dimanche, octobre 18, 2020
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Iran : la nouvelle identification des martyrs de novembre montre l’ampleur des protestations et la brutalité de la répression

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a publié les noms de 56 autres martyrs des manifestations de novembre 2019 en Iran, portant le nombre de martyrs identifiés à 811 sur plus de 1500 manifestants qui ont perdu la vie.

La nouvelle révélation de l’OMPI montre une fois de plus l’ampleur de ces manifestations et la brutalité du régime.

Les manifestations dans tout le pays en Iran ont éclaté après une hausse soudaine du prix de l’essence et étaient dans la suite du soulèvement de 2018. Des milliers de personnes se sont déversées dans les rues, et bientôt, des slogans sont devenus politiques et ont ciblé les hauts responsables du régime et les deux factions : ils scandaient «à bas le dictateur » et « réformiste, conservateur, le jeu est terminé ». N’ayant pas réussi à contrôler ces manifestations, le guide suprême du régime, Ali Khamenei, a ordonné à ses voyous des gardiens de la révolution (CGRI) de «faire tout ce qu’ils peuvent» pour arrêter ces manifestations.

Des images choquantes de l’Iran, dont beaucoup ont été obtenues par le réseau du MEK à l’intérieur du pays, ont montré des personnes tuées par les forces de sécurité du régime en plein jour.

L’OMPI a annoncé pour la première fois en décembre que le régime iranien avait tué plus de 1 500 manifestants. En plus de jouer un rôle clé pendant le soulèvement du peuple iranien, l’OMPI a identifié les martyrs des manifestations face à la dissimulation continue par le régime du véritable bilan des morts.

Comme l’écrivait mardi le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) dans un communiqué, «Dans la crainte des conséquences de leurs crimes contre l’humanité, les dirigeants et divers organes du régime, dont Rohani, le Conseil suprême de sécurité, le ministère de l’Intérieur , le Parlement, les forces de l’ordre et le bureau du coroner ont évité de divulguer la véritable figure des victimes contournant l’autorité l’une à l’autre dans l’espoir que cela serait oublié avec le temps. Ceci malgré les appels nationaux et internationaux généralisés au cours des dix derniers mois depuis le soulèvement de novembre.

Ces chiffres sont aux mains de la médecine légale du pays (…) Ils peuvent être annoncer sans problème », avait déclaré Rohani le 15 février à propos des tués de novembre. Le 16 février, le chef de l’Organisation de médecine légale a déclaré : « La résolution du Conseil national de sécurité, présidé par le ministre de l’Intérieur, affirme que le gouvernement doit annoncer les chiffres (…) Nous avons informé les autorités compétentes et n’avons aucune obligation de les annoncer publiquement (…) Vous pouvez demander toutes les informations au ministre de l’Intérieur. » Ali Rabi’i, le porte-parole de Rohani, a déclaré le 18 février : « Les chiffres exacts seront annoncés prochainement par les autorités compétentes, et dans les prochains jours, ces chiffres seront annoncés par l’une des organes responsables. »

Quelques mois plus tard, le ministre de l’Intérieur, Rahmani Fazli, a avoué implicitement la mort de plus de 200 personnes dans une interview accordée à la télévision du régime le 30 mai, déclarant : « Il a été question de 10 000 morts, de 8 000, de 7 000, de 6 000. Il a aussi été question de 2000, mais bon, maintenant, si Dieu le veut, le nombre sera annoncé ces jours-ci, et ce n’est pas du tout ces chiffres! Je veux dire que seulement 20% de ce nombre (…) plus de 40 à 45 personnes sont considérées comme des martyrs. Elles sont descendues dans la rue complètement innocentes et ont été tuées avec des armes d’une manière qui n’est pas du tout celle des forces de sécurité et du reste des organes. »

Rahmani Fazli est celui qui a répondu à un député du Majlis qui lui avait demandé: «Deux personnes de ma circonscription sont mort d’une balle dans la tête. N’était-il pas possible de tirer au moins dans les jambes ou sous la ceinture ? » Il avait répondu sans vergogne : « Mais on a aussi tiré dans les jambes ! » (Etemad 17 décembre 2019).

Le 1er juin, le mollah criminel Mojtaba Zulnouri, président de la commission de la Sécurité nationale du Majlis, avait déclaré : « Nos forces militaires et de sécurité ont tout fait pour que personne ne soit touché (…) Les médias étrangers ont fourni de faux chiffres et cité entre 1500 et 10.000 personnes. Dans l’ensemble, c’est un nombre lourd, mais malheureusement, nous avons eu 230 morts lors des incidents de novembre. »

 

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