samedi, septembre 26, 2020
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Des assassins acquittés par la Cour suprême en Iran

CNRI – Les médias officiels en Iran ont rapporté cette semaine qu’une bande qui avait commis des meurtres en série dans la ville de Kerman (sud-est) a été acquittée par la cour suprême le 15 avril. En 2002, deux femmes et trois hommes avaient été sauvagement assassinés.

Le journal Etemad du 15 avril, publiait les confessions choquantes des meurtriers : Un homme avait été enterré vivant après avoir perdu conscience sous des coups répétés. Un autre avait été étranglé et une femme, prénommée Jamileh, avait été lapidée à mort et son corps abandonné, avait en partie été dévoré par des bêtes sauvages. Finalement, un couple marié avait été noyé dans un puit.

Les assassins sont membres de la milice paramilitaire du Bassidj, affiliée au corps des gardiens de la révolution. Ils ont pour tâche de réprimer et de contrôler la population. 
 
Lors du procès, les assassins ont affirmé qu’ils avaient conclu que les victimes étaient corrompues, signifiant par là qu’elles avaient une conduite sexuelle illégitime, raison pour laquelle elles devaient être tuées.

Les tribunaux locaux n’ont pu les acquitter à cause de l’extrême pression de la population de Kerman qui a démenti que les victimes aient mené une vie corrompue, d’autant plus que deux d’entre elles étaient mari et femme. C’est finalement la Cour suprême qui a ordonné l’acquittement.

Le président de la Commission des affaires juridiques du Conseil national de la Résistance iranienne, le Dr. Sanabargh Zahedi a déclaré à ce propos que “les mollahs essaient de réprimer la population en permettant leur milice paramilitaire d’assassiner qui elle veut pour ensuite l’acquitter”

“La Cour suprême des mollahs a invoqué le “code islamique pénal” pour relâcher les accusés », a ajouté le Dr Zahedi. 

Selon le 2e amendement de l’article 295 de ce code, « si une personne en tue une autre en pensant qu’elle mérite ce châtiment et qu’elle puisse le prouver au tribunal, la personne ne sera pas poursuivie et ne devra pas payer de compensation religieuse (Diyeh). »

Un grand nombre de personnes ont été assassinées à cause de cet amendement sous le régime des mollahs, et les assassins n’ont pas été inquiétés.

Le Dr. Zahedi a souligné que le soi-disant “code pénal islamique” est une collection de châtiments inhumains et médiévaux. »  Ce code et ses articles sont la meilleure indication que les violations des droits de l’homme ont été justifies par l’adoption de lois inhumaine par le régime des mollahs. 

La décision d’acquitter les assassins révèle des faits notables : 
1-    Les membres de la milice paramilitaire du Bassidj peuvent tuer qui ils veulent sans craindre d’être punis. Le chaos et le meurtre font partie du régime des mollahs.
2-    Le système judiciaire iranien, soutient totalement  et au plus haut niveau cet état de fait.
3-   Les violations des droits de l’homme ne sont pas une exception mais une règle et les lois violent systématiquement les droits de l’homme.

Il semble que l’annonce de l’acquittement  et la publication du détail des crimes entrent dans un plan  visant à intensifier  la répression. Les mollahs ont recours à ces tactiques pour terroriser la population après les derniers troubles sociaux comme la grèves nationales des enseignants.

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