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Iran : 123 membres de l’OMPI écrivent à l’ONU et invite le Rapporteur spécial à visiter Achraf 3

Lettre de 123 membres de l’OMPI (d’anciens prisonniers de guerre) à la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme concernant les diffamations répétées du service persan de la BBC par la biais d’agents du VEVAK. Ils invitent le Rapporteur spécial de l’ONU à visiter les résistants iraniens Achraf 3.

Mme Michelle Bachelet
Haute-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
Genève, Suisse, le 9 septembre 2020

Nous vous écrivons pour vous informer du harcèlement continu et de la torture psychologique par le fascisme religieux au pouvoir en Iran, ainsi que par ses services de renseignement et ses médias, contre nous et nos familles. Nous vous exhortons à désigner M. Javed Rahman ou un autre représentant en votre nom, pour nous rencontrer dans notre résidence à Achraf 3, en Albanie.

Nous étions des prisonniers de guerre dans les années 1980 pendant la guerre Iran-Irak. Après la fin de la guerre, nous avons décidé librement et consciemment de rejoindre l’Armée de libération nationale iranienne (ALNI) et l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) nous a rencontré régulièrement. Le dernier appel signé le 16 septembre 1992 est joint à cette lettre (pièce jointe no 1).

Après la guerre de 2003 en Irak, les agences et officiers américains ont mené des enquêtes dans notre camp d’Achraf pendant 16 mois jusqu’en juillet 2004 (New York Times, 27 juillet 2004) et ont ensuite reconnu notre statut de personnes protégées en vertu de la 4e Convention de Genève et ont signé séparément avec nous des ententes personnels (pièces jointes n ° 2 et 3).

UN rapport du colonel Phillips de l’époque, le commandant chargé de la protection d’Achraf, faisait état de ses observations et de son enquête à Achraf, un document qui a été enregistré dans le registre du Congrès américain daté du 21 juin 2005 (pièce jointe no 4).

La dernière fois, sous la pression du régime iranien et de ses agents en Irak, nous avons été interrogés, dans un lieu séparé de celui de l’OMPI, par des officiers américains pendant une période d’un mois en juillet 2005, pour les assurer que nous avions librement choisi notre chemin.

Une lettre de remerciement signée le 25 juin 2004 par le général de division Brandenburg, et adressée à Mme Parsai, commandante d’Achraf, est également jointe. (Pièce jointe n ° 5).

Auparavant, le CICR avait écrit officiellement au Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) le 10 juin 2005, pour annoncer qu’il ne nous considérait plus comme des prisonniers de guerre (pièce jointe n ° 6).

Ensuite, des officiers américains nous ont remis séparément une copie de la lettre du général Brandenburg à la Secrétaire générale de l’OMPI, signée le 7 octobre 2005, sur nos droits et tous les droits des résidents d’Achraf. (Pièce jointe n ° 7).

À cela, il faut ajouter nos entretiens réguliers, comme tous les autres résidents d’Achraf, qui ont continué jusqu’au dernier jour de la présence des forces de l’armée américaine dans le camp d’Achraf en février 2009.

En outre, le ministère irakien des droits de l’homme a organisé des séances d’empreintes digitales et des entretiens avec nous pendant deux mois, du 26 février 2009 au 22 avril 2009, sous la supervision d’officiers américains et du CICR pour s’assurer que nous avions librement et sciemment rejoint l’ALNI / OMPI. Vous pouvez comprendre la quantité de pressions que nous avons endurée en raison des ingérences iraniennes, y compris sept attaques meurtrières contre les camps d’Achraf et Liberty, et des attaques à la roquette multiples pour le compte du régime iranien par ses mercenaires en Irak.

Nous avons également subi des tortures psychologiques continues par 320 haut-parleurs pendant 22 mois (de février 2010 à décembre 2011), où ils ont menacé en permanence de nous tuer ou de nous brûler.

Même en Albanie, le terrorisme du régime des mollahs n’a pas cessé. Par exemple, il a comploté pour commettre un attentat avec un puissant engin explosif contre notre fête du Nouvel An en mars 2018. Celui-ci a été neutralisé à la dernière minute. Le premier ministre albanais, M. Edi Rama, a rendu public la tentative déjouée le 19 avril 2018.

