, l'excuse que les milices et les groupes terroristes opèrent aussi en dehors de toute capacité de contrôle des autorités, et d'autres histoires de ce genre.


Nous connaissons la vérité. Les autorités irakiennes doivent être tenues responsables. La mission de l'ONU doit maintenir vivace la question de toutes ses forces. Il s’agit d’un massacre et de l'enlèvement de personnes sous la protection de l'ONU, dans un camp dont la sécurité a été reconnue au niveau international.


Les nouvelles d'une possible amélioration future des relations de l'Iran avec les pays occidentaux sont certainement les bienvenues. Cela peut bénéficier à la sécurité régionale, la non-prolifération et l'économie de nombreux pays. Mais nous ne devons pas nous laisser emporter par la connexion dune future amélioration hypothétique des relations et d’une attitude d'attente (...). En conclusion : par rapport à Bagdad, il ne s’agit pas de s'arrêter devant la situation dramatique de la politique que traverse le pays. Nous parlons ici d'une question beaucoup plus spécifique : la nécessité «de respecter ses obligations internationales sur les droits humains, le droit à la vie, les garanties aux personnes protégées par l'ONU. Plus jamais la communauté internationale ne devra détourner les yeux, aujourd'hui d’Achraf, comme hier Srebrenica ... »

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