vendredi, septembre 17, 2021
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Des familles en Iran soutiennent l’appel d’experts onusiennes pour enquêter sur le massacre de 1988

De nombreux membres de l’OMPI et des proches des victimes du massacre de 1988 se sont joints à une lettre adressée au Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, au sujet de ce grave crime contre l’humanité survenu en Iran. La lettre allertent que les autorités iraniennes cherchent à détruire les preuves qui pourraient être découvertes par une enquête internationale sur le massacre.

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Aucune enquête n’a jamais eu lieu bien que divers groupes de défense des droits de l’homme aient exigé des comptes au fil des ans. En septembre 2020, sept experts des droits de l’homme de l’ONU ont envoyé une lettre aux principaux responsables iraniens, leur faisant part de cette demande et leur demandant la divulgation d’informations qui ont été supprimées concernant les procédures derrière les meurtres et les emplacements des fosses communes où la plupart des victimes sont censés être enterrés.

L’absence de réponse du régime iranien à cette lettre a réaffirmé le déni de Téhéran concernant le massacre et les violations des droits de l’homme qui y sont associées. Les experts des droits de l’homme ont noté que des références au massacre se sont retrouvées dans la résolution de cette année sur le bilan de l’Iran en matière de droits de l’homme, mais cela n’a pas incité le Conseil de sécurité, le Haut-commissariat aux droits de l’homme ou tout autre organe compétent à agir.

Loin de punir ou de désavouer les principaux participants au massacre de 1988, Téhéran les a récompensés à plusieurs reprises avec des positions influentes au sein du régime. À l’heure actuelle, le chef du pouvoir judiciaire et le ministre iranien de la Justice sont des personnes qui ont siégé dans les «commissions de la mort» qui déterminaient quels dissidents seraient pendus pour «inimitié contre Dieu».

Peut-être en reconnaissance de cette situation, les experts des Droits de l’Homme de l’ONU ont précisé aux autorités iraniennes que si elles n’agissaient pas de leur propre chef, la responsabilité en incomberait à la communauté internationale. Lorsque leur lettre a été publiée en décembre, elle a confirmé qu’aucune réponse n’avait été reçue de Téhéran et qu’une réponse serait désormais attendue de l’ONU et de ses principaux États membres.

Amnesty International a répondu à cette déclaration en la qualifiant de «percée capitale» et de «tournant» potentiel dans la campagne pour la responsabilité des auteurs du massacre. Ce langage a ensuite été cité dans une résolution présentée à la Chambre des représentants aux États-Unis qui exprimait son soutien à la résistance démocratique contre le régime iranien et face aux violations des Droits de l’Homme et aux actes de terrorisme des mollahs.

La Résolution Res. 118 a également mis en évidence les déclarations d’Amnesty et des experts des droits humains de l’ONU qui reconnaissaient que les victimes du massacre de 1988 avaient été enterrées dans des fosses communes dans au moins 32 villes iraniennes. Cependant, l’OMPI place ce nombre à 36, y compris des villes dans lesquelles des fosses communes ont été dissimulées grâce à un processus de destruction systématique par les autorités du régime. À présent, la lettre des familles des victimes attire l’attention sur cette dissimulation en cours et exhorte la communauté internationale à prendre des mesures pour arrêter un projet de développement visant à détruire la fosse commune dans le cimetière de Khavaran.

«Auparavant, [le régime] avait détruit ou endommagé les charniers des victimes de 1988 à Ahvaz, Tabriz, Mashhad et ailleurs», indique cette lettre, soulignant la menace que de telles actions représentent pour l’exactitude et l’exhaustivité de toute enquête future sur le massacre.

Dans cet esprit, la lettre cherche également à transmettre au secrétaire général Guterres un sentiment d’urgence concernant la nécessité d’une telle enquête. Après avoir brièvement récapitulé les circonstances du massacre de 1988 et la dissimulation de plus de trois décennies du régime, la lettre déclarait que «le public iranien et tous les défenseurs des droits humains s’attendent à ce que les Nations Unies, en particulier le Conseil de sécurité de l’ONU, lancent une enquête sur le massacre.

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