En outre, lors d’une conférence de presse tenue le 23 octobre 2019, le chef de la police albanaise a révélé les plans terroristes du Corps des gardiens de la révolution islamique des mollahs (IRGC – pasdaran) contre nous par des éléments agissant sous le couvert d ‘«anciens membres de l’OMPI» ou de «déserteurs de l’OMPI» engagés par le ministère du renseignement et de la sécurité des mollahs (MOIS ou VEVAK).

Vous êtes certainement au courant de l’expulsion de l’Albanie de l’ambassadeur du régime iranien et de ses diplomates terroristes et de la fermeture de leurs institutions de façade. Ainsi que de l’arrestation du diplomate terroriste du régime iranien, Assadollah Assadi, qui est déténu en Belgique pour un grand complot terroriste qu’il avait planifié contre le rassemblement de la Résistance iranienne à Paris en juin 2018.

La propagande du régime, la campagne de diabolisation et les complots terroristes contre l’OMPI, en tant que principale force d’opposition aux mollahs, se sont nettement intensifiés après le soulèvement populaire de novembre 2019 en Iran. En avril dernier, malgré la propagation massive de Covid-19 en Iran, le régime a lancé une pétition de 11000 personnes, sous le couvert que ce sont des proches de l’OMPI à Téhéran, qu’il a adressée au Premier ministre albanais et a prétendu que nous sommes retenus en Albanie contre notre gré.

Nous avons été récemment informés par l’intermédiaire de nos proches que le ministère iranien du Renseignement (VEVAK) compte utiliser ses agents, sous le couvert que ce sont d’anciens prisonniers de guerre ayant collaboré avec l’OMPI (notamment Edward Tormadovian, actuellement en Allemagne, Gholamali Mirzaie, Ali Hajari, et Abdolrahman Mohammadian, actuellement en Albanie), pour lancer une nouvelle vague de tortures psychologiques contre nous.

Le régime cherche à exercer des pressions sur nos familles et nos amis en Iran en diffusant des mensonges via la chaine BBC Service persan. Le service persan de la BBC est notoire connu parmi les Iraniens pour ses reportages biaisés. Ce qui explique pourquoi les Iraniens l’appellent par le sobriquet « Ayatollah BBC ».

Le dénommé Gholamali Mirzaie avait déjà été instrumentalisé par la BBC contre nous en novembre 2019. Veuillez trouver la déclaration de 1825 membres des communautés iraniennes qui ont protesté contre le service persan de la BBC pour la diffusion de calomnies propagé par le régime.

https://www.iran-efshagari.com/wp-content/uploads/2019/11/1406.pdf
https://www.iran-efshagari.com/wp-content/uploads/2019/11/104.pdf
https://www.iran-efshagari.com/wp-content/uploads/2019/12/315.pdf

Par ailleurs, la BBC n’a publié aucun des démentis et des lettres des dignitaires américains et européens (pièce jointe 8) qui ont protesté contre les forfaitures de la BBC.

Ceci alors que, selon deux jugements différents de tribunaux allemands, en mars 2019 et en juin 2020, les médias allemands Der Spiegel et Frankfurter Allgemeine Zeitung ont reçu l’ordre de supprimer les calomnies des agents iraniens contre notre mouvement sous peine de six mois de prison ou une amende de 250000 euros. Les deux publications se sont immédiatement conformées aux ordonnances du tribunal.

Chère Haute-Commissaire,

Cette campagne de diabolisation visant notre honneur et notre dignité n’est pas seulement un cas flagrant de torture psychologique et de violation de nos droits les plus élémentaires, mais prépare également le terrain pour des opérations terroristes contre l’OMPI et Achraf 3.

Nous vous demandons de condamner le régime iranien pour avoir bafoué nos droits de l’homme et demandons également à M. Javaid Rehman de venir nous rendre visite. Il va sans dire que nous observerons tous les protocoles concernant Covid-19 avec beaucoup de soin et de diligence.

Veuillez agréer nos considérations distinguées

CC:
Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, M. Javaid Rehman
Amnesty International
Directeur général de la BBC
Le 9 septembre 2020

UN

 

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