vendredi, mai 27, 2022
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Exécution d’un prisonnier baloutche en Iran: le régime poursuivra les violations des droits humains à moins qu’il ne soit tenu pour responsable

Abdolhamid Mir-Baluchzehi

Le régime iranien a exécuté samedi Abdolhamid Mir-Baluchzehi, un prisonnier politique à Zahedan, dans le sud-est de l’Iran. L’exécution de Mir-Baluchzehi intervient deux semaines après que les mollahs aient pendu 13 prisonniers à travers l’Iran, dont le résident européen Rouhollah Zam.

Ces pendaisons brutales soulignent la nécessité pour la communauté internationale de prendre des mesures décisives contre les violations des Droits de l’Homme en Iran.

Le 12 décembre dernier, en même temps qu’un forum d’affaires avec les pays européens, le régime a pendu Zam. Une semaine auparavant, l’Union européenne avait adopté un nouveau régime de sanctions internationales contre les auteurs de violations des Droits de l’Homme.

En exécutant Zam, Téhéran a confirmé qu’il ne prenait pas au sérieux le nouveau régime de sanctions de l’UE. Ceci est principalement dû à la faible réaction des dirigeants européens. Le forum d’affaires a été annulé en raison de l’exécution de Zam par Téhéran. Pourtant, les organisateurs espéraient tenir cette réunion dans un «proche avenir».

Que faut-il attendre du régime iranien lorsque Josep Borrell, le chef de la politique étrangère de l’UE, décide de prononcer un discours d’introduction conjoint avec le sinistre ministre des Affaires étrangères des mollahs, Mohammad Javad Zarif ?

L’approche contradictoire de l’UE vis-à-vis du régime sur la question des Droits de l’Homme a incité le président du régime, Hassan Rohani, à affirmer avec confiance que l’exécution de Zam n’affecterait pas les relations de Téhéran avec l’UE.

Lundi 14 décembre, Borrell a confirmé les remarques de Rohani, affirmant que l’exécution de Zam ne changerait pas le désir de l’UE de relancer l’accord nucléaire international de 2015 avec Téhéran.

Le 10 décembre, M. Borrell a déclaré: «Lorsque de graves violations des Droits de l’Homme se produisent, l’UE doit aller au-delà de l’adoption de résolutions et de la déclaration. Nous devons être capables d’agir». En donnant la priorité à l’économie sur les violations des Droits de l’Homme et en traitant avec Zarif, qui a salué le régime iranien comme la «plus grande démocratie de la région», Borrell ridiculise ses propres propos.

La théocratie au pouvoir en Iran, en augmentant le nombre de pendaisons, en particulier les exécutions politiques, a confirmé qu’elle ne respectait pas les normes humanitaires internationales. Le régime continuera la torture et les exécutions parce que c’est son seul instrument pour contrôler la société iranienne fébrile. Les exécutions en cours en Iran confirment que le régime n’a pas changé de cap en matière de violations des droits humains.

Le régime iranien n’arrêtera jamais les violations des Droits de l’Homme, tant que ses crimes contre l’Humanité ne seront pas punis.

Le régime a massacré plus de 30 000 prisonniers politiques à l’été 1988. Dans une lettre publiée en décembre 2020, sept experts de l’ONU ont qualifié le massacre de 1988 de «crimes contre l’Humanité» et ont demandé une enquête internationale.

Pourtant, la communauté internationale, en particulier l’UE, ferme les yeux. Cette inaction permet au régime de poursuivre ses violations des droits humains, tuant des manifestants comme il l’a fait en novembre 2019, abattant 1500 personnes dans la rue. Il continuera de mépriser les Droits de l’Homme.

Ne pas tenir compte des violations des Droits de l’Homme en Iran ne limite pas les atrocités des mollahs aux frontières de l’Iran. Le complot à la bombe de 2018 contre le rassemblement de l’opposition iranienne en France, mené par le diplomate terroriste iranien Assadollah Assadi, confirme que la complaisance avec le régime des mollahs augmentera les risques pour le peuple iranien et le monde.

Depuis son arrestation, Assadi a refusé de coopérer avec les autorités et ne s’est pas présenté au tribunal. Bien qu’il ait été pris en flagrant délit, Assadi affirme ouvertement qu’il jouit de l’immunité diplomatique.

Et pourquoi pas? Lorsque Borrell et d’autres dirigeants européens rencontrent le patron d’Assadi, Zarif, qui a facilité le complot à la bombe en accordant des privilèges diplomatiques à Assadi et était son autorité supérieure dans le rang diplomatique.

La simple condamnation des violations des Droits de l’Homme ne ramène pas les victimes à la vie. L’inaction ne fait qu’ajouter au chagrin des membres de la famille des victimes. Condamner le terrorisme du régime ne garantira pas la paix.

En ce qui concerne les violations des Droits de l’Homme, comme M. Borrell l’a au moins dit en mots, l’UE devrait aller au-delà des résolutions et des condamnations. Il doit agir. Le régime n’arrêtera pas de répandre le terrorisme tant que la communauté internationale n’agira pas.

L’UE doit donc agir maintenant. Elle doit fermer les ambassades du régime, expulser ses agents et espions, rejeter toute négociation avec le régime, désigner Zarif et les autres autorités iraniennes pour leur rôle dans les violations des Droits de l’Homme et le terrorisme, et donner la priorité aux valeurs humanitaires plutôt qu’aux intérêts économiques.

Iran's diplomat & the largest terror plot in Europe. What was Assadollah Assadi's role

 

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